Été et addictions, pas qu'au rosé

Propos divers

Voilà, désolant, je vous laisse sans nouvelle des mois durant et j'éprouve soudain le besoin de m'épancher tous les jours... En fait ce billet fait suite à mes lectures de l'autre jour. Depuis j'ai lu et admiré en dépit des  quelques vieilleries une vieille amie que j'adore, Simone de Beauvoir qui m'accompagne depuis longtemps. Le problème est qu'à l'époque de la découverte du "deuxième sexe" j'étais une béotienne et à présent je le suis toujours, mais le jargon philosophico précieux m'est plus familier. Et je prends conscience de la douleur d'une femme qui parle des femmes pour parler d'elle. Bon. En fait je ne vous parlais pas d'elle aujourd'hui mais de Minette Walters. Vous allez dire: elle pousse là, détourner le regard de La Beauvoir pour parler d'une star provisoire du roman policier. En fait non, mon propos tient à l'addiction. Pourquoi dévore-t-on tout d'un auteur qu'on aime sur un premier livre même si chacun des opus n'ont aucun rapport avec l'autre ( même pas l'excuse d'être tombé sous le charme d'un personnage!) 
Je vous restitue les affres: ma "lecture liste" qui frôle la folie, déjà lus, je ne sais pas, six sept, dix livres de la Minette, donc logiquement, passer à la suite... j'en trouve un autre ( les démons de Barton House) je me dis c'est bon, il te reste Heidegger, Finkelkraut, mais rien à faire... et je craque à deux heures du matin, une fois la dernière assiette rangée. Lecture coupable car inutile, juste pour le plaisir, finie aux petites lueurs vertes du matin. Contentement. Vite ! En trouver un autre.
Pourquoi?
L'humanité des personnages, le sentiment que dans le noir il y a du blanc, que l'écriture apporte quelque chose quand elle est bien menée. Qu'un ethos d'auteur se dégage derrière l'histoire proprement dite. Que contrairement aux lettres que je reçois de mes lecteurs, non, elle ne connaît pas tout de moi, mais qu'elle m'offre un autre regard sur d'autres mondes. Voila c'est dit. Je suis une toxico. Je n'aime dans les textes que la personne derrière et je m'en gave. Tristes auteurs selon moi, ceux qui ne se nourrissent que d'eux mêmes, mais ce n'est que ma triste et modeste opinion. Ce que j'aime dans les livres de. Minette, c'est son optimisme pour l'humanité qui dans le plus bas, est capable du meilleur. 
J'ai mangé ainsi Nesbo, Connely, Vargas, Lemaitre, Djian, je les cite car je leur dois du bonheur, Mankel, Camillieri, Topin ( ah Topin!) et Quadrupani . Et j'ai de la chance, j'ai rencontré certains d'entre eux . Je vous vois envieux! oui ! oui! Vous pouvez. Parce que finalement ma modeste contribution au noircissage de pages m'a permis de rencontrer.... Ma drogue.
Sinon et dans un autre registre... Regardez " et au milieu coule la rivière." Et suivez un certain Francis Le Thellier. Franchement en politique je suis nulle, mais en être humain ... C'est un grand monsieur, il sévit sur la chaîne publique, il est grand. Vraiment.
Et puis, écoutez le chant des cigales. Ne vous êtes vous pas aperçus qu'elles sont de plus en plus silencieuses. Ce qui était normal, est devenu un cadeau. Qu'est un été sans cigales? 
Voila... C'est l'heure de la sieste, le rosé tape à la tête, je vous souhaite des cigales et un souffle de vent amical. Pardonnez mes égarements, je pensais à vous, simplement

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