vie, mort, élucubrations

On vit, on anticipe, on réfléchit, on prépare demain, on prend des assurances, on fait des papiers, on construit des mausolées, on prend des concessions, et toute cette énergie dépensée pour demain tache l’aujourd’hui qu’on ne vit pas. Soudain le destin frappe, mais pas là où on avait dressé une cible, à côté, sur la table des réjouissances, sur la nappe de fête, et il ne reste que des cendres. Alors on se rend compte qu’on a laissé la meilleure part de nous même vivre dans la crainte d’un événement qui ne se produit jamais comme on l’imagine. Je veux donner à mes enfants, tout ce que je peux de mon vivant, pour qu’à mes derniers jours il n’y ait que la paix autour de moi. Et puis à midi, je vais faire des brochettes, et des côtelettes. Je vais écrire à mes amis. C’est en ayant une belle vie qu’on prépare une belle mort.

Vous devez être connecté pour poster un commentaire