Voilà quelques instants très émouvants de l'audition de Jeanne, samedi, à Saint Dominique. Merci à toi mon poussin.
Voilà un cadeau. Mon livre est parti se balader dans le sac d'un marcheur, et j'en suis fière.
Des précisions? 6h du matin aux bergeries de Vaccaghja,certaines journées
demarraient à 5h30,soit pour la météo ou les difficultés de la montagne .... Merci Vincent.
(Inaccessibles) (bonheurs.)
En procédant à une relecture de ce texte, mon correcteur orthographique m’indique par un friselis vert que j’ai commis ici une faute, sur ces deux noms. Cliquant, j’apprends que : « Cet adjectif précède rarement ce nom ».
Voilà toute une philosophie qui jaillit soudain du logiciel. Car à « Inaccessible malheur », pas de friselis, pas plus qu’à « bonheur accessible ». Or il me semble à moi, que « l’accessibilité » nécessite une volonté du subissant, et donc, que parfois, la barre mise trop haute, le but ne soit pas atteint, ni même possible. Ce qui n’est pas le cas d’un « malheur inaccessible ! ». Qui souhaite accéder au malheur, surtout s’il est si rude à atteindre ! Existe-t-il même des malheurs inaccessibles ? L’histoire a assez démontré qu’à craindre le pire, nous sommes sûrs de ne pas nous tromper.
Pour Microsoft ainsi on peut tout obtenir, il suffisait d’un logiciel pour nous le dire. Soyons heureux, puisque c’est orthographiquement correct.
D'ou vient la fêlure que porte l'humanité qui fait qu'autrui est plus un ennemi qu'un frère et qu'en cela l'homme diffère des animaux pour être a lui seul un genre a part: le seul capable de se voir et de se détester ?
La réponse a cette question m'est apparu lentement mais avec une conviction toujours plus grande. L'homme n'est qu'un enfant qui ignore comment il fonctionne et qui ne deviendra adulte que lorsque qu'il aura énoncé les lois conscientes et inconscientes qui le dirige. c'est pourquoi j'ai décidé de vouer mon temps libre a la compréhension de moi même et des autres sans notion de temps passé ou de but a atteindre et ce que j'ai trouvé m'a autant étonné qu'amusé tu vas pouvoir en juger par toi même au travers de ce cour résumé.
Voici donc la première règle qui me semble être a la base du disfonctionnement de l'humanité :
règle 1 : L'homme doit être soumis à la femme
C'est a cause du mépris de cette notion fondamentale et de la rébellion contre notre moitié que notre société privilégie la violence au dialogue vertu féminine cardinale s'il en est. Que la terre a été lacérée en pays qui n'on d'autre objectif que se dominer les uns les autres au lieu de coopérer a leur développement, que les femmes ont étés soumis a une fécondité déshumanisante (dont la chronique des dômes est une parfaite allégorie) mettant en place les germes d'une destruction imminente du a la surpopulation, que la faculté de posséder conditionne la manière de vivre au détriment de la qualité de ce qui nous entoure et de nos relations.
Je reste cependant optimiste un être capable de se voir lui même est forcement un être capable de changer puisqu'il peut observer ses erreurs
la seule question est de savoir combien de temps il mettra pour changer et que dégâts il causera avant de le faire.
Il est absolument seul, recroquevillé sur lui-même dans son lit Arctique, vieil enfant à qui ses os refusent la position fœtale, il est absolument seul, parce qu’il en a décidé ainsi.
Je le sais, je suis Dieu. Non, ne riez pas, ne hochez pas la tête avec commisération, je suis vraiment Dieu. La preuve, je sais qui vous êtes : tenez, vous ! Vous lisez un livre. Vous avez sur le visage cette attente gourmande et cette peur d’être déçu, d’avoir jeté vos euros dans la poubelle, en découvrant les premières pages. Je ne me trompe pas ? Hein ? Vous êtes en train de vous dire que le jour où Dieu prendra la parole, il sera moins discret, on l’entendra tonner, il y aura des éclairs, ce genre de cinéma pour Oscars, qui signent les vraies stars. Là, comme retour sur scène, c’est trop discret. Donc je ne peux fatalement pas être Dieu. D’ailleurs je vous vois pouffer.
