Incipit du le Rouge et le Noir de Stendhal

commentaire composé de L'incipit de l'œuvre de Stendhal " Le rouge et le noir"

copIé d'élève

Commentaire composé de l'incipit du Rouge et Le Noir de Stendhal.
introduction : nous sommes en présence de l'extrait de l'incipit du roman Le Rouge et Le Noir de Stendhal, un écrivain français du XIXème siècle appartenant au courant romantique.
Ce roman a été écrit en 1830, il a pour sujet principal l'amour impossible dans la France du XIXème siècle.
Problématique : Comment est décrite la ville de Verrière et quel est le véritable message que veut nous faire parvenir l'auteur ?
Dans un premier temps nous parlerons de la beauté de la ville, la mise en valeur de ses atouts et de ceux de ses alentours.
Par la suite, nous étudieront les désavantages de la ville, sa laideur et celle de ses habitants.
Et enfin nous interpréterons l'idée sous-jacente de l'auteur à travers l'incipit.
Axe 1. La beauté de la ville.
A. La mise en avant de ses atouts.
Afin de pouvoir idéaliser cette ville, Stendhal crée tout d'abord un effet de familiarité entre le lecteur et celle-ci en faisant abstraction d'une partie du mécanisme d'extraction. Ainsi l'incipit démarre par l'article défini " la " cela laisse penser que le lecteur connait déjà ou a déjà entendu parler de cette ville, de plus la ville de Verrières existe et l'histoire de ce roman est tirée d'un fait divers qui se déroula en 1837.
Il est alors possible qu'un lecteur ait déjà entendu cette histoire et en lisant le roman, celui- ci aurait une impression de déjà vu.
Puis Stendhal insère son opinion dans la description, de façon à créer une intimité et faire tomber les barrières qui le séparent du lecteur en utilisant " peut passer " suivit de son point de vue : " des plus jolies " qui est subjectif, nous sommes donc en présence d'une description subjective puisqu'il est question ici de beauté hors il n'y a aucune norme qui ne régisse la beauté, notons que grâce au groupe verbal " peut passer " l'auteur laisse à première vue le choix au lecteur de penser comme lui ou bien d'adopter son propre avis à propos de la beauté de cette ville qu'il va décrire par la suite.
Cependant l'auteur porte un jugement sur la ville avant même de l'avoir décrite au lecteur, même si le lecteur souhaite se faire sa propre opinion il ne peut pas par manque de précision à propos de celle-ci ainsi même si il veut faire croire qu'il laisse le lecteur libre de choix il l'influence tout de même et le pousse à penser que cette ville a du charme.
Il met donc les atouts de la ville qui sont sa beauté et le naturel que nous présenterons ensuite en avant.
Par la suite, l'auteur promeut d'autres qualités se rapportant au plan secondaire de la ville, son paysage qu'il dépeint alors, le naturel est mis en avant donnant un effet de brutalité mais aussi de vitalité grâce à l'emploi des mots " vigoureux " et " sinuosité ".
Les mots antéposés " Ses " qui se rapporte à la ville et " sinuosité " sont donc associés pour prôner l'état quasi sauvage et naturel de ce village et de ce qui l'entoure.B. La description du paysage.
Ultérieurement, Stendhal débute une description du village, permettant ainsi au lecteur de visualiser mentalement les habitations de la petite ville et ainsi de créer une plus grande immersion dans le roman.
Il met alors en avant les caractéristiques des maisons campagnardes de cette époque, grâce à cette caractérisation, il accentue la dualité et l'opposition entre la ville et la campagne autour duquel est entre autre axé le roman.
Les maisons sont décrites grâce au champ lexical de la couleur : " Ses maisons blanches ", " tuiles rouges ", prônant ainsi comme sens principal du texte la vue et donnant ainsi l'impression au lecteur qu'il voit le village durant cette description.
