Bienvenue

 

 



 

Bienvenue sur le site Officiel de Marie-Hélène Ferrari

En vous souhaitant bonne promenade, bien à vous....

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http://web.mac.com/mferrari5/Site/Bienvenue.html



à noter outre les échanges, dans les ballades littéraires, vous trouverez des explications de textes, sur certaines oeuvres sur lesquelles j'ai travaillé. Partie du site à vocation d'aide pédagogique ou de découverte. La partie pédagogie pure et le rapport aux classes durant l'année se situant sur

http://mhferrari.eklablog.com/

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La persévérance du jardinier

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Toujours de l'émotion quand je finis un manuscrit : voilà : La" Persévérance du jardinier" a été bouclé ce soir. C'est un Pierucci. La suite du Diable est un ange comme les autres. 

J'avais besoin de le dire !!!!!!

Marc Bonnant

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Quand je m’observe écrivant, j’ai en mémoire les mots de ceux qui, s’étant pareillement observés à l’ouvrage, avaient conclu que l’écriture n’était pas une action naturelle, qu’elle requérait de la contrainte et du renoncement, qu’elle situait l’homme entre l’abîme du dehors et celui du dedans, un enfer dichotome face auquel il apparaît si vulnérable qu’un vertige suffirait à le perdre. Quelle curieuse pulsion, quelle énergie délétère l’encourage-t-elle à affronter les gouffres ? Le goût du défi ? Celui du péril ? Ou simplement la curiosité… « J’écris pour me parcourir », disait Michaux, en précisant que « c’est là l’aventure d’être en vie ». Concédant à la lumière un peu de sa nuit intérieure, celui qui écrit se réacquiert au fil des mots, exhumant un langage enfoui dont l’immense variété donne à croire que l’espace du dedans, à l’échelle des mondes borgésiens, est infiniment plus vaste que celui du dehors

Rencontre

J'ai la chance, par Musanostra, de lire tous les ans les nouvelles de candidats au prix, organisé par cette association. Curieusement, et contrairement à mes attentes, la nature des textes et leur qualité sont très différentes  (meilleure, sans contest) de la nature des tapuscrits que je reçois par ma maison d'édition. Le texte court est un art difficile, il demande en peu de pages, une concentration de la fable, une densification des situations, et une maîtrise du style, lequel ne peut souffrir en si peu de lignes, du moindre relâchement. Deux textes m'ont particulièrement retenue, et sans que je sache si mon avis a été partagé par d'autres j'ai eu un véritable coup de cœur pour le premier d'entre eux, lequel après enquête provient d'un auteur que je ne connaissais pas: Marc Bonnant. Style très soigné. Un littéraire à n'en pas douter, avec ce que cela comporte de préciosité et de contemplation de soi-même. Donc quand enfin ce récit anonyme est identifié je me suis rendue sur un des plus beaux blogs que j'ai vu et lu. Magnifique présentation, sobriété du skin qui met le texte en valeur sans l'étouffer et belle teneur du propos. À mon sens, ce que j'ai lu de mieux ces derniers temps. Voici en chapeau la présentation de l'auteur par lui-même.

Oui, monsieur Bonnant, un enfer dichotome, ou l'infiniment petit devient infiniment grand. Belle approche que la vôtre !!!. À un détail près cependant, me semble-t-il bien modestement : le monde n'est pas en moi. Il est devant moi et j'aurais bien peu de choses à dire, si c'était au-dessus de mes propres précipices que je vole constamment. Moi qui vous ai lu, je voudrais vous dire: ne vous observez pas écrivant... Écrivez ! Vous le faites bien. Écrire est une exhibition qui s'assume, ne faisons pas des lecteurs des voyeurs, et ne sacrifions pas dans l'arène des vanités d'absurdes Spartacus. Je ne veux pas être l'esclave de moi-même et encore moins de mes démons. Peut-être juste celle de mes exigences. Les votres sont très hautes et je m'en réjouis.

