Foire aux vanités

Dans la même journée j’ai appris qu’on m’avait inscrite à un prix littéraire qui s’autoproclame de prestige, et que je n’avais rien eu. Bon jusque là, comme dit le Yi King, pas de blâme. Et puis globalement, hein, on n’est pas déçu de ce qu’on espère pas. Là où on se tord de rire, mais pour de bon, c’est que les membres du jury sont cinq et qu’un d’entre eux clame sur le net, à au moins cinq reprises, jusqu’à la veille des délibérations «je n’ai rien lu de MHF  quelqu’un pourrait il en parler» «qui a lu MHF» ? Nom de Zeus tonna Mercure, quand donc vont ils inventer l’avion, que je n’ai plus à porter les messages, hein, je veux bien être dieu, mais qu’il est donc fatiguant de faire son taf?

j’ai pensé, y-t-il un pilote dans l’avion? Y-a-t-il quelqu’un d’assez aimable pour faire des fiches de lecture aux membres du jury pour les livres qui n’ont pas d’image? je suis morte de rire. Pantalonnade.

Ceci dit, et là c’est vrai, j’aime beaucoup ce monsieur, par ailleurs. Il s’investit dans beaucoup de choses et de façon intéressante, il a beaucoup de culture et ce n’est pas lui que je remets en cause. Mais l’incongru de la situation a dû je pense lui échapper. Voilà ce que sont les prix. Des réseaux. Sans rancune. Mon ami Santini, qu’on a pas lu non plus, pense qu’écrire est une récompense bien suffisante, quand on a des lecteurs.

Au théâtre des vanités, on perd son âme. 

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