On remarque que l'auteur s'ancre ici dans une part de réalisme en situant géographiquement l'emplacement de ce village grâce aux mots antéposé et postposés " La petite ville " et " Franche-Comté " puis il s'emploi à décrire l'emplacement du village l'emplacement du village " Ses maisons (...) s'étendent sur la pente d'une colline ", on remarque la part importante qu'occupe l'idée de réalisme dans cette description grâce à des indicateur temporel " jadis " et " maintenant " faisait référence un passé et renforçant donc l'idée de réalité sur laquelle insiste Stendhal.
C'est donc une description subjective et infléchissante que fait Stendhal de cette petite ville.
Axe 2. La laideur de la ville.
A. Le passé de cette ville et ses vestiges.
Stendhal s'emploie ensuite à déconstruire la présentation idyllique faite par ses soins quelques lignes plus haut, pour se faire il souligne le déclin de la fierté de la ville imagé par les fortifications auxquels Stendhal émet une comparaison entre deux époques différentes, tout d'abord il évoque le passé de ces constructions " bâties jadis " puis leur état actuel grâce au mot " maintenant " qui permet de situer l'époque et qui se réfère au mot " ruinée ".
À travers cette comparaison, la décadence est mise en avant.
il est aussi important de noter les mots antéposé " Verrière " ( ligne 1 ) et postposé " Ruine " qui ici aussi traduisent l'idée de décadence constamment ancrée dans cette partie de texte.
L'auteur expose donc son point de vue selon lequel Verrière fut une ville honorable, avec une fierté mais que celle-ci est à présent à présent obsolète, tout comme les fortifications de cette ville.
B. Les différentes économies et leurs aspects.Postérieurement, Stendhal présente les différentes industries propres à cette ville, la première est celle des scies à bois, elle est précédée du champ lexical du désordre " brisées ", " torrent ", " se précipite ", " se jeter ", celle-ci est décrite à l'aide d'une hyperbole " fort simple " qui est aussi un oxymore étant donné que les mots fort et simple renvoient à des idées opposées, ainsi ce groupe de mot n'est non pas mélioratif comme la majorité des hyperboles mais négatif et cela a pour effet d'enlever à cette industrie une part de sa beauté, cette industrie est désignée comme peu rentable mais capable d'assurer un certain bien être en prime. Ce travail est donc dénigré, il n'est pas considéré par l'auteur comme un véritable métier mais plutôt comme une activité d'appoint permettant une meilleure condition de vie.
Par la suite l'auteur entame le portrait d'une autre économie propre à ce village, celle des toiles peintes qu'il qualifie de responsable du niveau de vie élevé des habitants, ces toiles sont des toiles dites de Mulhouse et c'est la seule information qui est mise à disposition de la part de l'auteur, hormis le fait que grâce à celle-ci le village s'est enrichi, remarquons que les groupes de mots de la phrase, antéposés "C'est à la fabrique de toile" et postposés "Verrière" unis prônent l'idée selon laquelle Verrière tire sa richesse exclusivement de cette industrie.
Enfin Stendhal commence la description de la fabrique de clous, celle-ci débute par le groupe de mot " À peine " qui a pour but de saisir le lecteur, ce groupe de mot est suivi du groupe verbale "entre-t-on" notons que le "on" fait référence à nous, le lecteur, ainsi l'auteur nous plonge véritablement dans le roman et donne l'impression au le lecteur que c'est lui qui découvre au fil de sa lecture la fabrique grâce au verbe "entre" qui se rapporte avec "on".
L'auteur utilise encore par la suite le pronom "on" suivit du champ lexical du bruit de part les mots "fracas", "bruyante", "pesants", "bruit" etc.
Ce champ lexical peut être interprété comme une figure d'insistance de gradation aillant pour effet d'accentuer le sentiment de d'étourdissement chez le lecteur.
Ce champ lexical précédé du mot "étourdi" nous transmet un sentiment de lourdeur qui règnerait donc aux abords de cette fabrique.
L'auteur s'intercale dans le texte, dialogue avec le lecteur grâce au groupe verbale "je ne sais combien".
C. Le portrait des habitants.
Les habitants du village sont décrits simultanément avec les fabriques.
Afin de les présenter, Stendhal utilise le champ lexical de la classe sociale : "plus paysans que bourgeois" qui est une comparaison à but péjoratif, de façon à déprécier ceux-ci, puis il emploie le champ lexical de la richesse : "enrichi", " l'aisance générale".