En tout état de cause, visitez ce site, et lisez cet homme.

http://www.marcbonnant.com/blog/auteur/

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pourquoi je ne lirai pas Onfray, l'Usu Corsu et pia pias divers

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Onfray s'attaque à Camus. Après avoir déboulonné (enfin voulu déboulonner ) Freud, être allé griffer Niezsche, il entreprend de récupérer Camus. J'ai cédé aux sirènes mercantiles, et subi la lecture des précédents. Le plan en est simple :

 

  • 1/ Je suis un être d'exception couvert d'honneurs et de diplômes, (argument d'autorité) et j'ai déjà écrit des livres "essentiels"
  • 2/L'auteur traité (Freud ou un autre) n'est pas celui que vous croyez, il faut porter sur lui un nouveau regard, iconoclaste surtout
  • 3/l'auteur traité est beaucoup moins grand que vous ne le pensez: développé en a-b-c-d
  • 4/l'auteur est beaucoup plus humain, ce n'est pas un dieu en a-b-c-d et nous avons le DROIT de le juger
  • 5/ conclusion, je suis plus grand que l'auteur traité puisque je suis le premier à avoir eu la clairvoyance de m'y attaquer


Assez Niezscheen pour démontrer sa surhumanité, personnellement l'étalage d'ego de ces ouvrages me fatigue, et m'insupporte. Mais bon, vous faites comme vous voulez... 

Plus vastement le regard qu'il porte sur la société se veut celui du dernier guetteur en haut des remparts, mais il me renvoie bien plus aux guetteurs de Casque d'Or, qui roupillent les yeux ouverts, qu'à une sentinelle aux aguets.

Un c'èmicca lampatu da u muraglione, hélas..(Much Ado About Nothing ) Comme dirait William ce qui me conduit à mon second sujet...

SInon, excellent outil de lanque L'usu Corsu de Pascal Marquetti, plus qu'un dictionnaire, un apprentissage du juste mot, inséré dans l'esprit de la langue, utile, et qu'on peut lire comme un livre... 

a to mamma éra cuntrària

a st'amore cusi distintu

e quand'èlla mi truvava

mi dicia"Che tu scià tintu!"

l'ouvrage offre de cette manière proverbes, contines, petits poèmes qui inserent le mot dans un contexte vrai, à posséder absolument, et c'est chez le formidable Alain Piazzola, toujours. Ce qui permet peut-être de more mieux, mon troisième sujet

adaptant le Haiku au corse, j'aime aussi les poèmes de Ghjacumu Biancarelli qui saisit l'instant mieux que quiconque...

Qui è cula

si senti a boci lli pisci

è cascani i casci

Centu è Vada

et enfin pour la route ce bel objet de Segalen

Conseils au bon voyageur

Ville au bout de la route et route prolongeant la ville : ne
choisis donc pas l'une ou l'autre, mais l'une et l'autre bien
alternées.

Montagne encerclant ton regard le rabat et le contient que la
plaine ronde libère. Aime à sauter roches et marches ; mais
caresse les dalles où le pied pose bien à plat.

Repose-toi du son dans le silence, et, du silence, daigne
revenir au son. Seul si tu peux, si tu sais être seul, déverse-
toi parfois jusqu'à la foule.

Garde bien d'élire un asile. Ne crois pas à la vertu d'une vertu
durable : romps-la de quelque forte épice qui brûle et morde et
donne un goût même à la fadeur.

Ainsi, sans arrêt ni faux pas, sans licol et sans étable, sans
mérites ni peines, tu parviendras, non point, ami, au marais des
joies immortelles,




Une découverte pour ceux qui vagabondent

un site qui enrichit, qui embellit la vie

http://l-or-des-livres-blog-de-critique-litteraire.over-blog.com/

georges rohner   L'or des livres

http://www.corsenetinfos.fr/

Corse net info http://www.corsenetinfos.fr/ vous connaissez ?

Un journal en ligne, gratuit, plein de renseignements,  complet et bien fait. Pour faire un point le week-end, pour lire dans la semaine, voici un site avec un gros travail et qui nous intéresse tous. L’info, nous ne sommes pas obligés de la subir, nous pouvons la choisir, grâce à des sites comme celui-ci…

 

 

Du roman policier au roman du secret, entretien avec Marie-Hélène Ferrari

Marie-Hélène Ferrari est l'auteur de plus d'une vingtaine de livres. Romans policiers, ou romans intimistes, ces œuvres, suivies par des lecteurs fidèles, connaissent un succès croissant. Les aventures du commissaire Pierucci sont publiées non seulement dans toute la France mais aussi en Italie et au Canada.
Dans cet entretien, l'auteur revient  sur son roman « Le Diable est un ange comme les autres », évoque sa rencontre avec Maud Tabachnik dans le cadre d'Arte Mare et nous présente son livre à venir, « La honte en héritage ».

