pourquoi je ne lirai pas Onfray, l'Usu Corsu et pia pias divers

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Onfray s'attaque à Camus. Après avoir déboulonné (enfin voulu déboulonner ) Freud, être allé griffer Niezsche, il entreprend de récupérer Camus. J'ai cédé aux sirènes mercantiles, et subi la lecture des précédents. Le plan en est simple :

 

  • 1/ Je suis un être d'exception couvert d'honneurs et de diplômes, (argument d'autorité) et j'ai déjà écrit des livres "essentiels"
  • 2/L'auteur traité (Freud ou un autre) n'est pas celui que vous croyez, il faut porter sur lui un nouveau regard, iconoclaste surtout
  • 3/l'auteur traité est beaucoup moins grand que vous ne le pensez: développé en a-b-c-d
  • 4/l'auteur est beaucoup plus humain, ce n'est pas un dieu en a-b-c-d et nous avons le DROIT de le juger
  • 5/ conclusion, je suis plus grand que l'auteur traité puisque je suis le premier à avoir eu la clairvoyance de m'y attaquer


Assez Niezscheen pour démontrer sa surhumanité, personnellement l'étalage d'ego de ces ouvrages me fatigue, et m'insupporte. Mais bon, vous faites comme vous voulez... 

Plus vastement le regard qu'il porte sur la société se veut celui du dernier guetteur en haut des remparts, mais il me renvoie bien plus aux guetteurs de Casque d'Or, qui roupillent les yeux ouverts, qu'à une sentinelle aux aguets.

Un c'èmicca lampatu da u muraglione, hélas..(Much Ado About Nothing ) Comme dirait William ce qui me conduit à mon second sujet...

SInon, excellent outil de lanque L'usu Corsu de Pascal Marquetti, plus qu'un dictionnaire, un apprentissage du juste mot, inséré dans l'esprit de la langue, utile, et qu'on peut lire comme un livre... 

a to mamma éra cuntrària

a st'amore cusi distintu

e quand'èlla mi truvava

mi dicia"Che tu scià tintu!"

l'ouvrage offre de cette manière proverbes, contines, petits poèmes qui inserent le mot dans un contexte vrai, à posséder absolument, et c'est chez le formidable Alain Piazzola, toujours. Ce qui permet peut-être de more mieux, mon troisième sujet

adaptant le Haiku au corse, j'aime aussi les poèmes de Ghjacumu Biancarelli qui saisit l'instant mieux que quiconque...

Qui è cula

si senti a boci lli pisci

è cascani i casci

Centu è Vada

et enfin pour la route ce bel objet de Segalen

Conseils au bon voyageur

Ville au bout de la route et route prolongeant la ville : ne
choisis donc pas l'une ou l'autre, mais l'une et l'autre bien
alternées.

Montagne encerclant ton regard le rabat et le contient que la
plaine ronde libère. Aime à sauter roches et marches ; mais
caresse les dalles où le pied pose bien à plat.

Repose-toi du son dans le silence, et, du silence, daigne
revenir au son. Seul si tu peux, si tu sais être seul, déverse-
toi parfois jusqu'à la foule.

Garde bien d'élire un asile. Ne crois pas à la vertu d'une vertu
durable : romps-la de quelque forte épice qui brûle et morde et
donne un goût même à la fadeur.

Ainsi, sans arrêt ni faux pas, sans licol et sans étable, sans
mérites ni peines, tu parviendras, non point, ami, au marais des
joies immortelles,




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