Le guépard2008

travail du jeudi 7 sur la base de la dissertation de la termnale de claude, professeur sur le continent.

les sujets ont été donnés et traités sur le continent par des élèves de terminales, nous en ferons la lecture, l'analyse et tenterons de réfléchir utilement à les enrichir


LITTÉRATURE
  Durée : 2 heures
Coefficient 4

 

L’usage des  calculatrices est interdit
Vous traiterez dans  l’ordre qui vous plaira les deux questions suivantes.

 

TOMASI DI LAMPEDUSA

 

Question 1

(sur 8 points ; temps  conseillé 45 mn)

On a pu dire que le roman Le Guépard raconte une succession de fins (fin d’une dynastie, mort du prince, destruction d’une partie des reliques, suppression du chien empaillé Bendicò…) Qu’est-ce qui, dans la sixième partie consacrée au bal chez les Ponteleone, aide à renforcer cette impression ?

 

Question 2

(sur 12 points ; temps conseillé  1h15mn)

Le roman Le Guépard de Tomasi di Lampedusa aurait-il un sens pour un lecteur qui  ignorerait l’histoire de l’Italie ?

 

Corrigés

 

Question n°1

 

Qu’est-ce  qui contribue, dans la sixième partie du roman Le Guépard,  consacrée au bal chez les Ponteleone, à renforcer  l’impression que l’auteur a raconté une succession de  fins ?

 

Le  Guépard, unique roman du prince sicilien Giuseppe Tomasi di Lampedusa, publié après sa mort en 1957, raconte la décadence lente et inéluctable d’une grande famille aristocratique à la fin du XIXe siècle, depuis le débarquement de Garibaldi en 1860, jusqu’à la veille de la première guerre mondiale ; ce récit prend appui sur les souvenirs de l’auteur, ce qui lui permet de faire revivre le temps fastueux de sa famille mais donne également au récit une tonalité mélancolique. On a pu dire que le roman Le Guépard raconte une succession de fins - fin d’une dynastie, mort du prince, destruction d’une partie des reliques, suppression du chien empaillé Bendicò. Qu’est-ce qui, dans la sixième partie consacrée au bal chez les Ponteleone, aide à renforcer cette impression ?

 

La sixième partie du roman a pour sujet une fête qui réunit chez le prince Ponteleone l’aristocratie palermitaine, à la recherche de son insouciance d’avant Garibaldi, tandis que le prince Salina ne paraît sensible ce soir-là qu’à l’idée de mort perceptible pour lui dès qu’il quitte son palais avec sa famille. Le récit en focalisation interne communique au lecteur les impressions de Salina avec toute la distance et l’ironie de l’observateur sur le terrain.

 

Nous verrons dans une première partie comment cette société semble vivre ses derniers beaux jours sous le regard du prince ; dans une deuxième partie, nous suivrons le prince dans sa méditation personnelle, tandis que pour finir, nous tenterons dans une troisième partie, d’interpréter le choix esthétique d’un récit baroque dans un cadre baroque.

 

Plan  détaillé

 

 

Chapitre consacré entièrement au bal : préparatif de bal, toilettes, départ, le récit de la fête en elle-même et le retour de la fête au petit matin. Donc grande unité narrative qui permet de montrer les usages de cette société mondaine avant sa disparition.

 

  1.    

    I La  fin d’une caste

     

 

Apparent faste, luxe et personnages joyeux, heureux, mais sorte d’inconscience, insouciance des jeunes filles Salina heureuses d’aller s’amuser, de leurs hôtes organisant une fête « pour se féliciter d’exister encore ». Grande abondance de réflexions dans ce chapitre sur le danger qui menace les danseurs, les jeunes couples, ou même le Guépard lui-même.

 

  1.  
    1.       

      1. Quels  dangers ? Une société usée

         

 

La  menace vient de l’intérieur : la société  aristocratique est elle-même est rongée de l’intérieur.
- Le général Pallavicino joue son rôle de sauveteur de l’aristocratie, il a arrêté Garibaldi, stoppé la Révolution, il raconte parfaitement, se met en scène mais dans cette scène justement il rejoue la bataille, l’arrestation, redit des paroles historiques : il sonne un peu faux dans ces moments-là.
  -  Les jeunes filles : « guenons », « colonie  nombreuse de ces créatures » ; « il  s’attendait à les voir grimper au lustre »
  -  Des hommes assez sots : « là, au contraire  campait la tribu des hommes, variée et hostile » p.  235
- Des explications : les femmes de l’aristocratie sont enlaidies et bêtes à cause de mariages consanguins, de la mauvaise alimentation et d’une mauvaise hygiène manque d’air et de mouvement.
- Ils sont ruinés et prêts à tout : p. 237 symbolisme de l’écriture : il « voyait dans les habits noirs des danseurs des corneilles qui planaient, à la recherche de proies corrompues, au-dessus des vallons perdues ».
- moralement les aristocrates ne condamnent pas le fait que Tancredi épouse une roturière ; il est sans un sou donc, il a bien fait, puisqu’il était immariable, de chasser sur les terres de sa famille. Don Calogero et sa fille leur appartiennent : se profile le souvenir des anciens serfs ou paysans attachés à leurs fiefs. Même souvenir dans la 3e partie (p.102) où le prince épuisé se prend à rêver aux temps anciens, où les princes ne s’embarrassaient pas de civilités envers les filles des paysans.

