incipit de Jacques le fataliste

Révision bac

 

 

Métaphore: C'est un escargot 

Comparaison: Il est haut comme trois pommes.

Anaphore répétition (poétique, lexicale): il pense très très fort.

Parataxte:  il adore manger, des fruits, des pommes, des poires, des cerises, des fraises.

Parallèle: Il est aussi beau qu'il est bête.

anthithèse (oxymore):  Cette obscure clarté.

antiphrase: Tu as fait cent deux fautes, qu'est ce que tu es intelligent!

énumération: il avait dans sa poche: des couteaux, des pièces un porte monnaie et beaucoup de terre.

 personnification (allégorie): Le ciel pleure.

euphémisme: Il descend en bas, il monte en haut.

litote: Il n'est pas bête du tout (: il est intelligent).

hyperbole: Il est immensément grand.

chiasme: Des cadavres dessous et dessoudes fantômes.

allégorie: La mort s'approcha de lui sa faux à la main/ Il a vu la liberté en marche.

hypallage:  Je suis vêtue d'immodestie.

hyperbole:  Je vous l'ai dit mille fois

 

 

Ce garçon, haut comme trois pommes, ne dit que la vérité vrai, étant donné que ses parents lui ont dit mille fois de ne jamais dire de bêtises, hélas il était d'une laideur fulgurante mais les gens lui disaient sans arrêt "qu'est ce que tu es d'une magnificence !"  et ses yeux vous regardaient avec surprise.

 

Séance 4

Objectif: les évolutions du personnage de roman à travers les siècles: Vers le roman moderne.

Le siècle des lumières Diderot, L'Encyclopédie.

 

A. Texte et contexte

L'oeuvre de Diderot est immense. Il a consacré sa vie à l'Encyclopédie qui est diffusée du savoir et des idées nouvelles. Il a fait progresser les sciences et les arts car il a été critique dans les salons de peinture. Il a révolutionné le théâtre et a conduit le roman vers le roman moderne. Ainsi ayant contribué à changer les mentalités de son temps. Il mérite bien le nom de philosophe des lumières.

Voltaire et Rousseau sont les autres philosophes fondamentaux qui ont contribué (entre autre) à la qualité de cette oeuvre et à l'évolution des mentalités.

 

 

B. le texte

le projet d'écriture c'est la raison, le but pour lequel l'auteur prend la plume. Le projet d'écriture de Diderot dans Jacques le fataliste est de rompre avec toutes les règles en vigueur dans le roman: héros, schéma narratif, fil rouge. Jacques le fataliste nous interpelle. Qui est le héros? Est-il héros? Que lui arrive t-il?

 

Axe 1. Les renseignements de l'incipit

 

Nous allons dans une première partie nous interroger sur les renseignements apportés par cette incipit. On répond aux questions classiques " qui, quand, où, pourquoi, comment".

Nous sommes confrontés à l'incipit du roman "Jacques le fataliste". Ce texte nous met en présence de deux personnages Jacques et son maître qui discute dans un lieu qui nous est pas décrit. Deux thèmes se dégagent de leur conversation.  Le premier a trait au déterminisme, le second aux amours de Jacques. L'intégralité quasi du texte est un dialogue.

Notre incipit pourrait être qualifiée de suspensif mais pas de manière classique car s'il ne nous apportent volontairement aucunes réponses il nous pose beaucoup de question.

 

informations

descriptions

progressif

+

+

dynamique

+

-

suspensif

-

-

 

Axe 2. Le lecteur comme personnage du livre.

