Le droit de dire ou pas, suite

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Les vacances cela laisse le temps de faire ce qu'on s'interdit d'ordinaire. La visite de sites littéraires, les conversations sur Forum... J'ai été frappée cette fois par le phénomène des réseaux. Certains auteurs voient leurs noms répétés ad nauséam en certains lieux, jamais une critique, jamais un point gênant soulevés, ils sont déifiés quoi qu'ils produisent. Sur d'autres on sert la soupe à tout le monde, volonté de plaire le plus largement possible, ou de ne pas déplaire.. On ne sait pas trop. De beaux sites proposent des analyses d'image, de textes, intéressants et bien argumentés . Et d'autres encore proposent de vraies critiques avec de vraies remises en question, osant le droit de dire. Je vais essayer de vous donner les adresses des sites que j'aie aimés, ou pas... À suivre...

Mon hit parade personnel, 
  1.  musanostra.forum-actif.net

catégorie à part, ce site propose des conversations de lecteurs exclusivement axées sur leurs lectures, donc, très intéressant, et souvent drôle.un endroit comme un salon où l'on cause de tout. On est parfois gentil et parfois pas... Chacun y trouve à facilement sa place, le premier et l'incontournable.

  1. joel-jegouzo.com/
  2. corsicapolar.eu
  3. terresdefemmes.blogs.com/
  4. invistita.fr/
  5. isularama.canalblog.com/
  6. taban.canalblog.com/tag/Marcu%20Biancarelli
  7. pourunelitteraturecorse.blogspot.com/


et puis ne pas oublier le journal de corse en ligne, complet et passionant, pour rattraper tout ce qui nous échappe dans la semaine

http://www.corsenetinfos.fr/


  1.  mon préféré sur le contenu : Intelligent, ouvert à tout, pertinent, le reflet d'une personnalité érudite et passionnante
  2. pour les amoureux du roman policier, et de l'esprit des auteurs de policier.  un manifeste pour la gaieté..
  3. encore la vision d'une passion, on y trouve des analyses, des images, très soigné d'un point de vue graphique
  4.  Tout sur la poésie par une ex haut fonctionnaire qui met son intelligence au service des mots.
  5.  le plus déjanté . De tout en ébullition, pour rire souvent, pour polémiquer, parfois. ou pour ne rien dire... aussi
  6.  site continental, très bien écrit, qui met souvent la littérature insulaire en valeur et qui parle intelligemment et bien de certains problèmes récurrents, j'adore l'article sur les clichés, par exemple
  7.  le plus polémique. Effervescent, partisan, concerné. Ses qualités sont aussi ses défauts. L'expression du politiquement correct d'une certaine corse y trouve tout son sens.

À visiter de toute façon, comme tous les autres, Affaire à suivre...images-5.jpeg


Commentaires (9)

1. f.renucci@free.fr 27/12/2011

J'apprécie ce petit tour d'horizon des sites littéraires et la sincérité du propos.
J'aimerais formuler quelques questions, afin de préciser certains de vos propos :
- quels sont les auteurs déifiés dont vous parlez au début du billet ? Quelles critiques, tout à fait légitimes, pourrait-on (devrait-on) faire à propos de leurs livres ?
- je trouve assez juste votre évocation du blog "Pour une littérature corse", que j'anime. Mais j'aimerais que vous précisiez ce que vous entendez par "L'expression du politiquement correct d'une certaine Corse y trouve tout son sens" ? Ceci pour développer l'intérêt de cette discussion. Merci d'avance.

2. ferrarilycee (site web) 27/12/2011

Petit tour d'horizon qui pêche sûrement par sa rapidité, la preuve, j'avais oublié mon ami Crozier, bien malgré moi. Pour répondre à vos questions :

"quels sont les auteurs déifiés dont vous parlez au début du "billet ? Quelles critiques, tout à fait légitimes, pourrait-on "(devrait-on) faire à propos de leurs livres .