  « La littérature est le besoin d'exister autrement que ce que nous sommes »

- Dès le titre, Le Diable est un ange comme les autres, vous posez la problématique du roman : montrer comment un être humain peut se transformer en tueur. Vouliez-vous montrer que la frontière entre le bien et le mal est ténue et réversible ?
- On peut dire qu'en chaque être humain se trouve un côté sombre qui peut se révéler selon les aléas de la vie et surtout de l'enfance. D''un point de vue romanesque, il est vrai que cette frontière est ténue. Mais dans la réalité, le franchissement de cette ligne, pour passer au crime rituel, est moins fréquent. Dans mon roman, le personnage de Télémaque, le tueur, traverse cette frontière. C'est un personnage dont j'avais déjà parlé dans un précédent roman et qui demandait à revenir. Au début de mon écriture, je ne savais pas qui allait être le tueur. Son nom s'est imposé petit à petit parce que Télémaque est un jeune garçon en souffrance, qui n'est pas corse et pour qui l'adaptation à cette terre, qui lui apparaît hostile, est difficile.
- Peut-on dire que vous avez une certaine empathie pour le tueur ?  Ou bien est-ce une certaine compréhension ?
- Je ne parlerais pas d'empathie, ni de sympathie, mais j'ai, en effet, un besoin de comprendre. J'écris pour comprendre les mécanismes humains et cela m'éclaire aussi sur la réalité qui m'entoure. Par exemple, pour le personnage du jeune geek, fan de jeu en lignes, je me suis inspirée de faits réels. J'avais vu sur internet un jeune homme qui cassait son ordinateur après avoir appris que tous ces avatars avaient été détruits. Cela m'a interpellée et je m'en suis servie pour écrire une scène du roman.
- Vous êtes, en effet, dans vos descriptions toujours très proche de la réalité. Comment faites-vous ?
- Je tiens à être très proche de la réalité. C'est un des devoirs de l'écrivain. Avant d'écrire mes romans, je procède à un grand travail de recherches qui durent un an environ. Pour le druidisme, j'ai notamment fait des  recherches sur internet. Et je me suis d'ailleurs rendue compte que c'est une religion toujours vivante. En ce qui concerne le monde des geeks, des jeunes gens enfermés dans un monde virtuel, je me suis renseignée auprès de mes élèves et j'ai visité les sites de jeux.
-  Vous semblez vouloir combattre des clichés, en particulier des clichés sur la Corse. Vous montrez, par exemple, une Corse sombre, hostile.
- Il faut bien se rendre compte que ces clichés sont relativement récents et doivent dater des années 70. Si vous prenez la Corse de Maupassant et de manière générale, celle qui apparaît dans les récits du XIX ème siècle, vous trouverez une Corse sombre et peu accueillante. Je pense qu'il doit être difficile de s'y adapter lorsque l'on n'en est pas originaire. C'est ce qu'incarne le personnage du jeune Morales. La Corse souriante n'est pas une réalité.
- L'autre cliché que vous dénoncez est le fait qu'en Corse, on serait à l'abri de certains crimes, comme ceux commis par les serial killer.
- Je veux montrer qu'en Corse, on a les mêmes crimes qu'ailleurs. Il faut sortir du cliché selon lequel dans notre île, on ne touche ni aux enfants, ni aux vieilles dames. Si cela a pu exister, ce n'est plus le cas. Lorsque quelqu'un est tué, on a tendance à chercher le coupable dans le mort. Les morts ne sont pas forcément coupables. La Corse n'est plus une terre de sécurité.
- Le personnage de Télémaque, le tueur, se réfugie dans le druidisme. Pourquoi avoir choisi cette religion ? Est-ce là encore pour donner une image inattendue de la Corse, une Corse païenne ?
