
Bienvenue sur le site Officiel de Marie-Hélène Ferrari
En vous souhaitant bonne promenade, bien à vous....
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à noter outre les échanges, dans les ballades littéraires, vous trouverez des explications de textes, sur certaines oeuvres sur lesquelles j'ai travaillé. Partie du site à vocation d'aide pédagogique ou de découverte. La partie pédagogie pure et le rapport aux classes durant l'année se situant sur
.°Quand je m’observe écrivant, j’ai en mémoire les mots de ceux qui, s’étant pareillement observés à l’ouvrage, avaient conclu que l’écriture n’était pas une action naturelle, qu’elle requérait de la contrainte et du renoncement, qu’elle situait l’homme entre l’abîme du dehors et celui du dedans, un enfer dichotome face auquel il apparaît si vulnérable qu’un vertige suffirait à le perdre. Quelle curieuse pulsion, quelle énergie délétère l’encourage-t-elle à affronter les gouffres ? Le goût du défi ? Celui du péril ? Ou simplement la curiosité… « J’écris pour me parcourir », disait Michaux, en précisant que « c’est là l’aventure d’être en vie ». Concédant à la lumière un peu de sa nuit intérieure, celui qui écrit se réacquiert au fil des mots, exhumant un langage enfoui dont l’immense variété donne à croire que l’espace du dedans, à l’échelle des mondes borgésiens, est infiniment plus vaste que celui du dehors
Rencontre
J'ai la chance, par Musanostra, de lire tous les ans les nouvelles de candidats au prix, organisé par cette association. Curieusement, et contrairement à mes attentes, la nature des textes et leur qualité sont très différentes (meilleure, sans contest) de la nature des tapuscrits que je reçois par ma maison d'édition. Le texte court est un art difficile, il demande en peu de pages, une concentration de la fable, une densification des situations, et une maîtrise du style, lequel ne peut souffrir en si peu de lignes, du moindre relâchement. Deux textes m'ont particulièrement retenue, et sans que je sache si mon avis a été partagé par d'autres j'ai eu un véritable coup de cœur pour le premier d'entre eux, lequel après enquête provient d'un auteur que je ne connaissais pas: Marc Bonnant. Style très soigné. Un littéraire à n'en pas douter, avec ce que cela comporte de préciosité et de contemplation de soi-même. Donc quand enfin ce récit anonyme est identifié je me suis rendue sur un des plus beaux blogs que j'ai vu et lu. Magnifique présentation, sobriété du skin qui met le texte en valeur sans l'étouffer et belle teneur du propos. À mon sens, ce que j'ai lu de mieux ces derniers temps. Voici en chapeau la présentation de l'auteur par lui-même.
Oui, monsieur Bonnant, un enfer dichotome, ou l'infiniment petit devient infiniment grand. Belle approche que la vôtre !!!. À un détail près cependant, me semble-t-il bien modestement : le monde n'est pas en moi. Il est devant moi et j'aurais bien peu de choses à dire, si c'était au-dessus de mes propres précipices que je vole constamment. Moi qui vous ai lu, je voudrais vous dire: ne vous observez pas écrivant... Écrivez ! Vous le faites bien. Écrire est une exhibition qui s'assume, ne faisons pas des lecteurs des voyeurs, et ne sacrifions pas dans l'arène des vanités d'absurdes Spartacus. Je ne veux pas être l'esclave de moi-même et encore moins de mes démons. Peut-être juste celle de mes exigences. Les votres sont très hautes et je m'en réjouis.
En tout état de cause, visitez ce site, et lisez cet homme.
Onfray s'attaque à Camus. Après avoir déboulonné (enfin voulu déboulonner ) Freud, être allé griffer Niezsche, il entreprend de récupérer Camus. J'ai cédé aux sirènes mercantiles, et subi la lecture des précédents. Le plan en est simple :
Assez Niezscheen pour démontrer sa surhumanité, personnellement l'étalage d'ego de ces ouvrages me fatigue, et m'insupporte. Mais bon, vous faites comme vous voulez...