Cependant cette richesse est mise en rapport avec le déclin de Napoléon : "l'aisance générale (...)depuis la chute de Napoléon" ce qui a pour effet de dévaloriser celle-ci étant donné que nous nous situons dans une époque ou Napoléon est l'archétype du héros romantique, courant littéraire prédominant.
Les habitants sont alors considérés comme des gens opportunistes, sans valeurs.
Par la suite, il s'emploie à décrire les ouvrières de cette usine, les jeunes filles sont mises en valeur par une modification emphatique "Ce sont des" extraite par la gauche.
Nous sommes alors en présence d'une description à forte connotation sexuelle de part les mots "jeunes filles fraîches", "marteaux énormes", "pénètre"... Cela a probablement pourbut d'évoquer chez le lecteur une forme d'excitation afin de retenir son attention lors de la lecture du texte.
Il est primordial de remarquer l'anaphore répétée trois fois de "voyageur" dans le texte, auquel s'identifie le lecteur qui devient alors le visiteur du roman au lieu de n'être que le spectateur de celui-ci.
Enfin la description du personnage prédominant se déroule par une ouverture classique annoncée par un personnage secondaire, de plus le mot "M. le maire" est placé en fin de texte, ainsi tout ce qui est décrit auparavant se rapporte à lui, aussi bien l'usine, que les jeunes filles. Le maire est donc une figure dominatrice et essentiel de la petite ville de Verrière.
M. le maire est décrit en détail par des adjectifs "grand", "important" et un participe passé "affairé" dont le but est de donner de lui une image globalement positive et imposante.
Axe 3. L'idée sous-jacente de l'incipit.
A. La décadence visuelle et morale de la ville et de ses habitants.
La décadence visuelle est illustrée tout au long de cette description de part la mise en rapport quasi continuel entre le passé et l'époque contemporaine.
À l'instar des fortifications auparavant en bon état et à présent devenues des vestiges d'une époque lointaine où la fierté était prévalante, les vestiges des fortifications peuvent s'apparenter aux restes d'une histoire qui tend à disparaitre.
Et donc si celle-ci disparait c'est l'identité toute entière de ce village qui périt.
Le thème de la ruine étant une des sources d'inspiration prépondérante du courant littéraire romantique, elle est donc tout bonnement illustrée dans ce texte par la décadence de la ville et de son passé autrefois glorieux.
Cependant la régression morale est aussi présente, illustrée par des habitants sans valeur et éthique qui profitent du déclin de leur empereur -considéré comme un héros à leur époque- pour s'enrichir et rebâtir le village.
La aussi le mot rebâtir est utilisé à la fois au sens propre et au sens figuré pour dénoncer des valeurs immorales tel que l'opportunisme qui servent à présent de bases pour une population en pleine réédification, à l'image de leur village.
B. Une ville à l'image de ses habitants.
Stendhal nous fait tout au long de la description le portait d'une ville qui tout comme ses habitants connait un changement majeur, tant au niveau des moeurs et des mérites qu'au niveau de l'apparence ainsi la ville se rénove et ses habitants s'enrichissent, nous assistons donc à l'évolution d'un ensemble ville-habitants qui montre que les deux sont indissociables et identiques.Conclusion :
Stendhal, nous présente en premier lieux la ville souvent un regard positif en prônant ses aspects de beauté illustrés par le naturel, cette représentation est marquée par la précision des détails qui rappelle le courant littéraire réaliste.
Par la suite l'auteur déconstruit lui même la description semblable à celle d'un conte féérique faite précédemment, en dénonçant les inconvénients de la ville tel que le bruit qui y règne, la nonchalance des habitants et l'exploitation de jeunes filles dans l'usine. Finalement l'idée sous-jacente de cet incipit est la critique de la ville de Verrière et ce sous toutes ses formes.
Stendhal nous fait en premier temps l'éloge de la ville pour pouvoir par la suite blâmer la petite ville et ses habitants, amenant donc le lecteur à ressentir une forme de dégout envers la ville de Verrière et ses habitants.

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