Vous vous trompez. Sur tout. Après ma sortie de scène fracassante, faire mon coming back avec bruit ça me donnerait un peu trop l’impression d’être Jonhy Halliday ou Céline Dion. Nom de Moi ! Déjà que j’ai ma photo presque nu qui s’étale partout dans le monde, comprenez moi, ma discrétion est la preuve que c’est bien moi. Mais là n’est pas le sujet, on parlait de Lui. Il est seul, alors que j’ai fait tout ce qui était en mon pouvoir pour qu’il n’en soit pas ainsi. Il ne croit pas en moi. Attention, je ne dis pas que le déni qu’il a de moi est la cause de sa solitude, non, je dis qu’avec lui, je suis resté impuissant. Je sens le doute remonter en vous, et à ce doute, deux causes : d’abord si je suis Dieu, je ne suis pas impuissant, ensuite, je n’ai pas le temps d’aller m’occuper comme ça d’un petit vieux tout seul sur un grabat dans un chambre minable… J’ai des soucis d’une autre taille, la faim dans le monde, la planète qui mettra bientôt autant de temps à se détruire que je n’ai mis à la construire, le Darfour, les femmes battues, Jamila Belkacen[1], Maxime Brunerie[2], le travail ne manque pas. Mais il arrive que je me repose. Par exemple, quand Ingrid Betancourt est rentrée chez elle, je me souviens, ce jour-là, j’ai regardé par la fenêtre et j’ai soupiré. C’est là que je l’ai vu.
Il s’était trainé devant son réchaud à gaz et il avait mis dans une casserole d’eau, une boite de choucroute périmée, qu’il réchauffait au bain-marie. Bien sûr, il en serait mort, de cette choucroute, alors j’ai fait mon job, j’ai fait tomber le réchaud, la choucroute a explosé au sol. Avec l’eau, rien à en tirer. Il a crié : « -Nom de Dieu ! » j’ai cru qu’il me disait « merci ! », mais ensuite il a ajouté : « Putain de bordel de merde, saloperie de vie ! ». J’ai compris qu’il n’était pas content. Comme je n’étais pas sur place pour multiplier les petits pains et les poissons, je me suis senti coupable. C’est compliqué une culpabilité divine, parce que si je remplace sa boite de choucroute, il faut, pour être juste, que je remplace toutes les boites de choucroute ; mais le coup de la multiplication des boites de choucroutes, je ne le sens pas trop…Je suis juste, c’est ce qu’on dit.
A suivre
La Leçon de Piano
Dans une quinzaine de jours se déroulera le récital de l’école de musique de ma fille cadette. Elle y prendra sa place, derrière le piano, pour un morceau de Yann Tiersen. Comme elle le dit, semblant s’excuser à l’avance des fausses notes :« Il n’est pas de mon niveau, j’ai mis la barre trop haute » . Elle le répète, cet air, inlassablement, et à chaque fois la magie opère. D’abord, l’enfant belle s’insinue dans la musique, comme poliment, doucement, et puis elle prend possession du clavier, et alors elle mouline et la caisse ronfle et ronronne, il se dégage une puissance de l’instrument, comme s’il se mettait à respirer, à enfler. Je vois ses mains, ses mains de bébé qui s’est barbouillé du vernis à ongles avec maladresse faire jaillir cette fontaine, et je m’émerveille, Bouillonnement, vagues, déferlement, avant la caresse de la mesure suivante, toute cette science derrière ses doigts et tout ce qu’elle dit en ne parlant pas. Les notes parfois résistentent vivent, mais ailleurs, elle les rattrape. J’ai entendu bien des adultes, mais jamais cette magie là, celle de l’Ondine, qui lentement apprend à devenir une fée. Je jouis d’elle sans qu’elle le sache, sachant que je n’oublierai jamais ces instants, où, enfant, elle enchantait ma mémoire et mon printemps.
