bacchus

Il faut écouter le morceau en lisant le poème, celui sous ce dessin

 

 

Orgies, satannales, bacchanales
Dionysos demande son tribut
C'est mourir un peu que de n'aimer plus
Où sont donc ces femmes douces et vénales,
Sur lesquelles on se couche un soir de grand rut

 

 

 

 


et où sont ces chairs blanches et consentantes
ces seins de marbre veiné, à la peau translucide
livrées sans réticence aux appétits avides
des faunes ascétiques aux natures ardentes

 

 

 

 


où est celle encore qu'on a mille ans attendue
qui pourtant, n'est jamais, jusqu'à nous  parvenue
dont on connait en rêve, la douceur, la tendresse
mais dont hélas on n'a jamais su la caresse

 

 

 

 


et le soir las se couche, seul, comme tous les soirs,
le soleil, de frustration dans la mer se noie
le drap est rude au corps qui se tourne et broie
dans des rêves avides, l'aridité noire.

 

 

 

 

 

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