 

b) Le danger vient des intrus que le prince a fait entrer dans le  palais

 

Personne ne reproche donc rien à Salina : tous ces nobles ont des problèmes d’argent et sont à la recherche de solutions ; ils envient Salina d’avoir trouvé sur ses propres terres une source de revenus ; ils ne comprennent pas que cela signe en même temps leur propre disparition, puis ces terres ne leur appartiennent plus.
- il a fait toutes les démarches pour satisfaire Tancredi et il accueille Angelica avec amitié ; il danse avec elle, ce qui l’intronise dans ce monde qu’elle ne connaît pas et la met sur le même plan que toutes les filles de la noblesse.
- Angelica et sa beauté et sa volonté de s’élever évince Concetta qui perd la bataille ; Concetta amoureuse de son cousin ne peut que souffrir et disparaître du lot des filles mariables. On comprend cela très bien à l’aide de I Vicere : seule la fille aînée a le droit de se marier. Les autres sont destinées au couvent. Les sœurs Salina resteront vieilles filles.
- il hait don Calogero p.237 : avarice, intrigues ; p.242 il suit les connaissances que fait don Calogero qui ne perd pas de temps durant toute la soirée : il prépare ses affaires ; il sera invité dans la propriété d’un noble qui est en train de se ruiner en innovations agricoles (allusion à de Roberto, I Vicere).
Angelica a des dents pointues - autre présentation curieuse, sinon déplaisante, d’Angelica lors du plébiscite (p. 117), elle applaudit de « ses belles mains rapaces » -; tous les deux font exactement ce qu’il faut pour s’intégrer et rentrer dans ce monde, en dépit de leur naissance. Ils représentent vraiment le cheval de Troie dans ce monde.

 

c) L’histoire apparaît comme une force déterminante

 

Le roman est traversé par cette idée qu’il est impossible de s’opposer à la poussée de forces d’une transcendance, qu’elle soit physiologique, historique, sociale.
- Cette société en train de mourir n’a absolument pas conscience de sa prochaine disparition, ni de sa laideur, pourtant, elle a bien conscience de la beauté d’Angelica.
Ceci pour l’histoire des personnes. Sorte de force qui pousse les gens à agir de telle ou telle façon. Ici on accepte Angelica. Les anciens auraient parlé de la fortune. Aucun Tancredi n’aurait résisté à la beauté d’Angelica, pense le prince. La force vitale est plus forte que tout. Ici elle est aussi destructrice que prometteuse pour l’avenir.
- Et Pallavicino aussi apparaît comme l’instrument de l’histoire, celui qui arrête Garibaldi et permet à la société de vivre en sursis sous un nouveau roi. Mais il n’a rien d’un héros. Il finit par sembler sympathique et raisonnable malgré sa fatuité. Là encore, c’est la fin d’un règne (celui des Bourbons) mais le début s’un autre, celui de Victor-Emmanuel.

 

En conclusion le Guépard ressent le décalage entre les autres fêtes et celle-là et entre lui et ses hôtes. Salina se sent en position d’étrangeté, et d’étranger. Donc il observe, ne se lie pas comme il l’aurait fait autrefois. Léger décalage mais la dégradation de la famille Salina se lit à ces signes imperceptibles. Margherita et le prince Ponteleone : elle dit « vos » invités : elle veut bien accueillir des gens qui ne sont pas de sa caste mais n’en prend pas la responsabilité. Tout marche selon des codes bien établis, sauf les « invités » de Salina. Le Prince déjà porté à la soliture, à la méditation, va traverser la fête seul avec ses propres réflexions.

 

  1.    

    II La  conscience de la mort

     

 

a)  La mort des autres

 

Le  prince entre le savant ethnologue et le visionnaire
L’observation clinique, scientifique, de l’ethnologue sur le terrain : on a l’impression qu’il observe une tribu en train de s’ébattre. Mais refus de proposition réaliste : tourne délibérément le dos au réalisme ; cette promenade dans les salons, et cette observation ne sont pas traités sur un plan naturaliste, même s’il l’a laissé croire un moment : la sensation du Guépard est qualifiée d’ « hallucination » ; et quand par désœuvrement, il va regarder les danseurs : p.237 « la foule des danseurs […] finit par lui sembler irréelle »
L’observateur cède la place au visionnaire : cette société insouciante et inconsciente n’en a plus pour très longtemps, seul le prince le comprend.

 

b)  La compassion

 

D’ailleurs les jeunes guenons de tout à l‘heure redeviennent de bonnes chrétiennes : même si le seul trait d’humanité, dans leurs piailleries, consiste en cris articulés « Marie ». p.234.
Sorte de vision prémonitoire pour les deux jeunes gens p.238 ils dansent sans rien savoir de la mort, « sourds aux avertissements du destin ». Grande pitié car ils sont promis à la mort, comme tout ici-bas.

 

c)  La conscience de sa propre mort : mise en scène plus que  méditation

 

Observation  du tableau de Greuze, La Mort du Juste : mais les réflexions qu’il se fait sont ironiques, là encore il marque la distance. Il s’imagine à la place du mort, mais on a l’impression qu’il s’agit d’un jeu. Il ne craint pas la mort et ne fait surtout aucune réflexion religieuse.
L’idée de la mort ne lui fait donc pas peur (il en est d’ailleurs éloigné d’une vingtaine d’années puisqu’il meurt en 1883), et il prend une sorte de plaisir morbide à mettre en scène son propre cadavre, attaché par le cou par exemple, dans la crypte du couvent des Capucins.