Bien qu'étant surs d être dans un texte narratif, nous avons rapidement pris conscience des apories (impasses de sens) provoqués par l'analyse classique de l'incipit, elles proviennent de la volonté subversives (provocateur) de Diderot. En effet, il sort le lecteur de son silence et s'adresse directement à lui le rendant de ce fait actant de la scène. (ligne 1 à 5) Certes les questions sont rhétoriques mais finalement à bien y regarder pas tant que ça puisque l'auteur les pose et y répond. Nous avons donc sept questions qui ouvrent le texte et qui posent la base de tout ce qui fonde un incipit "qui quand où pourquoi?". Nous notons l'anaphore du pronom personnel "il" à cinq fois avant de définir qui est "il" avant le mot "Jacques et son maitre". Le deuxième point à remarquer ici est que le maître et Jacques sont sur un point d'égalité, voir Jacques en tant que personnage principal puisqu'il est le personnage éponyme. Jacques a un nom, et pas son maître. On note aussi que le maître n'a d'existence que par à rapport à Jacques. Il est le maître de Jacques. examinons les réponses faites par Diderot aux questions. Elles sont plus que désinvoltes " que vous importe?". La deuxième ligne du texte interpelle donc le lecteur en l'agressant quasiment. Ainsi, Diderot montre clairement que le rôle du lecteur ici ne peut être le rôle traditionnel. Par ailleurs, il oppose des réponses topographiques (ils viennent dans le lieu le plus prochain, ligne 2) aux réponses philosophiques " est ce que l'on sait où l'on va". Bref, cinq premières lignes en forme de point d'interrogation qui oppose de plus le présent et l'imparfait dans un usage des temps qui n'est pas celui de la narration. Enfin, ce court paragraphe introduit un dialogue et des didascalie comme un texte théâtral. Nos relevés du premier axe et du second nous montre donc la volonté de Diderot d'imposer une nouvelle forme au roman dans laquelle le lecteur perd tous ses repères. Cette reconstitutions sera reprise dans ce principe dans le nouveau roman des années 1960. Le sujet exacte de ce livre est la thèse du capitaine, "tout ce qui nous arrive de bien et de mal est écrit là-haut".

 

Le necessitarisme   (philosophie) et déterminisme (physique). Les trois philosophes sont Descarte, Spinoza et Leibniz . Le déterminisme est une loi physique qui réduit le hasard à une simple inconnu. Le nécessitarisme, par contre, différencie la nécessité naturelle de la nécessité divine. Pour Descartes, le libre arbitre existe théorie reprise par Leibniz. Mais réfuté par le grand penseur de l'époque Spinoza.

 

Axe 3. Digression et nécessitarisme

 

Apres avoir posé le postulat à savoir que tout est écrit, le dialogue entre le maître et le valet entreprend de nous donner les renseignements qui nous ont été refusé de prime à bord. Nous apprenons ainsi que (ligne 10), un cabaretier est cause de la présence de Jacques à ce moment du récit. Nous voyons de la ligne 13 que Diderot ne peut pas s'abstraire des règles fondamentales  de la narration. Nous nous rendons compte à ce stade que l'incipit est une longue scène et qu'il est donc impossible de s'abstraire de toutes les règles de la narration. C'est à la suite d'une maladresse commise alors qu'il était ivre que Jacques participe à la bataille de Fontenois alors qu'il est blessé. Selon ses théories fatalistes c'est donc la faute du vendeur de vin (ironie de Diderot qui mêle une grande tragédie à une histoire d'ivrogne). C'est ainsi que Diderot veut dénoncer le fatalisme.  Nous notons que la suite du dialogue fonctionne un peu à la fonction du dialogue de clown ou le second répète en guise de réponse la question. Le différé de la réponse va là aussi constituer un des moyens de Diderot pour déconstruire le roman. Si nous nous résumons donc, nous avons un incipit sans héros apparant, sans actions à l'univers spatiotemporel flou, au schéma narratif déconstruit. Et qui en fin de compte semble une illustration pour un débat philosophique. (Le déterminisme est-il une bonne philosophie ou pas?). Nous voyons donc que le plan traditionnel d'un commentaire composé pour un incipit normal ne fonctionne pas ici et nous proposerons en grand 1 un roman déconstruit, et en grand 2 la parodie d'un discours philosophique.

 

Conclusion de ce texte:

Jacques le fataliste est une pierre angulaire du roman moderne car il met en question tous les postulats essentiels de ce genre d'écris. Roman léger dans le ton et il n'en pose cependant pas moins les bases d'une réflexion tant sur la forme que sur le fond. Et tout particulièrement de la construction du personnage romanesque. 

Nous voyons comment les philosophes des lumières ont fait progresser la compréhension des oeuvres, des idées

 

 

Pause: Description

Scène: Point culminent

Sommaire: résumé rapidement des événements

Ellipse: ce qu'on ne dit pas

 

Pourquoi le siècle des Lumières s'appelle les Lumières parce qu'ils amènent tous à la lumière de la raison, selon les principes de Descartes.


 

 

 

 

 

 


 

 

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