- Cela avait un double but. J'aime associer la Corse à un élément qui lui est inhabituel. Cela permet à mes lecteurs de se documenter, d'apprendre. Je les emmène ainsi dans un lieu étrange et inconnu. En fait, le choix du lieu a précédé le choix du thème. Je suis tombée par hasard, au site de Palaghju,  sur une cérémonie druidique. C'est ainsi que m'est venue l'idée de cette religion. De plus, je trouvais que ce thème s'alliait très bien avec le thème du monde virtuel créé par les jeux en ligne.
- Avec le druidisme et le mythe de l'Odyssée, présent aussi dans le roman, vous revenez aux origines de l'humanité. Pourquoi ce retour à l'Antiquité ?
- Avec le retour au mythe, je voulais montrer la pérennité des souffrances humaines. Cela me permettait aussi de brouiller les frontières entre passé et présent. Il y a ainsi dans le roman, deux niveaux de lecture. Sous l'histoire policière, l'enquête, apparaît en filigrane le texte classique.
- Vous réussissez, dans ce roman, à créer une atmosphère pesante. Comment pensez-vous réussir à créer du suspense dans vos livres ?
- A vrai dire, je ne pourrais pas répondre à cette question. Je ne sais pas si cela tient aux lieux ou bien encore au personnage du tueur. Il est vrai, toutefois, que Le Diable est un ange comme les autres me semble un roman plus noir, plus sombre que les autres. Peut-être cela tient-il au personnage d'Angelo, encore aux prises avec la mort ? Le personnage de Pierucci est aussi plus sombre, il me semble pris dans une spirale.
- Vous parlez des personnages comme s'ils ne vous appartenaient pas ?
- Oui, mes personnages font partie de mon univers et évoluent un peu contre moi.
- Vous avez rencontré Maud Tabachnik dans le cadre d'Arte Mare. Comment s'est passée cette rencontre ?
- Je dois dire que j'ai eu un vrai coup de foudre pour Maud Tabachnik. C'est une femme directe, avec une style d'écriture « coups de poings », brutal. Elle a beaucoup d'énergie et beaucoup d'aplomb. Cette rencontre a été très conviviale. Il y avait beaucoup de monde et malgré tout une grande qualité d'échange.
- Maud Tabachnik situe ses romans aux Etats-Unis. Avez-vous déjà pensé à situer les aventures du commissaire Pierucci en dehors de la Corse ?
- J'ai déjà écrit un roman, Snipper's blues, sous le pseudonyme de Tennessee Chance qui se passait aux Etats-Unis dans une ancienne mine d'argent. Si je situe le commissaire Pierucci en Corse, c'est aussi pour porter une réflexion sur une région. Je ne parlerais tout de même pas de littérature régionale, ce mot ne me semble pas approprié. De nombreux auteurs situent leurs actions dans la même région. L'enjeu est de porter une réflexion, de s'interroger sur ce qui nous entoure.
- Maud Tabachnik et vous êtes tombées d'accord sur le fait qu'en tant qu'auteurs de romans policiers, vous aviez une fascination pour la mort. Pourriez-vous nous expliquer cela ?
- Je dois dire qu'on ne vient pas au polar par choix. Les auteurs de polars sont des gens pour qui la mort est un possible ou a été un vécu. Ce sont des gens qui ont essayé une vie normale mais pour qui la mort est sans cesse présente. S'il y a bien fascination pour la mort, il n'y pas de fascination pour le tueur.
- Pourriez-vous nous parler de votre prochain roman qui sortira dans quelques jours ?
-Mon nouveau roman, La honte en héritage, n'est pas un récit policier. Il prend racine dans la seconde guerre mondiale. J'y développe un thème qui m'est cher, celui du secret, du drame étouffé par la famille. J'ai voulu écrire sur le non-dit qui ronge et qui se manifeste, inévitablement, par des symptômes moraux ou physiques.  Il s'agit de savoir si l'on peut lutter contre le poids du secret et de la famille.
                                                                    Propos recueillis par Lucie CANCELLIERI