 

Mais  le paradoxe, c’est que justement cette ambiance de fête lui  inspire de sombres pensées.

 

  1.    

    III Une  écriture baroque

     

 

  1.    

    1. Une  pensée en mouvement

     

 

a) Une évolution se fait dans les pensées de Salina tout au long de la soirée. Il hait tout d’abord ces hommes sots, il trouve laides les femmes, mais il fait un retour sur lui-même et dans une sorte d’acte de contrition, s’efforce d’admettre qu’il appartient à leur espèce, à leur caste p.239 Il en devient presque attendri. Le thème du changement, de l’éphémère est un thème baroque, et on voit comment Lampedusa le manie. Il est le fil conducteur de son personnage, tout en contradictions dans sa conduite et sa pensée. Le prince parcourt les salons durant toute cette nuit, et en repère la dégradation dans toute sa trivialité – les plats sont vidés, les vases hygiéniques sont remplis. Sa pensée elle-même se déploie en dépit de la raison ; elle est plutôt guidée par les émotions, les attirances, et ceci très clairement quand il s’agit d’Angelica et les freins que lui donnent son éducation, ses lectures (Rousseau en particulier) et ses intérêts bien compris.

 

b)  Le thème de la mort au XVIe siècle s’est souvent  exprimé sous la forme d’une vanité : peinture d’une nature morte qui inclut la représentation de la mort sous la forme d’une tête de mort par exemple, pour que même au milieu des plaisirs l’homme se souvienne qu’il n’est que de passage sur cette terre. On voit avec quelle finesse l’auteur renvoie à cette référence picturale, tout en se l’appropriant, en l’adaptant à la littérature : l’allusion à une vieille coutume tombée en desuétude, d’accrocher les cadavres dans la crypte des capucins et de les laisser ainsi se momifier (cf. I Vicere, sur la nécessité pour les religieuses de s’accoutumer à vivre dans la compagnie des morts) ; il s’imagine dans cette posture, mais plutôt comme une bonne farce, puisqu’il pense qu’il ferait peur ; et quand il choisit une œuvre du XVIIIe siècle qui montre la mort, il choisit une œuvre qui se veut surtout leçon de morale ; Greuze peintre moraliste montre ici qu’un homme qui a mené une vie morale et juste est pleuré et regretté par les siens. Les remarques de Salina sur l’indécence des vêtements de ses filles marquent la distance d’un siècle libertin à un siècle puritain. Nous restons dans le domaine du réel, de la vie. De même les notes au sujet des draps qui seraient souillés appartiennent à l’école naturaliste avec laquelle Lampedusa rompt pour des raisons esthétiques.

 

c)  Profusion des derniers feux et surcharge baroque

 

- Un décor ancien : les ors passés de la salle de bal, le décor rappelle parfaitement Santa Marghereta, le palais qui a servi de modèle à Donnafugata ;
- l’abondance de la nourriture, les pages concernant le buffet, avant la fête et le buffet une fois la fête terminée. L’auteur se complaît dans la description, l’énumération de mets de toute sorte, et de pâtisseries, mais aussi dans la description de ce qui est fini, hors d’usage, bon à jeter. Fin du buffet. Les réflexions qui lui viennent sur les pâtisseries comparables aux« seins d’Agathe » montrent évidemment la rupture avec les pensées sur la mort, mais elles sont aussi incongrues, aussi imprévues, leur multiplicité faisant naître l’impression de richesse et d’abondance ;
- les vêtements mêmes font partie de cette richesse, de cette peinture de la noblesse : soie et matières précieuses, on est renseigné sur ces tissus qui font des bruits particuliers : « bruissement » des robes roses des jeunes filles, chaussures de cuir etc. L’intérieur de la voiture, confortable comme une bonbonnière, est tapissé de satin bleuté.
  Mais  toute cette abondance qu’il se plaît à passer en revue  est destinée à périr.
  En  somme chaque évocation d’objet précieux s’accompagne  de celle de sa disparition.
  Les  objets comme les hommes sont menacés de disparaître :  rappel du palais détruit par une bombe en 1943 (p.237)

 

 

Conclusion : ce chapitre, consacré entièrement à une fête, est paradoxalement hanté par l’idée de la mort, de la destruction, de la fin. Cette longue déambulation du prince à travers les salons apparaît bien comme une réminiscence de fêtes à jamais disparues avec leurs participants. Le caractère morbide de ces pages est particulièrement bien servi par le choix d’une écriture qui privilégie la description précieuse et l’ironie savante qui assure la distance, la dignité de personnages condamnés par l’histoire à disparaître.

 

 

Question n°2

 

Le  roman Le Guépard de Tomasi di Lampedusa aurait-il un  sens pour un lecteur qui ignorerait l’histoire de l’Italie ?

 

  Le Guépard est un roman structuré par l’histoire mais on peut se demander si la connaissance de l’histoire de la Sicile est nécessaire à sa compréhension.

 

  1.    

    I Une fresque historique

     

 

L’histoire : un des moteurs du  récit
  a) Dates et événements  historiques bien respectés
  b) Chronologie du récit :  de 1860 à 1910, le récit s’inscrit dans cette période
c) Mélange dans le récit de noms de personnages historiques et de personnages purement fictifs : les rois, connus personnellement du Guépard, Garibaldi

 

  1.    