Plus vastement le regard qu'il porte sur la société se veut celui du dernier guetteur en haut des remparts, mais il me renvoie bien plus aux guetteurs de Casque d'Or, qui roupillent les yeux ouverts, qu'à une sentinelle aux aguets.
Un c'èmicca lampatu da u muraglione, hélas..(Much Ado About Nothing ) Comme dirait William ce qui me conduit à mon second sujet...
SInon, excellent outil de lanque L'usu Corsu de Pascal Marquetti, plus qu'un dictionnaire, un apprentissage du juste mot, inséré dans l'esprit de la langue, utile, et qu'on peut lire comme un livre...
a to mamma éra cuntrària
a st'amore cusi distintu
e quand'èlla mi truvava
mi dicia"Che tu scià tintu!"
l'ouvrage offre de cette manière proverbes, contines, petits poèmes qui inserent le mot dans un contexte vrai, à posséder absolument, et c'est chez le formidable Alain Piazzola, toujours. Ce qui permet peut-être de more mieux, mon troisième sujet
adaptant le Haiku au corse, j'aime aussi les poèmes de Ghjacumu Biancarelli qui saisit l'instant mieux que quiconque...
Qui è cula
si senti a boci lli pisci
è cascani i casci
Centu è Vada
et enfin pour la route ce bel objet de Segalen
Ville au bout de la route et route prolongeant la ville : ne
choisis donc pas l'une ou l'autre, mais l'une et l'autre bien
alternées.
Montagne encerclant ton regard le rabat et le contient que la
plaine ronde libère. Aime à sauter roches et marches ; mais
caresse les dalles où le pied pose bien à plat.
Repose-toi du son dans le silence, et, du silence, daigne
revenir au son. Seul si tu peux, si tu sais être seul, déverse-
toi parfois jusqu'à la foule.
Garde bien d'élire un asile. Ne crois pas à la vertu d'une vertu
durable : romps-la de quelque forte épice qui brûle et morde et
donne un goût même à la fadeur.
Ainsi, sans arrêt ni faux pas, sans licol et sans étable, sans
mérites ni peines, tu parviendras, non point, ami, au marais des
joies immortelles,
Corse net info http://www.corsenetinfos.fr/ vous connaissez ?
Un journal en ligne, gratuit, plein de renseignements, complet et bien fait. Pour faire un point le week-end, pour lire dans la semaine, voici un site avec un gros travail et qui nous intéresse tous. L’info, nous ne sommes pas obligés de la subir, nous pouvons la choisir, grâce à des sites comme celui-ci…

Marie-Hélène Ferrari est l'auteur de plus d'une vingtaine de livres. Romans policiers, ou romans intimistes, ces œuvres, suivies par des lecteurs fidèles, connaissent un succès croissant. Les aventures du commissaire Pierucci sont publiées non seulement dans toute la France mais aussi en Italie et au Canada.
Dans cet entretien, l'auteur revient sur son roman « Le Diable est un ange comme les autres », évoque sa rencontre avec Maud Tabachnik dans le cadre d'Arte Mare et nous présente son livre à venir, « La honte en héritage ».

« La littérature est le besoin d'exister autrement que ce que nous sommes »
- Dès le titre, Le Diable est un ange comme les autres, vous posez la problématique du roman : montrer comment un être humain peut se transformer en tueur. Vouliez-vous montrer que la frontière entre le bien et le mal est ténue et réversible ?
- On peut dire qu'en chaque être humain se trouve un côté sombre qui peut se révéler selon les aléas de la vie et surtout de l'enfance. D''un point de vue romanesque, il est vrai que cette frontière est ténue. Mais dans la réalité, le franchissement de cette ligne, pour passer au crime rituel, est moins fréquent. Dans mon roman, le personnage de Télémaque, le tueur, traverse cette frontière. C'est un personnage dont j'avais déjà parlé dans un précédent roman et qui demandait à revenir. Au début de mon écriture, je ne savais pas qui allait être le tueur. Son nom s'est imposé petit à petit parce que Télémaque est un jeune garçon en souffrance, qui n'est pas corse et pour qui l'adaptation à cette terre, qui lui apparaît hostile, est difficile.
- Peut-on dire que vous avez une certaine empathie pour le tueur ? Ou bien est-ce une certaine compréhension ?
