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L'exacte définition du bonheur

Img 3351L’EXACTE  définition du bonheur…

 

Philosophiquement, l’homme ne peut pas être heureux tant qu’il existe quelque part au monde un foyer de douleur, de souffrance. L’homme comme entité ne peut être heureux.

Philosophiquement c’est en faisant le vide, en perdant tout, en étant plus rien, qu’on atteint le vide bienheureux de la fusion avec le monde, la transparence immanente qui garantit le bonheur, enfin une forme, tout au moins.

Théologiquement, l’homme est coupable, faute primitive entachant toute tentative de bonheur d’une culpabilité paralysante et confondante.

Augustinienement, le pécheur ne peut être heureux, il a un corps à mortifier, une âme à élever, travail harassant, qui conduit à l’extase, pas au bonheur, de toute manière, il est harassé.

On dit que le bonheur se définit par le contraire du malheur…

Enlever des brodequins cloutés serait le bonheur.

Ensuite, il y a les tenants de l’instant présent, la minute toute seule, le « profiter de l’immédiat absolu cessez de penser au passé et refusez d’anticiper l’avenir »

Bof, bof, bof….

Le bonheur est une question de couleur, il est doré, rose, il est aveuglant, mais pas douloureux. Le bonheur est une question d’odeur… Pâtes à l’ail, parfum de peau, senteur de cheveux, poils de chats, de chien, fugace, durable, peu importe…

Le bonheur bouge, comme une vague qui éclabousse ou est immobile comme l’ombre d’un olivier dans un champ brulé de soleil.

Le bonheur c’est celui, celle qu’on aime.

Le bonheur, c’est avoir peur de le-la- perdre. 

Le bonheur, c’est le-la- reconquérir toujours.

Le bonheur c’est se perdre dans le tourbillon de son désir,

ou pas

Le bonheur c’est lui

Le bonheur c’est elle

Le bonheur c’est toi.

 

 

livres numériques et considérations générales

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Livre numérique, livre et vanité

Mon éditeur m’apprend que le livre numérique ne représente que 5 pour cent des ventes globales du livre, soit fort peu, et manifestement, il hésite pour l’instant. En ce qui me concerne, si j’achète des livres papiers en grande quantité (achat de « coeur » ou de raison, quand je fais des recherches) j’apprécie aussi beaucoup le fait de pouvoir accès au bibliothèques numériques disponibles en ligne, comme Gallica,(Gallica, bibliothèque numérique - Plus d'un million de livres et de ... archive.org), livres pour tous (Ebooks gratuits - Livres pour tous), la BNF (Bibliothèques numériques - Bibliopedia) wikisource, la librairie électronique du Quebec, etc. En effet, l’accès immédiat aux livres est un atout, permet de sélectionner un texte directement et le traiter, et aussi, non négligeable : change notre manière de lire. Vous souvenez vous des dix droits du lecteur de Pennac, 

1- Le droit de ne pas lire
2- Le droit de sauter des pages
3- Le droit de ne pas finir un livre
4- Le droit de relire
5- Le droit de lire n'importe quoi
6- Le droit au bovarysme (maladie textuellement transmissible)
7- Le droit de lire n'importe où
8- Le droit de grapiller
9- Le droit de lire à haute voix
10- Le droit de nous taire

Et bien avec le livre numérique, comme le support peut être refermé et oublié aussi vite qu’il a été ouvert, j’ai réalisé qu’il fallait être encore plus vigilant, que comme il est possible de changer de livre en un éclair, il était nécessaire d’arrimer encore plus le lecteur, qui peut à présent zapper comme sur la télé, au cas où cela ne lui convient pas. Annotant, soulignant, et récupérant les fichiers, la compilation de notes est beaucoup plus aisée, mais en revanche, la panne électrique rédhibitoire, et l’oubli des fils rageant ! Ainsi, sincèrement, je ne saurais trancher. Rien ne remplace un vrai livre de papier, pas plus que rien ne remplace un stylo et un carnet, mais se passer du numérique à présent serait faire un bond en arrière préjudiciable, et se priver d’outils de travail remarquables. On objecte aussi qu’à présent qu’un simple particulier peut mettre en ligne ses productions, le livre va voir arriver des masses de textes indigents, insupportables, et lassants. Mais il y a toujours eu trop d’auteurs par rapport aux lecteurs, et cela n’a jamais empêché la qualité de survivre ; un mauvais texte se détruit de lui-même au bout de trois pages... Avez vous vu le dernier Woody Allen où des personnages ont la possibilité de faire des bonds dans le temps et d’arriver à leur âge d’or ( en l’occurrence les années vingt, pour la belle vie parisienne d’auteurs mythiques) et les année 1870. Le héros a raison : on a tendance à regretter l’âge d’or, et ne pas voir ce qu’on vit.  Je n’ai pas honte d’être un peu un « geek », et d’aimer pourtant les instruments d’écriture, et j’aime mon temps. De liberté en régulation, de progrès en changement de regard, il me semble plus vigilant, plus attentif, plus concerné par le monde. Nous avons de bons médecins, de bons médicaments, et une technologie à couper le souffle, nous sommes plus attentifs à l’insulte, à la reconnaissance, à la liberté, ce qui ne m’empêche pas de cultiver mon potager...

