Bilan seq poésie; matériel pour la dissert

Conclusion de séquence

Nous avons vu dans cette étude consacrée à la poésie:

  • -Un ensemble de réflexions sur le thème de la mort:

    • Adieux, épitaphes et autres congés et testaments

      • Villon

      • De Nerval

      • Baudelaire (la mort du pauvre)

    • deux textes argumentatifs

      • la volonté de mourir; La Fontaine

      • contre la mort stupide de la guerre, Rimbaud

    • deux visions poétiques de la mort

  • Baudelaire (la mort des amants)

  • Aloysus Bertrand

>Une réflexion diachronique sur

  •  
    • le sonnet

    • les poèmes d'adieu

>l'évolution de la poésie au XIX du Romantisme jusqu'au Symbolisme

 

documents complémentaires

iconographie

 

peintures rangées dans le dossier représentation de la mort du site

 

à imprimer

  • Théodore Gericault, le « radeau de la Méduse »

  • Rembrandt , médecins examinant un cadavre

  • Pierter von Steenwick «  Vanité »

  • Michel Ange, Création du monde, le Jugement dernier.

  • Scène de guerre

 

les Vanités

Leur titre et leur conception sont issus de la phrase de l'Ecclésiaste : vanitas vanitatum omnia vanitas (vanité des vanités, tout est vanité). Le message est de méditer sur l'inutilité des plaisirs du monde face à la mort qui guette. C’est en même temps un élément essentiel à l’émergence de la nature morte en tant que genre.

Si la nature morte existe pendant la Grèce (rhopographie) et la Rome antiques (mosaïques de Pompéi), elle disparaît pendant un millénaire de la représentation picturale car l'art byzantin ne l'utilise pas.

Si les objets au Moyen Âge peuvent figurer dans la peinture traditionnelle (groupe, situation...), c’est parce qu’ils ont un sens. Dans les vanités, les objets représentés sont tous symboliques de la fragilité et de la brièveté de la vie, du temps qui passe, de la mort. Parmi tous ces objets symboliques, le crâne humain, symbole de la mort, est l'un des plus courants

Le mémento mori (souviens toi) peut s'exprimer aussi par des tableaux rappelant les grands faits de mort, naufrage, bataille. (Géricault, scène de guerre)

Enfin la mort peut être vue d'un point de vue réaliste et clinique, comme dans le projet d'écriture de Zola.

 

Apprenons à lire une image

Théodore Géricault
Le Radeau de la Méduse
1819
huile sur toile 491 cm x 716 cm

Le réalisme submerge l’idéal

L’oeuvre n’est pas romantique mais appartient à un néoclassicisme qui se fissure : la peinture de genre est traitée comme la peinture d’histoire et le « réalisme » submerge l’idéal. Les souffrances de l’être humain accèdent au rang de la peinture d’histoire, au grand genre réservé aux épisodes bibliques, aux exploits des héros grecs et romains et aux hauts faits des monarques. Parmi ces naufragés, Géricault aurait pu faire figurer un exemple de courage spartiate ou de résignation stoïcienne. Or il n’en n’est rien. Hommes et femmes souffrent, mus par le seul instinct de conservation. Ils sont dominés par une souffrance toute animale. Le schéma davidien est transformé.

Les limites de la souffrance

Géricault s’inspire de la Bataille d’Eylau de Gros pour mettre au premier plan les souffrances des hommes dans des circonstances extraordinaires. Géricault choisit un moment de forte tension : à l’horizon un navire se profile ; les survivants rassemblent leurs forces, agitent des linges. Rien ne nous dit que les signaux seront perçus. Géricault se révèle un exceptionnel dessinateur et un prodigieux constructeur de l’espace pictural, ajoutant à son oeuvre une tension dramatique violente et une force des éclairages venant des peintres baroques napolitains et du Caravage.

Un drame de l’incurie

Inspiré d’un événement récent, que Géricault analyse « à chaud », cette oeuvre évoque le naufrage du bateau la Méduse, coulé le 2 juillet 1816. L’affaire défraye la chronique, cent quarante-neuf rescapés s’étant entassés sur un radeau de fortune, à bord duquel ils devaient souffrir vingt-sept jours avant d’être sauvés par un autre navire, l’Argus, qui ne recueillit en définitive que quinze survivants. Tout dans cet épisode provoque le scandale : le contexte politique avec la mise en cause d’une administration qui a laissé un capitaine inexpérimenté diriger le vaisseau, les scènes d’anthropophagie sordides qui eurent lieu à bord du radeau et la noirceur générale de l’histoire.

Scandale

De retour à Paris après son voyage en Italie, en 1817, Géricault commence à peindre Le Radeau de la Méduse. L’oeuvre est saluée au Salon de 1819, sous le titre Scène de naufrage, comme celle d’un peintre de génie, mais provoque le scandale, à la fois en raison de son sujet contemporain et polémique, mais aussi en raison du réalisme morbide des corps des naufragés, pour lesquels Géricault a multiplié les études, y compris d’après des cadavres. Exposé en Angleterre en 1821, Le Radeau de la Méduse fut acquis par l’État, grâce à la clairvoyance du comte de Forbin, lors de la vente posthume de Géricault en 1824.

texte Vincent Pomarède © [Louvre.edu] 1999

©[Louvre.edu]

 

 

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