    II Une histoire d’amour et de  poésie

     

 

Les intérêts du roman  sont bien plus riches
a) Des personnages « vivants » : le prince en focalisation interne psychologie, et leurs relations notamment avec le père Pirronne, ou donna Stella, se comprennent parfaitement et font avancer le récit.
b) Variation de l’histoire d’amour du type prince épousant une bergère : s’incrit dans le roman populaire et explique peut-être le succès du roman.
c) Une histoire attachante par le cadre dans lequel elle se déroule : une terre, même intemporelle, veillée par les dieux de la mythologie grecque et le soleil qui joue un rôle capital.

 

  *

 

Question sur 8 points

 

La vie d’une famille aristocratique en Sicile dans la deuxième moitié du XIXe siècle (composition de la famille, ses ressources, ses habitations, sa manière de vivre). Peut-on voir dans Le  Guépard l’influence du vérisme ?

Voici aussi quelques sujets de bac :
Question 1
(sur 8 points ; temps conseillé 45 mn)

On a pu dire que le roman Le Guépard raconte une succession de fins (fin d’une dynastie, mort du prince, destruction d’une partie des reliques, suppression du chien empaillé Bendicò…). Qu’est-ce qui, dans la sixième partie consacrée au bal chez les Ponteleone, aide à renforcer cette impression ?

Question 2
(sur 12 points ; temps conseillé 1h15 mn)

Le roman Le Guépard de Tomasi di Lampedusa aurait-il un sens pour un lecteur qui ignorerait l’histoire de l’Italie ?
___________
LE GUÉPARD
Sujet n° 1

Question 1 (sur 8 points, temps conseillé 45’)

Vous analyserez l’épisode de la visite de Chevalley au prince Salina, dans la quatrième partie du roman Le Guépard.


Question 2 (sur 12 points, temps conseillé 1 h 15’)

Sicilitude : ce néologisme est de création récente ; il fut forgé par Leonardo Sciascia sur le modèle de « négritude » pour évoquer le destin de la Sicile. Tous les Siciliens seraient frappés par la sicilitude, mythique maladie de l’âme, qui se traduirait par une « amertume infinie » née de l’île même.
Qu’évoque le mot pour vous ? Pensez-vous que G. Tomasi di Lampedusa a réussi dans son roman Le Guépard, à rendre compte de cette sicilitude ?


Sujet n° 2

Question 1 (sur 8 points, temps conseillé 45’)

Dans la quatrième partie, datée de novembre 1860, Tancredi et Angelica  explorent le palais de Donnafugata. Cet épisode fait-il avancer l’action ? Quelle est selon vous sa fonction dans l’économie du roman ?

Question 2 (sur 12 points, temps conseillé 1 h 15’)

Le Guépard se présente comme une réflexion sur la décadence : vous montrerez que la dimension humaine et philosophique du roman fait écho au thème de la politique.


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05 février 2008

les notes du bac blanc :::5 fevrier,

1/2
2/8
3/15
5/3
6 non noté, probl
8/2
9/2
12/11
13/5
14/5
16/14
17/15
19/12
20/5

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sujets à travailler pour Jacques le Fataliste, des pistes

Sujets possibles sur Jacques le Fataliste
Tiré d’Ellipse
1.    On a souvent dit que J.le F. est un roman à caractéristiques
théâtrales : le montrer.
2.    l'histoire de Madame de la Pommeraye est-elle un récit à part ou
une mise en abyme de l'oeuvre ?
3.    On présente souvent Jacques le fataliste comme un “anti-roman”.
Quels sont les éléments qui peuvent justifier un semblable jugement ?
4.    Lorsqu’il commence la rédaction de Jacques le fataliste, en 1765,
Diderot a renoncé à la publication de ses oeuvres les plus
dangereuses. Selon Pierre Lepape, auteur d’une biographie de
l’écrivain en 1992, Diderot écrit alors “pour ses tiroirs”. Dans quelle
mesure votre lecture confirme-t-elle ce point de vue ?
5.    Jacques le fataliste est-il un roman de la liberté ?
6.    Un critique a écrit que l’art de Diderot consiste à empêcher de
réfléchir. Cette remarque s’applique-t-elle, selon vous, à Jacques le
Fataliste ?
7.    Quelle place les chevaux occupent-ils dans Jacques le Fataliste et
quel rôle y jouent-ils ?
8.    Les religieux et la religion dans Jacques.
9.    Dans quelle mesure peut-on dire que l’épisode de Mme de la
Pommeraye constitue un épisode à part du roman ?
10.    Quels rôle joue le narrateur dans Jacques le Fataliste ?
11.    Montrez l’importance et la signification du personnage de Gousse.
12.    Justifiez le titre du roman.
13.    Comment comprenez-vous la phrase du critique F. Pruner : « Son
livre est une prestigieuse devinette » ? (L’Unité secrète de Jacques le
Fataliste)
14.    Dans quelle mesure peut-on dire que Jacques le Fataliste est le
miroir de son temps ?
15.    Étudiez le rapport entre nature et société dans le roman.
16.    Pourquoi a-t-on pu écrire à propos de Jacques le Fataliste, qu’il
s’agissait d’une œuvre bavarde ?
17. Quelle place occupent les femmes dans le roman et quel rôle y
jouent-elles?
18. Etudiez la fonction que remplissent, dans le roman, les auxiliaires
de justice et de police.
19. En quoi le duel est-il une clef de lecture de l'oeuvre?
20. Quel rôle joue le quiproquo dans JLF?
21. Quel(s) rôle(s) le narrateur joue-t-il dans JLF?
22. Justifiez le titre du roman.
23. Dans quelle mesure le roman illsutre-t-il la phrase suivante :
"Nous croyons conduire le destin ; mais c'est toujours lui qui nous
conduit."?
24. "Les personnages de Diderot sont sans avenir." En quoi cette
affirmation du critique J. Smietanski s'applique-t-elle à JLF?
25. Etudiez le rapport entre nature et société dans le roman.