- Je ne parlerais pas d'empathie, ni de sympathie, mais j'ai, en effet, un besoin de comprendre. J'écris pour comprendre les mécanismes humains et cela m'éclaire aussi sur la réalité qui m'entoure. Par exemple, pour le personnage du jeune geek, fan de jeu en lignes, je me suis inspirée de faits réels. J'avais vu sur internet un jeune homme qui cassait son ordinateur après avoir appris que tous ces avatars avaient été détruits. Cela m'a interpellée et je m'en suis servie pour écrire une scène du roman.
- Vous êtes, en effet, dans vos descriptions toujours très proche de la réalité. Comment faites-vous ?
- Je tiens à être très proche de la réalité. C'est un des devoirs de l'écrivain. Avant d'écrire mes romans, je procède à un grand travail de recherches qui durent un an environ. Pour le druidisme, j'ai notamment fait des recherches sur internet. Et je me suis d'ailleurs rendue compte que c'est une religion toujours vivante. En ce qui concerne le monde des geeks, des jeunes gens enfermés dans un monde virtuel, je me suis renseignée auprès de mes élèves et j'ai visité les sites de jeux.
- Vous semblez vouloir combattre des clichés, en particulier des clichés sur la Corse. Vous montrez, par exemple, une Corse sombre, hostile.
- Il faut bien se rendre compte que ces clichés sont relativement récents et doivent dater des années 70. Si vous prenez la Corse de Maupassant et de manière générale, celle qui apparaît dans les récits du XIX ème siècle, vous trouverez une Corse sombre et peu accueillante. Je pense qu'il doit être difficile de s'y adapter lorsque l'on n'en est pas originaire. C'est ce qu'incarne le personnage du jeune Morales. La Corse souriante n'est pas une réalité.
- L'autre cliché que vous dénoncez est le fait qu'en Corse, on serait à l'abri de certains crimes, comme ceux commis par les serial killer.
- Je veux montrer qu'en Corse, on a les mêmes crimes qu'ailleurs. Il faut sortir du cliché selon lequel dans notre île, on ne touche ni aux enfants, ni aux vieilles dames. Si cela a pu exister, ce n'est plus le cas. Lorsque quelqu'un est tué, on a tendance à chercher le coupable dans le mort. Les morts ne sont pas forcément coupables. La Corse n'est plus une terre de sécurité.
- Le personnage de Télémaque, le tueur, se réfugie dans le druidisme. Pourquoi avoir choisi cette religion ? Est-ce là encore pour donner une image inattendue de la Corse, une Corse païenne ?
- Cela avait un double but. J'aime associer la Corse à un élément qui lui est inhabituel. Cela permet à mes lecteurs de se documenter, d'apprendre. Je les emmène ainsi dans un lieu étrange et inconnu. En fait, le choix du lieu a précédé le choix du thème. Je suis tombée par hasard, au site de Palaghju, sur une cérémonie druidique. C'est ainsi que m'est venue l'idée de cette religion. De plus, je trouvais que ce thème s'alliait très bien avec le thème du monde virtuel créé par les jeux en ligne.
- Avec le druidisme et le mythe de l'Odyssée, présent aussi dans le roman, vous revenez aux origines de l'humanité. Pourquoi ce retour à l'Antiquité ?
- Avec le retour au mythe, je voulais montrer la pérennité des souffrances humaines. Cela me permettait aussi de brouiller les frontières entre passé et présent. Il y a ainsi dans le roman, deux niveaux de lecture. Sous l'histoire policière, l'enquête, apparaît en filigrane le texte classique.
- Vous réussissez, dans ce roman, à créer une atmosphère pesante. Comment pensez-vous réussir à créer du suspense dans vos livres ?
- A vrai dire, je ne pourrais pas répondre à cette question. Je ne sais pas si cela tient aux lieux ou bien encore au personnage du tueur. Il est vrai, toutefois, que Le Diable est un ange comme les autres me semble un roman plus noir, plus sombre que les autres. Peut-être cela tient-il au personnage d'Angelo, encore aux prises avec la mort ? Le personnage de Pierucci est aussi plus sombre, il me semble pris dans une spirale.