un petit air un peu nunuche pour vous souhaiter de bonnes choses pour ces fêtes de fin d'année

Bonne fêtes à vous tous avec une variante sur la fin, pas su me décider...

Je sais cela n'est pas du rock et c'est gentillet, mais si cela peut faire plaisir à quelqu'un...photo-5-2.jpg

Lana del Rey

De toute urgence : http://www.allomusic.com/#/recherche/Lana%20del%20Rey

cette jeune femme fait le buzz, je crois qu'il y a quelque chose de lourd et de prenant dans "video game," j'espere que cela vous plaira...

J'adore ce monde où le net donne sa chance à tous, en dehors des circuits classiques de la distribution343257-105x105.jpg

Le droit de dire ou pas, suite

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Les vacances cela laisse le temps de faire ce qu'on s'interdit d'ordinaire. La visite de sites littéraires, les conversations sur Forum... J'ai été frappée cette fois par le phénomène des réseaux. Certains auteurs voient leurs noms répétés ad nauséam en certains lieux, jamais une critique, jamais un point gênant soulevés, ils sont déifiés quoi qu'ils produisent. Sur d'autres on sert la soupe à tout le monde, volonté de plaire le plus largement possible, ou de ne pas déplaire.. On ne sait pas trop. De beaux sites proposent des analyses d'image, de textes, intéressants et bien argumentés . Et d'autres encore proposent de vraies critiques avec de vraies remises en question, osant le droit de dire. Je vais essayer de vous donner les adresses des sites que j'aie aimés, ou pas... À suivre...

Mon hit parade personnel, 
  1.  musanostra.forum-actif.net

catégorie à part, ce site propose des conversations de lecteurs exclusivement axées sur leurs lectures, donc, très intéressant, et souvent drôle.un endroit comme un salon où l'on cause de tout. On est parfois gentil et parfois pas... Chacun y trouve à facilement sa place, le premier et l'incontournable.

  1. joel-jegouzo.com/
  2. corsicapolar.eu
  3. terresdefemmes.blogs.com/
  4. invistita.fr/
  5. isularama.canalblog.com/
  6. taban.canalblog.com/tag/Marcu%20Biancarelli
  7. pourunelitteraturecorse.blogspot.com/


et puis ne pas oublier le journal de corse en ligne, complet et passionant, pour rattraper tout ce qui nous échappe dans la semaine

http://www.corsenetinfos.fr/


  1.  mon préféré sur le contenu : Intelligent, ouvert à tout, pertinent, le reflet d'une personnalité érudite et passionnante
  2. pour les amoureux du roman policier, et de l'esprit des auteurs de policier.  un manifeste pour la gaieté..
  3. encore la vision d'une passion, on y trouve des analyses, des images, très soigné d'un point de vue graphique
  4.  Tout sur la poésie par une ex haut fonctionnaire qui met son intelligence au service des mots.
  5.  le plus déjanté . De tout en ébullition, pour rire souvent, pour polémiquer, parfois. ou pour ne rien dire... aussi
  6.  site continental, très bien écrit, qui met souvent la littérature insulaire en valeur et qui parle intelligemment et bien de certains problèmes récurrents, j'adore l'article sur les clichés, par exemple
  7.  le plus polémique. Effervescent, partisan, concerné. Ses qualités sont aussi ses défauts. L'expression du politiquement correct d'une certaine corse y trouve tout son sens.

À visiter de toute façon, comme tous les autres, Affaire à suivre...images-5.jpeg

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Le droit de dire, et ne pas tout dire

Les vacances cela laisse le temps de faire ce qu'on s'interdit d'ordinaire. La visite de sites littéraires, les conversations sur Forum... J'ai été frappée cette fois par le phénomène des réseaux. Certains auteurs voient leurs noms répétés ad nauséam en certains lieux, jamais une critique, jamais un point gênant soulevés, ils sont déifiés quoi qu'ils produisent. Sur d'autres on sert la soupe à tout le monde, volonté de plaire le plus largement possible, ou de ne pas déplaire.. On ne sait pas trop. De beaux sites proposent des analyses d'image, de textes, intéressants et bien argumentés . Et d'autres encore proposent de vraies critiques avec de vraies remises en question, osant le droit de dire. Je vais essayer de vous donner les adresses des sites que j'aie aimés... À suivre...