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04 février 2008

correction d'une collègue pour un sujet qui n'est gu§re éloigné, en la remerciant bien sur

Question type-bac (12 points) : peut-on dire du Guépard que c’est un roman du déclin ?
par Adeline Stoffel

I)    Oui, Le Guépard narre le déclin d’une caste : l’aristocratie
1) « L’accélération stupéfiante de l’histoire » p.104
- 50ans quasiment jour pr jour (du 12 mai 1860 au 13 mai 1910) suffisent à la déferlante de l’Histoire pr renverser la noblesse sicilienne : chute des Bourbons (« Franceschiello »p.32 renversé au profit du Roi « Galantuomo »), perte de la richesse foncière (baron Tumino p.69), Plébiscite d’octobre 1860 qui permet « l’heureuse annexion » p.182 du royaume des Deux-Siciles à la jeune Italie
- cette débandade de l’aristocratie s’accompagne du déclin de l’Eglise, son alliée et son soutien : terres vendues (« gaspillage prévu du patrimoine de l’Eglise » p.43), cardinal de Palerme considéré par l’opinion publique sicilienne comme un « imbécile » ds la 8ème partie, nonnes sujets de plaisanteries douteuses, reliques objets de contrefaçons
2) La perte inexorable de prestige des Salina
    - le patrimoine s’amenuise : vols de Russo, fiefs déjà vendus p.35 ; de plus, ds la 7ème partie, DF prévoit que Fabrizietto dilapidera tte la fortune familiale p.263
    - épisode humiliant de la 8ème partie : les Dlles Salina feront l’objet de la risée publique pr s’être laissées abuser par donna Rosa, et surtout le rituel cyclique du rosaire, de la messe (cf. 1ère partie) se voit brusquement interrompu puisque le Cardinal veut fermer l’oratoire privé pendant « 3 ou 4 jrs »
    - à Donnafugata, fief chéri des Salina, les murs se couvrent de « Vive Garibbaldi » ; auparavant, lors de la halte à la ferme de Rampinzeri, sur la porte du « bâtiment énorme », le Guépard de pierre a les pattes tronquées suite à « un coup de pierre » p.56 ; p.67 l’amabilité trop cordiale de DF lui vaut « le déclin de son prestige » auprès de la population ; plus tard, sa collusion avec DC, à qui il laisse la gestion de ses affaires, procurera « une réputation de rapacité » à la maison Salina
- les 2 animaux représentatifs de la noblesse des Salina (le cheval de Paolo, le chien de DF) participent de cette décadence : Guiscardo cause la mort de Paolo, Bendico empaillé et rongé par les vers est jeté par Concetta (dernière image du roman)
3) Le bal chez les Ponteleone, révélateur de la chute de la noblesse
- le mobilier daté des Ponteleone (cela fait 70 ans qu’il n’a pas été changé) ainsi que la pratique de l’endogamie (cf. les « guenons en crinoline ») témoignent de l’immobilisme de l’aristocratie, qui  refuse le changement, la nouveauté, l’ouverture à ce qui n’est pas elle
- la construction de la partie procède par succession de descriptions et de portraits ; finalement, Lampedusa fait se succéder des tableaux de l’aristocratie, comme pr mieux ns faire cprdre qu’elle n’est désormais plus qu’un objet agréable à regarder : la noblesse n’est plus agissante, elle est passive et fait partie du patrimoine italien comme tant d’autres œuvres d’art entreposées ds les musées
- enfin, le bal Ponteleone signe la fin de la noblesse en permettant l’intrusion du parvenu DC et de sa fille aux belles « mains rapaces »

II)    Le Guépard n’est pas qu’un roman du déclin puisqu’il narre l’essor et la victoire de la bourgeoisie libérale
1)    DC incarne « l’homme nouveau comme il doit être » p.124
DC, à l’inverse de DF en particulier et des nobles en général, ne refuse pas les vicissitudes et les aléas de l’Histoire, au contraire il en profite et sait remarquablement utiliser les événements ; il ne craint pas le changement, il s’y confronte et en tire des bénéfices ; il ne reste pas prisonnier du passé ou des habitudes, il est tt entier tourné vers le présent et l’avenir : à Donnafugata et ds les environs il devient « le chef des libéraux » p.70, lors du débarquement de Garibaldi il sillonne les alentours et multiplie les démarches pr « ceux qui devaient venir » p.124, lors du Plébiscite il triche et exhibe les résultats qui permettront à la Sicile d’intégrer ttes les promesses du royaume italien en devenir, DF lucide le propose d’ailleurs à Chevalley pr le poste de sénateur p.190, p.231 il arbore « la croix de la Couronne d’Italie qu’on lui avait récemment conférée »…
2)    L’avènement de la bourgeoisie
-    elle supplante la noblesse au niveau de la richesse : la dot de DC pr sa fille laisse DF et Pirrone stupéfaits p.138, Angelica est assimilé lors du bal à une « si belle amphore pleine de pièces de monnaie », ds la 8ème partie le patrimoine des Dlles Salina est « énormément inférieur à ce que possédaient qqes industriels opulents» et Tassoni est le patron d’une société qui produit des boutons pr « la moitié de l’Italie et une grde partie des pays balkaniques » p.285
-    le bal Ponteleone permet la reconnaissance officielle de cette suprématie de la bourgeoisie sur la noblesse : Angelica est bien plus belle que ttes les jeunes aristocrates  (« grenouilles » et « guenons ») ; les Salina sont obligés de se présenter au bal à 22h30 précises, eux qui auparavant s’autorisaient le luxe d’arriver en retard pr mieux souligner l’importance de leur statut ; la 1ère valse réunit DF et Angelica ss les regards de tte l’assblée