Aimons vivre et acceptons le carpe diem, le meilleur n’est ni à venir, ni passé, c’est maintenant... Sachons accepter le futur dans ces petits pas, pensons à nos grands-mères qui ont appris l’électricité, la voiture, le téléphone, les machines de toutes sortes, et qui s’en émerveillaient (ma grand-mère tirait sa chaise devant la vitre du four, pour voir lever son gâteau, ne se lassant pas de spectacle )

Un dernier point : la meilleure manière de ne pas se contrarier pour des choses sans importance, c’est de les prendre comme des choses sans importance. Un fâcheux est un fâcheux, il ne peut nous atteindre que si nous l’avons décidé et voulu. 

Aimons la vie et nos proches, sans nous compliquer...lecteurhr.jpg

Marc Bonnant

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Quand je m’observe écrivant, j’ai en mémoire les mots de ceux qui, s’étant pareillement observés à l’ouvrage, avaient conclu que l’écriture n’était pas une action naturelle, qu’elle requérait de la contrainte et du renoncement, qu’elle situait l’homme entre l’abîme du dehors et celui du dedans, un enfer dichotome face auquel il apparaît si vulnérable qu’un vertige suffirait à le perdre. Quelle curieuse pulsion, quelle énergie délétère l’encourage-t-elle à affronter les gouffres ? Le goût du défi ? Celui du péril ? Ou simplement la curiosité… « J’écris pour me parcourir », disait Michaux, en précisant que « c’est là l’aventure d’être en vie ». Concédant à la lumière un peu de sa nuit intérieure, celui qui écrit se réacquiert au fil des mots, exhumant un langage enfoui dont l’immense variété donne à croire que l’espace du dedans, à l’échelle des mondes borgésiens, est infiniment plus vaste que celui du dehors

Rencontre

J'ai la chance, par Musanostra, de lire tous les ans les nouvelles de candidats au prix, organisé par cette association. Curieusement, et contrairement à mes attentes, la nature des textes et leur qualité sont très différentes  (meilleure, sans contest) de la nature des tapuscrits que je reçois par ma maison d'édition. Le texte court est un art difficile, il demande en peu de pages, une concentration de la fable, une densification des situations, et une maîtrise du style, lequel ne peut souffrir en si peu de lignes, du moindre relâchement. Deux textes m'ont particulièrement retenue, et sans que je sache si mon avis a été partagé par d'autres j'ai eu un véritable coup de cœur pour le premier d'entre eux, lequel après enquête provient d'un auteur que je ne connaissais pas: Marc Bonnant. Style très soigné. Un littéraire à n'en pas douter, avec ce que cela comporte de préciosité et de contemplation de soi-même. Donc quand enfin ce récit anonyme est identifié je me suis rendue sur un des plus beaux blogs que j'ai vu et lu. Magnifique présentation, sobriété du skin qui met le texte en valeur sans l'étouffer et belle teneur du propos. À mon sens, ce que j'ai lu de mieux ces derniers temps. Voici en chapeau la présentation de l'auteur par lui-même.

Oui, monsieur Bonnant, un enfer dichotome, ou l'infiniment petit devient infiniment grand. Belle approche que la vôtre !!!. À un détail près cependant, me semble-t-il bien modestement : le monde n'est pas en moi. Il est devant moi et j'aurais bien peu de choses à dire, si c'était au-dessus de mes propres précipices que je vole constamment. Moi qui vous ai lu, je voudrais vous dire: ne vous observez pas écrivant... Écrivez ! Vous le faites bien. Écrire est une exhibition qui s'assume, ne faisons pas des lecteurs des voyeurs, et ne sacrifions pas dans l'arène des vanités d'absurdes Spartacus. Je ne veux pas être l'esclave de moi-même et encore moins de mes démons. Peut-être juste celle de mes exigences. Les votres sont très hautes et je m'en réjouis.

En tout état de cause, visitez ce site, et lisez cet homme.

http://www.marcbonnant.com/blog/auteur/

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