- Vous parlez des personnages comme s'ils ne vous appartenaient pas ?
- Oui, mes personnages font partie de mon univers et évoluent un peu contre moi.
- Vous avez rencontré Maud Tabachnik dans le cadre d'Arte Mare. Comment s'est passée cette rencontre ?
- Je dois dire que j'ai eu un vrai coup de foudre pour Maud Tabachnik. C'est une femme directe, avec une style d'écriture « coups de poings », brutal. Elle a beaucoup d'énergie et beaucoup d'aplomb. Cette rencontre a été très conviviale. Il y avait beaucoup de monde et malgré tout une grande qualité d'échange.
- Maud Tabachnik situe ses romans aux Etats-Unis. Avez-vous déjà pensé à situer les aventures du commissaire Pierucci en dehors de la Corse ?
- J'ai déjà écrit un roman, Snipper's blues, sous le pseudonyme de Tennessee Chance qui se passait aux Etats-Unis dans une ancienne mine d'argent. Si je situe le commissaire Pierucci en Corse, c'est aussi pour porter une réflexion sur une région. Je ne parlerais tout de même pas de littérature régionale, ce mot ne me semble pas approprié. De nombreux auteurs situent leurs actions dans la même région. L'enjeu est de porter une réflexion, de s'interroger sur ce qui nous entoure.
- Maud Tabachnik et vous êtes tombées d'accord sur le fait qu'en tant qu'auteurs de romans policiers, vous aviez une fascination pour la mort. Pourriez-vous nous expliquer cela ?
- Je dois dire qu'on ne vient pas au polar par choix. Les auteurs de polars sont des gens pour qui la mort est un possible ou a été un vécu. Ce sont des gens qui ont essayé une vie normale mais pour qui la mort est sans cesse présente. S'il y a bien fascination pour la mort, il n'y pas de fascination pour le tueur.
- Pourriez-vous nous parler de votre prochain roman qui sortira dans quelques jours ?
-Mon nouveau roman, La honte en héritage, n'est pas un récit policier. Il prend racine dans la seconde guerre mondiale. J'y développe un thème qui m'est cher, celui du secret, du drame étouffé par la famille. J'ai voulu écrire sur le non-dit qui ronge et qui se manifeste, inévitablement, par des symptômes moraux ou physiques. Il s'agit de savoir si l'on peut lutter contre le poids du secret et de la famille.
Propos recueillis par Lucie CANCELLIERI
De toute urgence : http://www.allomusic.com/#/recherche/Lana%20del%20Rey
cette jeune femme fait le buzz, je crois qu'il y a quelque chose de lourd et de prenant dans "video game," j'espere que cela vous plaira...
J'adore ce monde où le net donne sa chance à tous, en dehors des circuits classiques de la distribution
Les vacances cela laisse le temps de faire ce qu'on s'interdit d'ordinaire. La visite de sites littéraires, les conversations sur Forum... J'ai été frappée cette fois par le phénomène des réseaux. Certains auteurs voient leurs noms répétés ad nauséam en certains lieux, jamais une critique, jamais un point gênant soulevés, ils sont déifiés quoi qu'ils produisent. Sur d'autres on sert la soupe à tout le monde, volonté de plaire le plus largement possible, ou de ne pas déplaire.. On ne sait pas trop. De beaux sites proposent des analyses d'image, de textes, intéressants et bien argumentés . Et d'autres encore proposent de vraies critiques avec de vraies remises en question, osant le droit de dire. Je vais essayer de vous donner les adresses des sites que j'aie aimés, ou pas... À suivre...
catégorie à part, ce site propose des conversations de lecteurs exclusivement axées sur leurs lectures, donc, très intéressant, et souvent drôle.un endroit comme un salon où l'on cause de tout. On est parfois gentil et parfois pas... Chacun y trouve à facilement sa place, le premier et l'incontournable.
et puis ne pas oublier le journal de corse en ligne, complet et passionant, pour rattraper tout ce qui nous échappe dans la semaine
À visiter de toute façon, comme tous les autres, Affaire à suivre...




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