3)    La victoire d’Angelica sur Concetta : la victoire de la bourgeoisie sur la noblesse
-    ttes 2 sont belles, ms Angelica n’est pas bridée par la pudeur tte aristocratique de Concetta, dès lors elle arbore la sensualité de « la femme sûre de sa beauté » et l’on ne voit qu’elle : dîner à Donnafugata, bal chez les Ponteleone
-    Concetta reste engoncée ds le carcan et l’immobilisme de sa caste, elle n’est absolument pas prête au mouvement ; en revanche, Angelica (comme Tancrède d’ailleurs) dépasse les frontières de son milieu, elle est tt entière disponible à une "greffe", elle sait parfaitement assimiler la nouveauté : le couvent à Florence a fait disparaître son accent rustique, T lui offre les pêches issues du pêcher greffé, elle apprd très vite les bonnes manières et la distinction (1ère visite en tant que fiancée p.146, « impassibilité » et discours p.232-233 lors du bal Ponteleone)
-    Angelica jouera un rôle ds la politique de son pays, d’ailleurs elle est sollicitée pr la cérémonie célébrant le 50enaire des Mille p.283, elle a des appuis haut placés (p.285 « le Cardinal a des égards pour moi » alors qu’il refusera la collation offerte par les Dlles Salina p.291) ; elle aura dc été pr T la compagne que lui souhaitait DF p.75 et que Concetta ne pouvait pas être

III)    Mais quoi qu’il en soit, ttes les classes sociales sont fondues ds un même discours pessimiste
1)    Le déclin physique n’épargne personne
-    omnipsce de la mort ds l’existence de DF : bal Ponteleone (tableau de Greuze, invocation à Vénus p.251), 7ème partie intégralement consacrée à sa mort
-    déclin physique : Concetta malade du cœur, Caterina paralytique, Angelica finira comme une « larve pitoyable » à cause d’une maladie du sang
-    lors du bal, la mélancolie de DF le pousse à réfléchir sur l’inévitable nature mortelle de ts les danseurs présents : les 200 familles nobles présentes comme les Sedara
2)    Le cours de l’Histoire reste incertain
-    lors du Plébiscite, DF apprenant que le vote a été truqué, pressent le règne à venir de la mafia, cette « méchante fée » p.118 qui va prospérer grâce à cette « annulation stupide de la 1ère expression de liberté qui se fût jamais présentée à ce peuple »
-    le colonel Pallavicino prédit la désunion et le fascisme p.249
-    la greffe Tancrède-Angelica (bourgeoisie + noblesse) ne produit rien, ne donne pas naissance à une nouvelle génération : stérilité du couple
3)    Ttes les classes sociales évoluent sur le même théâtre
-    hypocrisie (cf. étymologie du terme,  l’hypocrite = le comédien en grec) universelle : Concetta et Angelica p.282 (« Ma chère Concetta ! » « Mon Angelica ! il y a si lgtps que ns ne ns sommes pas vues »), rmq p.229 de Margherita Ponteleone, DF avec DC p.130-131 (« Mon neveu est devenu fou… […] fou d’amour pr votre fille »), Turi Pirrone p.217 (« Le visage de Turi exprima une surprise trop évidente pr ne pas être feinte »)…
-    leurs existences ne sont que songes pr plagier Calderon, leurs vies ne sont qu’illusions : Concetta et son illusion amoureuse (elle s’est convaincue que rien n’était de sa faute ds son échec avec T p.288), illusion de pouvoir du Guépard (cf. Bendico jeté p.294 et qui laisse croire à un  « quadrupède aux longues moustaches »), illusions politiques de Chevalley lors de sa conversation avec DF…