"La honte en héritage" premier extrait

Chapitre 1 ​« N’écris pas ! » dit le poème, « c’est entendre le ciel sans y monter jamais ». Marceline Desborde-Valmore.   ​Tu es loin, et je ne vis que dans le souvenir de toi. Mais moi, je ne veux pas te dire : n’écris pas. Oh non ! garde vivant, au contraire, le lien fragile de notre rencontre, par la trace fragile de tes mots ! Laisse-moi croire que tu es près de moi encore, même si je sais que ce n’est pas le cas. J’ai gardé le murmure de ta voix dans mon cœur, j’ai gardé la chaleur de tes doigts dans le frisson de ma peau, définitivement nue, puisqu’elle est privée de toi. Je ne peux que murmurer, sans succès : « Écris-moi ! » ​Tu sais que tu ne la posteras pas, cette lettre que tu as déjà recommencée cent fois. Tu ne parviendras même pas à la finir, parce que tu t’affoleras de souvenirs, et les larmes te brouilleront les yeux. Tu en tireras un plaisir amer, de la même eau que celle qui te fait écouter ce passage si doux de la neuvième symphonie de Beethoven, avant que les contrebasses ne répondent aux clarinettes, et que son image ne s’imprime sur ta mémoire comme unique horizon. Non, tu n’écriras pas plus, que tu n’appelleras, au motif que tu préfères DEMEURER un rêve heureux, plutôt que d’être une pesante réalité. Alors, tu n’écriras pas, toi, espérant qu’elle le fasse, elle, murée dans ce silence de coton, de cire et de cordes, qui te fait si mal pourtant. D’autres l’ont dit avant toi et mieux que toi: « C’est entendre le ciel sans y monter jamais. » Toi, tu le crois, tu n’y monteras pas. Tu ne la lui posteras pas, non plus, parce qu’il persiste au fond de toi, cette amertume commune à tous ceux qui ont vécu le pervers sentiment d’injustice, qui n’en ont pas été lavés, et qui ruminent sombrement, même quand ils sourient, ce qui ne t’arrive plus guère, cependant. Il faudrait, penses-tu, qu’elle vienne à toi, ce n’est pas à toi d’agir, pas maintenant, pas après ce que vous avez vécu. Tu es en colère, et finalement tu la déchires, ta belle lettre blanche, qui t’a pris tant de temps, tu la déchires alors que tu aurais aimé la relire, pour te lire en elle – ce plaisir du miroir – te retrouver aussi beau que quand tu l’as écrite. Mais tant pis, c’est trop tard, tu balayes. C’est ce que qu’on appelle la vie. ​Il était à peine six heures ce matin, quand tu t’es levé. Exactement comme tous les matins. Six heures, pas plus, pas moins. Tu t’es déplié lourdement, basculant le poids de ton corps sur le côté gauche du lit ; tu as posé tes pieds par terre, tu as attendu, quelques instants chahutés, que la tempête du sang chaviré s’apaise en toi, puis tu t’es levé. Il était six heures cinq. Comme tous les matins. Au troisième pas, ton articulation a craqué, ton genou chante toujours son air sec au coin du lit, qu’il salue en un rituel jamais démenti. Et le poids de tes pas suivants a été plus lourd. Tu es arrivé à la porte et ta main gauche s’est posée sur le mur, tandis que la droite actionnait la clenche. Tu as découvert ta maison comme une maison nouvelle, et tu as constaté que le couloir était encore frais du matin trop vert, dans lequel traînaient des ombres nocturnes, se laissant surprendre par la lumière. Elles te sont familières, tu aimes à être leur première compagnie. Tu te diriges vers la cuisine, attentif à ce jour nouveau, mais pas plus que cela. Tu as la curiosité du sable pour la vague qui le façonne. Comme tous les matins, chien, chats et oiseaux s’agitent à ton approche sur la terrasse. Tu fais trois pas encore, jusqu’aux sacs de graines, petites ou grandes qui les nourriront, tu verses, allant d’une écuelle à l’autre, sans pas inutiles, puisque tu as déjà allumé la machine à café, dont le ronflement incantatoire participe à la liturgie du moment. Tu ouvres alors lentement les volets sur la nuit qui s’éloigne, et tu t’assois. Tu es ce poids qui afflige la chaise, tu es cette main sur le bois taché, tu es ce souffle dans la cuisine vide, et tu ne sers à rien. La hampe de glycine s’est infiltrée sans la faille du mur, qu’elle parviendra patiemment à fendre. Une si petite pousse ! Tu t’en émerveilles et le