Un exemple parmi bien d'autres : Milena Agus: Son premier ouvrage, le "mal de pierre" nous avait tous charmés, et le contraste entre la sage mère de famille et ses écrits n'était pas pour rien dans la réception de l'œuvre; Pour le suivant, dont j'ai oublié le titre et qui en réalité était antérieur, personne n'a osé écrire ce que tout le monde disait dans les manifestations littéraires : mal écrit, mal ficelé, et inutilement racoleur, voir nauséabond. Mais une fois l'icone sanctifiée, il ne fallait plus critiquer, sous peine de passer pour un bas bleu, ou une mère la vertu. Soit !
La difficulté cher monsieur Renucci, c'est que tous les intervenants de blogs tels que le vôtre sont impliqués dans un processus d'écriture ou alors espèrent l'être. Ils cirent donc les pompes à ceux qu'ils pensent placer pour les aider ou alors ils copinent, sincèrement ou pas. J'ai été effarée de voir par exemple en quatrième de couverture dans ma librairie, que certains se prévalaient comme bagages, d'avoir été participants à" l'operata", sachant que ce mouvement avait pour but premier de rendre visible des auteurs invisibles, selon eux... Ce qui revenait globalement à dire qu'ils s'étaient beaucoup agités pour leur bénéfice personnel et que cela avait marché ! Étrange. A des salons, des signatures j'ai entendu de charmantes personnes tailler tel ou tel livre, je les retrouve avec stupeur, passant la pommade aux mêmes auteurs, plus connus et donc probablement plus utiles... Vous aimez sincèrement les livres dont vous parlez, et vous ne publiez pas de fiction personnelle, on ne peut vous soupçonner de calcul, mais peu sont dans cette situation. Si certains ont de vraies fraternités de pensées, combien de flagorneurs serviles...
C’est pourquoi j'aime monsieur Jegouzo; il critique de façon intelligente, appuyée, un vrai travail de littérature, enrichissant pour le lecteur et pour l’auteur, amené à s’interroger utilement. Vous demandiez l’autre jour pourquoi nous réagissions si mal aux critiques, je module : à certaines critiques ! ainsi je comprends le « je n’aime pas » je déteste par contre le « c’est nul, c’est con, c’est moche », qui ne produisent et n’avancent à rien ;

Pour ce qui est du "politiquement correct d'une certaine corse", nous rejoignions un peu la conversation que nous avons déjà eue sur la littérature corse, Vous encensez sans aucun tri tout ce qui s'écrit en langue corse; je n'ai pas trouvé sur votre site le moindre mot sur la fragilité d'un schéma narratif, sur la pertinence de récits très axés sur le patrimonial et parfois désuets, parfois approximatifs. Or vous êtes un grand lecteur. Les faiblesses d’écriture doivent vous crier aux yeux. Mais la langue semble être un bouclier contre toute forme de jugement. Je lis le corse parfaitement, j’aime cette langue sincèrement, car elle est un symbole en même temps qu’un outil de transmission. Mais combien de textes indigents m’ont fait regarder à deux fois un achat. Je reçois beaucoup de courrier de lecteur, et je vais surement vous faire rire, j’en tiens grand compte. Parce que les compliments sont agréables, mais ce sont les petits points critiques qui font évoluer.

J’aime la convivialité qui existe dans votre espace entre deux gens qui s’apprécient sincèrement et qui sont amis, c’est agréable. Mais on a pas envie d’aller dans un espace privé réservé « to the happy few » comme dirait Stendhal pour servir de con au diner du même nom ;

Enfin vous allez me dire que je n’ai qu’à appliquer toutes ces belles paroles et faire moi-même les critiques, et nous revoilà dans le postulat dont nous avons déjà débattu. Lire est essentiel pour un écrivain, par contre perdre du temps en analyse publique est néfaste. Là tout va bien ce sont les vacances… Et puis en vieillissant, j’ai appris que se taire, en fin de compte, ce n’est pas de la lâcheté, c’est le prix de la paix.

3. f.renucci@free.fr 27/12/2011

Concernant le premier point (auteurs encensés pour cause de marketing ou de snobisme ; critiques négatives sur ces mêmes auteurs en aparté), cela nous renvoie à la fabrication d'un espace public où les désaccords pourront s'exprimer sans dériver vers le sentiment d'agression et le conflit stérile. Nous y arriverons bien un jour...

Concernant le deuxième point : il est faux de dire que je n'ai jamais fait aucune critique négative concernant des textes écrits en langue corse. Il suffit de lire les billets consacrés aux livres de Jean-Yves Acquaviva, Marceddu Jureczek, et même un billet de 2009 sur "Viaghju in Vivaldia" de Marcu Biancarelli. J'ai relayé aussi les critiques de Jacques Fusina et de Pascal Ottavi concernant le même auteur. Ainsi que les critiques concernant un texte de Rinatu Coti que j'aime beaucoup ("Intornu à l'essezza").