I)    Oui, Le Guépard narre le déclin d’une caste : l’aristocratie
1) « L’accélération stupéfiante de l’histoire » p.104
- 50ans quasiment jour pr jour (du 12 mai 1860 au 13 mai 1910) suffisent à la déferlante de l’Histoire pr renverser la noblesse sicilienne : chute des Bourbons (« Franceschiello »p.32 renversé au profit du Roi « Galantuomo »), perte de la richesse foncière (baron Tumino p.69), Plébiscite d’octobre 1860 qui permet « l’heureuse annexion » p.182 du royaume des Deux-Siciles à la jeune Italie
- cette débandade de l’aristocratie s’accompagne du déclin de l’Eglise, son alliée et son soutien : terres vendues (« gaspillage prévu du patrimoine de l’Eglise » p.43), cardinal de Palerme considéré par l’opinion publique sicilienne comme un « imbécile » ds la 8ème partie, nonnes sujets de plaisanteries douteuses, reliques objets de contrefaçons
2) La perte inexorable de prestige des Salina
    - le patrimoine s’amenuise : vols de Russo, fiefs déjà vendus p.35 ; de plus, ds la 7ème partie, DF prévoit que Fabrizietto dilapidera tte la fortune familiale p.263
    - épisode humiliant de la 8ème partie : les Dlles Salina feront l’objet de la risée publique pr s’être laissées abuser par donna Rosa, et surtout le rituel cyclique du rosaire, de la messe (cf. 1ère partie) se voit brusquement interrompu puisque le Cardinal veut fermer l’oratoire privé pendant « 3 ou 4 jrs »
    - à Donnafugata, fief chéri des Salina, les murs se couvrent de « Vive Garibbaldi » ; auparavant, lors de la halte à la ferme de Rampinzeri, sur la porte du « bâtiment énorme », le Guépard de pierre a les pattes tronquées suite à « un coup de pierre » p.56 ; p.67 l’amabilité trop cordiale de DF lui vaut « le déclin de son prestige » auprès de la population ; plus tard, sa collusion avec DC, à qui il laisse la gestion de ses affaires, procurera « une réputation de rapacité » à la maison Salina
- les 2 animaux représentatifs de la noblesse des Salina (le cheval de Paolo, le chien de DF) participent de cette décadence : Guiscardo cause la mort de Paolo, Bendico empaillé et rongé par les vers est jeté par Concetta (dernière image du roman)
3) Le bal chez les Ponteleone, révélateur de la chute de la noblesse
- le mobilier daté des Ponteleone (cela fait 70 ans qu’il n’a pas été changé) ainsi que la pratique de l’endogamie (cf. les « guenons en crinoline ») témoignent de l’immobilisme de l’aristocratie, qui  refuse le changement, la nouveauté, l’ouverture à ce qui n’est pas elle
- la construction de la partie procède par succession de descriptions et de portraits ; finalement, Lampedusa fait se succéder des tableaux de l’aristocratie, comme pr mieux ns faire cprdre qu’elle n’est désormais plus qu’un objet agréable à regarder : la noblesse n’est plus agissante, elle est passive et fait partie du patrimoine italien comme tant d’autres œuvres d’art entreposées ds les musées
- enfin, le bal Ponteleone signe la fin de la noblesse en permettant l’intrusion du parvenu DC et de sa fille aux belles « mains rapaces »

II)    Le Guépard n’est pas qu’un roman du déclin puisqu’il narre l’essor et la victoire de la bourgeoisie libérale
1)    DC incarne « l’homme nouveau comme il doit être » p.124
DC, à l’inverse de DF en particulier et des nobles en général, ne refuse pas les vicissitudes et les aléas de l’Histoire, au contraire il en profite et sait remarquablement utiliser les événements ; il ne craint pas le changement, il s’y confronte et en tire des bénéfices ; il ne reste pas prisonnier du passé ou des habitudes, il est tt entier tourné vers le présent et l’avenir : à Donnafugata et ds les environs il devient « le chef des libéraux » p.70, lors du débarquement de Garibaldi il sillonne les alentours et multiplie les démarches pr « ceux qui devaient venir » p.124, lors du Plébiscite il triche et exhibe les résultats qui permettront à la Sicile d’intégrer ttes les promesses du royaume italien en devenir, DF lucide le propose d’ailleurs à Chevalley pr le poste de sénateur p.190, p.231 il arbore « la croix de la Couronne d’Italie qu’on lui avait récemment conférée »…
2)    L’avènement de la bourgeoisie
-    elle supplante la noblesse au niveau de la richesse : la dot de DC pr sa fille laisse DF et Pirrone stupéfaits p.138, Angelica est assimilé lors du bal à une « si belle amphore pleine de pièces de monnaie », ds la 8ème partie le patrimoine des Dlles Salina est « énormément inférieur à ce que possédaient qqes industriels opulents» et Tassoni est le patron d’une société qui produit des boutons pr « la moitié de l’Italie et une grde partie des pays balkaniques » p.285
-    le bal Ponteleone permet la reconnaissance officielle de cette suprématie de la bourgeoisie sur la noblesse : Angelica est bien plus belle que ttes les jeunes aristocrates  (« grenouilles » et « guenons ») ; les Salina sont obligés de se présenter au bal à 22h30 précises, eux qui auparavant s’autorisaient le luxe d’arriver en retard pr mieux souligner l’importance de leur statut ; la 1ère valse réunit DF et Angelica ss les regards de tte l’assblée