déplores cependant, car elle est l’image de cet univers qui est le tien et où tout semble immuable, alors que les actions les plus lentes, les plus minuscules, le sapent et le minent. Ton regard est porté à l’intérieur de toi, ce que tu vois n’est qu’un écho, énumérant, constatant, comparant : ton univers, c’est toi. Tu ne t’aimes pas. Voilà ta seule constante et ta seule vérité. Tu prends un soin méticuleux à chacun de tes gestes, en mesurant la précision et la rondeur, comme l’enfant muni d’un petit anneau, qui suit les méandres d’un tuyau, sans avoir le droit de le toucher. Tu sais que ta vie n’est plus que cette ossature sèche de mouvements successifs, que tu ne songes même plus à appeler existence. Tu sais que prendre ton temps est la seule façon de le perdre, car les actions accomplies trop vite te laissent nu et immobile sur la rive de l’inaction. La succession des heures est un abîme d'ennui et de solitude. Depuis son départ, il arrive que la veille déjà, tu places sur la table le set, le bol, la cuillère du petit-déjeuner, et ces derniers temps parfois même, sur un plateau, l’assiette, le verre, les couverts et le sel de midi. Comme si le temps était une plaine incertaine, pour laquelle il fallait une carte, des balises, des bornes, des frontières, des stations et des terre-pleins, afin d’être sûr d’arriver à l'instant prochain. Tu as rendez-vous avec ta fourchette et ton assiette. Ce sont des machettes qui taillent ta route, dans la jungle de ta vie. Ne sois pas en retard. Tout est devenu rituel. Quotidien, machinal, ordinaire, cérémoniel, mausolée, crypte, hypogée, sépulture, tombe. Couvercle refermé sur ta tête qui n’a plus rien de vivant, futur disparu et qui le sait, apnée de cette vie qui n’en est pas, et qui attend d’expulser ce souffle qui étreint la poitrine. Déjà mort. Les objets hurlent des messages, que tu es seul à entendre et qui t’assourdissent. Ils sont les métaphores des moments passés avec elle, avec eux, alors qu’hier encore ils s’inscrivaient silencieusement dans le décor chamarré de ta vie, invisibles, inutiles à ton bonheur. Ce temps n’est plus, tu n’arrives plus à les faire taire, tandis qu’ils font naître des ombres douloureuses. Tu les détestes d’un amour ardent. Quand, il y a deux jours, le chat a cassé cette assiette de porcelaine blanche à fleurs jaunes, à peine ébréchée, pas encore jaunie à l’endroit de son viol, tu as pleuré, comme si tu enterrais avec elle la minute de bonheur qu’elle avait contenue. Ta peau de chagrin a la forme d’un magasin d’antiquités, dont tu n’es qu’une pièce supplémentaire. Rien n’a changé, rien n’a bougé et pourtant rien n’est pareil : temps trompeur, fallacieux mensonge, magicien misérable, bonimenteur volubile et silencieux. Le palmier en pot frappe inlassablement à la fenêtre de ses griffes tendues ; le robinet est enrhumé ; il y a toujours ce même grondement de la conduite cacochyme quand tu ouvres l’eau chaude… Tu t’es surpris à vouloir préparer du thé, mais il n’y a plus de thé, il n’y a plus de filtre ; tu n’en as pas racheté, car elle n’en boira plus. La rancune fermente et sourd de toi comme un suint. Se densifiant, se nourrissant, s’agglutinant de ta solitude et de ta peine. Elle est loin, elle est loin et tu es seul. ​Tu es seul. ​Tu es plus seul que seul, car elle t’avait tout donné, et puis tout repris. ​Le corps est une machine, il lui suffit d’une impulsion. Il s’ébranle comme une avalanche le long de la ligne de plus faible pente. Tu aurais souhaité ne pas subir la loi générale, tu aurais souhaité que pour toi cela soit moins facile, te distinguer. Tu aimerais qu’il porte les stigmates de ta douleur, de ta souffrance, de ta solitude, de ton effroi d’enfant seul dans le noir qui crie et qui craint ce qui se cache dans le placard. Tu voudrais t’exposer comme le Christ, nu et sanglant, éternellement, prouvant ainsi, hystérique, que tu n’es plus vivant, que le cœur de ton âme est resté enroché à son regard. Il est trop tard, tu ne cherches plus de sympathie ni d’ami… La goutte sur l’évier est tombée. Ou était-ce une larme ?
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