Et si le rêve n'était la plus belle part de la vie
Et si
Et si la réalité n'était qu'un rêve qui s'ennuie
Et si
Les ailes se brisaient de folie
Et si...
Et si...
Je sais
Je sais que l'aigle est seul qui expie
Trop haut pour qu'on l'aide, en son nid
je sais que la lycanthtropie
De nuits solitaires jamais... ne se rassasie
Je sais
Que l'esprit
A la main se lie
Pour manquer de peau, de vie,
Mais que l'envie
Jamais ne se démentit.
Oh, je sais, quelle prison est la vie
Quelle prison est l'envie.
Mais si...
Le rêve n'était la plus belle part de la vie?
Marie-Christine qui a lu la news letter me livre ces pensées, merci à elle;
pour tes réfexions que je lis toujours avec avidité, quand la grand-mère retraitée et débordée que je suis , trouve le temps de consulter sa messagerie.
Une pensée de Cioran t'intéressera peut-être " Tout désir suscite un contre désir, de sorte que tout ce qui compte, c'est ce que je n'ai pas fait"
et puisque certains messieurs semblent te taper sur les nerfs" La femme qui veut être l'égale de l'homme, manque sérieusement d'ambition"
et pour finir, pour ce soir, "La vie est une rose dont chaque pétale est une illusion et chaque épine une réalité" Alfred de Musset
Très grosses bises et à bientôt.
J'apprécie ce que monsieur Mei, membre actif de Musanostra écrit , ai souvent joué avec les mots en sa compagnie, c'est pourquoi je lui ai donc proposé d'héberger ses écrits sur ce site. Rubrique, " Les billets de Raymond Mei", il a son propre espace. Bienvenue à vous, Raymond, et heureuse et fière de vous accueillir.
Vous pouvez lire de nombreux articles et interventions de sa part sur http://musanostra.fr/
Dans cet espace, j'essaie de faire en sorte qu'on s'y pose comme sur un banc de jardin, avec des lectures, des musiques, des instants doux... Peu d'échos du monde, pas de point sur la littérature Corse qui blablate tant ailleurs, pas d'annonce de manifestations, ou peu. Non que cela ne m'intéresse pas au contraire, mais je n'imagine pas que l'on me lise assez pour croire que ma voix aura de l'importance, et puis d'autres font cela si bien. Je n'annonce même pas mes propres signatures, et pourquoi le ferais-je? Quand j'achète un livre d'un auteur que j'aime, je ne vis pas sa vie sur son blog ou son site. Je ne suis pas structuraliste, il s'en faut de beaucoup, mais bon les auteurs, hein, on s'en ... Qu'ils nous donnent leurs livres... Ouf! que de "je", enfin. Je suis en colère. Un collègue qui parle beaucoup, qui parle trop et qui cède à la facilité du verbe, pense faire de l'humour, mais dans sa triste vie de cornichon, tout sent le vinaigre, résultat, ce collègue qui parle beaucoup a humilié des personnes que j'aime bien, et m'a fait du tort en se servant de mon nom à mauvaise fin. Je ne dirai pas son nom;, ce serait lui faire gloire. Et le mieux c'est de 'l'oublier vite. Mais j'aimerais que mon nom ne torche pas tous les ego en mal de publicité, en mal de gloire d'un jour, et qu'on me laisse pour ce que je suis. Quelqu'un qui écrit, des livres, point. Pas une blonde, bonne, et que le regard condescendant du mâle, qui se prend pour Alpha mais qui n'est qu'un triste Omega pratiquant l'onanisme solitaire entre deux plans de tomates et deux appels de sa maman, peut se permettre de traiter comme il l'entend. Celui qui dégrade l'autre se dégrade. Je l'ai fait en en parlant. Mais je suis en colère. Moi. Je.
Comme dit Candide, cultivons notre jardin,