Troisième point : je n'organise pas de "dîner de cons" sur "Pour une littérature corse", mais je conviens bien volontiers que toutes les discussions n'ont pas été très sympathiques. Que faire, sinon continuer en appelant chacun à s'exprimer clairement, sincèrement, avec ouverture d'esprit et courtoisie ?

Quatrième point : chacun est libre de s'exprimer comme il le veut, quelle que soit sa situation (écrivain, pas écrivain, ami, pas ami, etc.). L'histoire littéraire connaît de nombreux exemples d'écrivains qui ont été de grands critiques, mais aucun écrivain n'est obligé d'être critique littéraire ni même de s'exprimer comme simple lecteur.

Dernier point : s'il est quelque chose qui ne me convient absolument pas, c'est bien le silence. J'imagine la Corse (et l'espace littéraire corse) comme un champ démocratique ; cela interdit d'une certaine façon qu'il y ait jamais une situation de tranquillité, puisque tout est fondé sur des désaccords ; le but étant que ces désaccords soient productifs, puisqu'ils ne peuvent être toujours amicaux.

Merci de poursuivre ainsi la discussion.

4. ferrarilycee (site web) 27/12/2011

Vous êtes plus rapide que la foudre... je vais réfléchir à l'ensemble, mais la première réflexion qui me vient à l'esprit est la suivante : je sais qu'il n'y a que dans mes livres que j'arrive à dire ce que je veux vraiment, parce que cette forme d'immersion me fait parvenir à une forme de vérité, ma vérité. Les échanges de la sorte me voient pagayer, parce que je veux arriver au juste propos, pas à une approximation, et donc j'ai l'impression d'écrire un sac de conneries. j'admire ceux qui sont capables d'aller dire trois phrases ici, trois ailleurs, en sachant que CELA RESTE et en se prenant assez au sérieux pour avoir envie de poursuivre, je ne crois pas assez en moi, et bien trop en mes personnages. J'aime la fiction, parce qu'elle éloigne justement les angles de la vie, elle les déguise, vous me demandez de sauter à pieds joints dans la mare... Je vais réfléchir, je vous récrirai, bien sûr, et merci de cette conversation.

5. f.renucci@free.fr 28/12/2011

Madame Ferrari, je ne veux obliger personne à discuter, ou à se sentir mal à l'aise dans une discussion. Il se trouve que vous publiez un propos sur votre blog, propos qui concerne la littérature corse, je serais donc incohérent avec moi-même si je ne réagissais pas. J'aime la fiction et la discussion ; j'aime le transport dans l'imaginaire et tout autant que prendre ce beau risque du désaccord. Le fait que ces "paroles" restent en permanence sur le net ne me gêne pas, c'est toujours l'occasion pour quelqu'un d'en prendre connaissance et de reprendre la discussion. Vous citiez le blog de Jean-Pierre Cavaillé (taban), où l'on trouve de nombreuses discussions fouillées, qui font avancer le propos (en tout cas vu par un visiteur extérieur comme moi, alors que peut-être que les participants ont l'impression de piétiner). Bref, merci enocre et à bientôt. (Je ne trouve pas que ce que vous disiez soit des bêtises).

