Du con envieux et bavard

Souviens-toi donc que si tu regardes comme libre ce qui de sa nature est esclave, et comme étant à toi ce qui est à autrui, tu seras contrarié, tu seras dans le deuil, tu seras troublé, tu t'en prendras et aux dieux et aux hommes ; mais si tu ne regardes comme étant à toi que ce qui est à toi, et si tu regardes comme étant à autrui ce qui, en effet, est à autrui, personne ne te contraindra jamais, personne ne t'empêcheras, tu ne t'en prendras à personne, tu n'accuseras personne, tu ne feras absolument rien contre ton gré, personne ne te nuira ; tu n'auras pas d'ennemi, car tu ne souffriras rien de nuisible. Èpictète.

Quand on en veut aux autres de sa propre nullité, quand on s’en prend à Pierre de ne pas distribuer, à Paul, de ne pas mettre en rayon, à Jacques de ne pas assez faire de battage autour de soi, quand on pense que le livre vendu qui n’est pas le sien est une vente qu’on vous vole, qu’on totalise 80 lecteurs, en comptant sa propre famille, et qu’on perd un temps considérable à attaquer les autres, on oublie un point fondamental: chaque vilainie faite aux autres vous rétrécit, et toutes les lignes écrites ne font pas livre, mais juste vinaigre.

Certains cornichons carrés et alcoolisés à la bière qui ont une b...e a la place du cerveau devraient lire les stoïques, ils n’écriraient pas mieux, mais ils emmerderaient moins les autres.

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