3)    La victoire d’Angelica sur Concetta : la victoire de la bourgeoisie sur la noblesse
-    ttes 2 sont belles, ms Angelica n’est pas bridée par la pudeur tte aristocratique de Concetta, dès lors elle arbore la sensualité de « la femme sûre de sa beauté » et l’on ne voit qu’elle : dîner à Donnafugata, bal chez les Ponteleone
-    Concetta reste engoncée ds le carcan et l’immobilisme de sa caste, elle n’est absolument pas prête au mouvement ; en revanche, Angelica (comme Tancrède d’ailleurs) dépasse les frontières de son milieu, elle est tt entière disponible à une "greffe", elle sait parfaitement assimiler la nouveauté : le couvent à Florence a fait disparaître son accent rustique, T lui offre les pêches issues du pêcher greffé, elle apprd très vite les bonnes manières et la distinction (1ère visite en tant que fiancée p.146, « impassibilité » et discours p.232-233 lors du bal Ponteleone)
-    Angelica jouera un rôle ds la politique de son pays, d’ailleurs elle est sollicitée pr la cérémonie célébrant le 50enaire des Mille p.283, elle a des appuis haut placés (p.285 « le Cardinal a des égards pour moi » alors qu’il refusera la collation offerte par les Dlles Salina p.291) ; elle aura dc été pr T la compagne que lui souhaitait DF p.75 et que Concetta ne pouvait pas être

III)    Mais quoi qu’il en soit, ttes les classes sociales sont fondues ds un même discours pessimiste
1)    Le déclin physique n’épargne personne
-    omnipsce de la mort ds l’existence de DF : bal Ponteleone (tableau de Greuze, invocation à Vénus p.251), 7ème partie intégralement consacrée à sa mort
-    déclin physique : Concetta malade du cœur, Caterina paralytique, Angelica finira comme une « larve pitoyable » à cause d’une maladie du sang
-    lors du bal, la mélancolie de DF le pousse à réfléchir sur l’inévitable nature mortelle de ts les danseurs présents : les 200 familles nobles présentes comme les Sedara
2)    Le cours de l’Histoire reste incertain
-    lors du Plébiscite, DF apprenant que le vote a été truqué, pressent le règne à venir de la mafia, cette « méchante fée » p.118 qui va prospérer grâce à cette « annulation stupide de la 1ère expression de liberté qui se fût jamais présentée à ce peuple »
-    le colonel Pallavicino prédit la désunion et le fascisme p.249
-    la greffe Tancrède-Angelica (bourgeoisie + noblesse) ne produit rien, ne donne pas naissance à une nouvelle génération : stérilité du couple
3)    Ttes les classes sociales évoluent sur le même théâtre
-    hypocrisie (cf. étymologie du terme,  l’hypocrite = le comédien en grec) universelle : Concetta et Angelica p.282 (« Ma chère Concetta ! » « Mon Angelica ! il y a si lgtps que ns ne ns sommes pas vues »), rmq p.229 de Margherita Ponteleone, DF avec DC p.130-131 (« Mon neveu est devenu fou… […] fou d’amour pr votre fille »), Turi Pirrone p.217 (« Le visage de Turi exprima une surprise trop évidente pr ne pas être feinte »)…
-    leurs existences ne sont que songes pr plagier Calderon, leurs vies ne sont qu’illusions : Concetta et son illusion amoureuse (elle s’est convaincue que rien n’était de sa faute ds son échec avec T p.288), illusion de pouvoir du Guépard (cf. Bendico jeté p.294 et qui laisse croire à un  « quadrupède aux longues moustaches »), illusions politiques de Chevalley lors de sa conversation avec DF…

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correction du bac blanc, 4 fevrier

Attention ce fichier est un fichier temporaire, je suis en train de travailler dessus, c'est pour vous donner les pistes avant de le compléter

Sujet de bac blanc terminales
Support : « Le Guépard »

Sujet de bac blanc terminales
Support : « Le Guépard »

Guiseppe Tomasi di Lampedusa auteur sicilien est l’homme d’une seule œuvre : Le « Guépard ». L’auteur du début du XX ème siècle a vécu par le récit de ses proches le Risorgimento, puis lui-même les deux  guerres mondiales. Cette œuvre porte la double caractéristique d’être une œuvre autobiographique (histoire de son clan et de son grand-père) et une œuvre métaphorique de la décadence d’une partie de la société Palermitaine, dont le Guépard est le flamboyant représentant. Cette chronique exprime les mêmes thèmes et développe les mêmes figures, que ce soit pris dans une de ses parties, ou dans son ensemble.
Nous allons voir ici la valeur symbolique et stylistique du personnage de Bandico, puis nous nous interrogerons sur l’œuvre comme roman de la décomposition.
1/Bendico est le danois de Don Fabrizio, premier à entrer dans l’ouvrage, par le salon où se déroule le rosaire, dernier à quitter le livre, par la fenêtre, tout mité et vérolé. Entre ces deux étapes, tout l’univers de la décadence de la maison Salina.
Lampédusa dit que ce chien est la métaphore de son maître. Comme lui, il tient sa complexion du Nord (Allemagne, et Danois), faisant évoluer son corps immense, sa fougue dans un univers qui n’est pas le sien. Comme son maître c’est un être disproportionné qui donne l’impression d’arriver dans un lieu pour y bousculer meubles et gens. Il va occuper curieusement la fin de l’ouvrage à l’état d’animal conservé par la taxidermie, et luttant contre les verres et la moisissure. Enveloppe externe à l’intérieur vérolé, rongée, distillant des odeurs de mort, il est très représentatif d’un point de vue symbolique de ce qu’à pu représenter le prince, dont le souvenir profondément présent recouvre une réalité en décomposition. Il « s’effrite » sur les dernières pages, mot qu’il faut prendre au sens premier du terme.
Le « personnage de Bendico », car nous devons parler de personnage dans la mesure où il dédouble celui de son maître agissant comme figure d&rsquo

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