6. ferrarilycee (site web) 28/12/2011

Je sais bien que vous n’obligez personne… Mais convenez que l’animation de site est une discipline, et que certains y excellent, d’autres non… Bon, je reprends… il me semble que la critique est un vrai métier, qui se supporte pas trop les compromis, car une compromission entache tout le reste des propos tenus. Vous avez analysé des textes que vous n’avez pas aimés… alors je retire ce que j’ai dit ; mais auriez-vous l’obligeance de me donner les liens. J’ai envie de savoir « comment » vous critiquez.
Pour le « diner de con », je crois et je vous l’ai déjà dit que l’anonymat permet des débordements qui n’apportent rien. Je n’écris jamais quand je ne me nomme pas, et je trouve que c’est la politesse minimum. J’ai vu apparaitre de droite et de gauche des signatures d’un jour, dont on pourrait presque mettre le nom véritable sur le propos tenu, mais que l’on retrouve sur une autre page, en flagorneur.. Alors de mon côté, j’essaie de montrer mes photos de maquettes en allumettes à des gens qui n’en riront pas. Dans l’hypothèse ou je me livrerais à cet exercice.
Pour ce qui est de l’histoire de l’écrivain critique, j’en connais nombre critiques de peinture (Diderot, Gautier, Baudelaire) et un peu moins de grands écrivains grands critiques. Les écrits de Sainte Beuve étaient pardonnez-moi, un peu tartignolles et il n’est pas resté à l’histoire pour eux…je crois qu’il est difficile de faire les deux. D’abord cela prend du temps et ensuite on sait assez les affres traversées pour exercer ce talent sur l’œuvre finie.
Je vous suis dans le sens où le désaccord créé le mouvement, mais le mouvement sur la toile fait-il vraiment évoluer les choses ? Voyez-vous, ce que j’y lis est bien souvent envie, aigreur, fausse déférence, vraie rancœur, et de cela, il n’est besoin d’aller le chercher dans l’ordinateur qui dépose tout à domicile.
Mais votre travail a le mérite de rendre visible certaines perles passées à la trappe…
Je vais vous donner du grain à moudre, mais je considère que le système des subventions permet l’émergence de mauvais livres et d’auteurs qui pensent qu’écrire suffit à faire un écrivain. Le livre est un objet, rien de plus. Je vous conseille d’aller au restaurant de l’Arsenal à Marseille. Grande leçon d’humilité, on y mange dans un décor de livres anciens qu’on peut consulter en se restaurant, et qu’on peut acheter. La plupart sont oubliés, quand ils ont été connus. Je crois que pour faire un auteur, il faut un lectorat, des récepteurs, et non produire des textes comme des voix factices. Je crois que quelque part l’émergence de ce qui est bon se fait, service de presse ou pas et ce qui ne l’est pas s’oublie comme il a émergé. Je crois que le lecteur doit être le centre de nos préoccupations, quand nous souhaitons publier quelque chose. ON peut écrire pour soi. On ne publie pas pour soi. Et la protection accordée par la subvention renvoie l’acte d’écriture à une opération marchande à valeur patrimoniale ajoutée, sorte d’aoc littéraire. Il faut faire des huitres alors, c’est plus honnête. Quand un livre ne trouve pas son public, un second non plus, l’éditeur a à prendre une décision. Il peut croire en nous, et alors c’est encourageant, et nous écrivons portés par un regard bienveillant, qui choisit notre singularité, mais il ne doit pas semblant de croire sans croire, ce qui est le fait de la subvention. Allez, reconnaissez que je vous ai donné du grain à moudre
Bien à vous…

7. f.renucci@free.fr 28/12/2011

Je suis d'accord avec vous sur plusieurs points, en désaccord sur d'autres :

1. Je ne me considère pas comme un critique littéraire professionnel. Je donne des avis de lecteur, subjectifs, exprimés honnêtement. "Ma" façon de critiquer - ou plutôt, de lire - s'intéresse d'abord à l'originalité et à la force des "fables, des formes et des figures" que les oeuvres proposent. La plupart du temps je ne fais pas de présentation générale du livre, je m'arrête plutôt sur un passage, voire une page. Et ce qui me plaît c'est de lire des "critiques" différentes sur un même ouvrage, je n'ai donc rien - bien au contraire - contre une critique professionnelle traditionnelle.

2. Les écrivains qui sont aussi des critiques littéraires sont tout de même nombreux : Proust (sur Flaubert ou Baudelaire), Balzac (sur Stendhal), Milan Kundera (sur Cervantès, Tolstoï, Kafka et bien d'autres), etc. Il me semble que l'histoire nous apprend que toutes les combinaisons sont possibles.

3. Je suis persuadé que ce qui se passe sur Internet permet de donner une visibilité et un espace de discussion qui n'existent pas dans les médias autres (pour deux raisons principales : papier/télé/radio propose des choses qui "disparaissent" - sauf à être basculées sur un site internet - et le système économique et culturel un filtre qui oublie nombre d'oeuvres intéressantes). L'expérience et les réflexions de François Bon sur l'écriture, la lecture et la publication numériques sont très éclairantes sur ce point : voir le Tierslivre.net et publie.net... Non tout n'est pas qu'aigreur et médiocrité sur le Net, il y a vraiment beaucoup d'expériences très belles et de prises de parole extrêmement fructueuses. (Je pens aussi au blog "L'or des livres" d'Emmanuelle Caminade, que vous devez connaître aussi.

