coup de gueule

Dans cet espace, j'essaie de faire en sorte qu'on s'y pose comme sur un banc de jardin, avec des lectures, des musiques, des instants doux... Peu d'échos du monde, pas de point sur la littérature Corse qui blablate tant ailleurs, pas d'annonce de manifestations, ou peu. Non que cela ne m'intéresse pas au contraire, mais je n'imagine pas que l'on me lise assez pour croire que ma voix aura de l'importance, et puis d'autres font cela si bien. Je n'annonce même pas mes propres signatures, et pourquoi le ferais-je? Quand j'achète un livre d'un auteur que j'aime, je ne vis pas sa vie sur son blog ou son site. Je ne suis pas structuraliste, il s'en faut de beaucoup, mais bon les auteurs, hein, on s'en ... Qu'ils nous donnent leurs livres... Ouf! que de "je", enfin. Je suis en colère. Un collègue qui parle beaucoup, qui parle trop et qui cède à la facilité du verbe, pense faire de l'humour, mais dans sa triste vie de cornichon, tout sent le vinaigre, résultat, ce collègue qui parle beaucoup a humilié des personnes que j'aime bien, et m'a fait du tort en se servant de mon nom à mauvaise fin. Je ne dirai pas son nom;, ce serait lui faire gloire. Et le mieux c'est de 'l'oublier vite. Mais j'aimerais que mon nom ne torche pas tous les ego en mal de publicité, en mal de gloire d'un jour, et qu'on me laisse pour ce que je suis. Quelqu'un qui écrit, des livres, point. Pas une blonde, bonne, et que le regard condescendant du mâle, qui se prend pour Alpha mais qui n'est qu'un triste Omega pratiquant l'onanisme solitaire entre deux plans de tomates et deux appels de sa maman, peut se permettre de traiter comme il l'entend. Celui qui dégrade l'autre se dégrade. Je l'ai fait en en parlant. Mais je suis en colère. Moi. Je. 

Comme dit Candide, cultivons notre jardin,

Commentaires (1)

1. Renucci François-Xavier (site web) 24/05/2010

Bonjour,
je me permets de vous envoyer un petit écho à votre coup de gueule. Je comprends parfaitement que chacun puisse se sentir heurté par tel ou tel propos qui le concerne personnellement. Je voulais réagir sur un autre point : vous évoquez "la littérature Corse qui blablate tant ailleurs" (que sur votre blog). Je trouve personnellement que la littérature corse mérite et a plus que besoin qu'on en parle et qu'on montre ce qui est effectivement lu, et comment, et avec quels effets. Il me semble qu'une production publique se doit d'être publiquement évoquée (il existe des jardins publics qui peuvent être articulés à bien des jardins privés, pour le bien de tous ces lieux où respire la littérature corse). Blablatons, blablatons, il en restera toujours quelque chose ! non ?

Je vous souhaite une belle journée !

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