4. Pour retrouver les billets consacrés aux auteurs cités, ilsuffit de cliquer sur leurs noms dans la rubrique "De qui ou de quoi nous parlons ici" ou de le taper dans la fonction recherche. Mais voici tout de même deux liens : http://pourunelitteraturecorse.blogspot.com/2010/02/le-jeu-de-la-verite.html
et
http://pourunelitteraturecorse.blogspot.com/2011/06/ombre-di-guerra-jean-yves-acquaviva.html

5. Je reprends ici une défense de l'anonymat sur le Net : je crois qu'il peut libérer la parole (un exemple : les critiques sur "Intornu à l'essezza" : http://pourunelitteraturecorse.blogspot.com/2009/06/intornu-lessezza.html). Qu'il permette aussi des débordements, c'est vrai aussi. Mais je préfère courir ce risque plutôt que de nous condamner au silence.

6. Que le système des subventions aboutisse à la production de mauvais livres, sans public, c'est possible. En même temps, il faut une production conséquente qauntitativement pour que puisse émerger des livres de qualité et sutrout il faut fabriquer le lectorat qui souvent ne connnaît pas les oeuvres, n'y a pas accès facilement, etc. L'école, les médias, les études universitaires, les salons, les médias, les revues, les libraries, les bibliothèques : tout devrait servir à cet objectif : faire connaître, faire lire, engager à multiplier les avis, libérer la aprole et la critique, etc.

8. ferrarilycee (site web) 28/12/2011

Aie, je sens l’addiction me guetter…
mauvaise limonade…
Évidemment il y a eu d’autres auteurs critiques que Sainte Beuve, mais je persiste, à part Sartre, Kundera, et quelques rares autres, ce sont des faits d’écrit ponctuels, personne ne mène les deux activités concomitantes. J’aimais les critiques de Begbeider à un moment, mais on dirait qu’une activité se fait au détriment de l’autre, car si on est trop critique, on se remet en cause ad vitam, et on se tait… Il me semble que c’est fatal.

Ensuite vous parlez de critiques professionnels, mais j’en suis simplement à espérer un vrai journaliste qui lise autre chose que le service de presse et qui rabâche bêtement ce que l’attaché de com a pondu, même « lire » et « télérama » nous servent la fiche éditeur. En Corse les journaliste collent des étiquettes ou font des résumés. C’est gentil de lire un livre qu’on vous envoie, et d’en dire quelques mots, mais bon, on souhaiterait un avis, une envie sincère, un plaisir quelque part . De ce point de vue-là, je suis heureuse en Italie, car selon les sites et les journaux, ils abordent les livres d’une façon complètement différente.
Savez-vous, quand les premiers articles qui parlent de vous vous baptisent « Agatha di Corsica » ou « la Dard de Corse », on hésite entre rire et pleurer. Et en plus les étiquettes collent.
C’est pourquoi j’aime aussi Musanostra, parce que cela rit, cela pleure, cela aime, cela n’aime pas, mais cela vit.

Vous avez raison le net n’est pas qu’une poubelle, pour preuve, les sites précités et l’usage qu’on en fait, mais c’est est une aussi… et non je ne connais pas le site de Mme Caminade. Je vous assure, je suis une piètre surfeuse.

Pour l’anonymat, vous ne pourrez pas me convaincre, là pas moyen. Je pense qu’une personne qui se cache, c’est une personne qui fait des graffitis, des petites dénonciations ; des coups bas. Attention, je ne parle pas des faux anonymes que l’on trouve sur « pour une littérature corse » et où on identifie très bien certains intervenants. Non, je parle de ces coups de griffe sans gloire et sans panache, qui ne visent qu’à dégrader. Voyez, je fais si peu d’usage des commentaires du blog que je n’avais pas pensé à les modérer, mais je sais que je virerais les anonymes ou du moins ceux qu’on ne peut pas identifier. Qu’ils répondent de leurs paroles, s’ils les émettent. Quel intérêt, autrement ?

Voilà bien des sujets de discussion aussi passionnants les uns que les autres, et avec tout cela, et je m’en excuse, j’ai oublié pour la première fois de ma vie la signature à la librairie Album de Bastia que je pensais pour demain et qui était annoncée aujourd’hui…

Enfin, je suis en train de lire des nouvelles pour un concours, et je puis vous assurer que l’envie d’écrire est forte et les textes sont bons… Je persiste à penser qu’un bon auteur prend le temps qu’il lui faut, mais il émerge… Avec ou sans subventions …

9. f.renucci@free.fr 28/12/2011

Bien, merci pour cet échange. J'espère que vous irez aussi sur le blog "L'or des livres", on y trouve notamment de nombreuses notes de lecture sur des livres corses : http://l-or-des-livres-blog-de-critique-litteraire.over-blog.com/

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