la civilité puérile, Erasme

 Chapitre IV

Des repas

La gaieté est demise, à table, mais non l effronterie. Ne t asseois pas sans t être lavé lesmains;

nettoie avec soin tes ongles, de peur qu il n y reste quelque ordure et qu on ne te surnomme aux

doigts sales. Aie soin de lâcher auparavant ton urine, à l écart, et, si besoin est, de te soulager le

ventre. Si par hasard tu te trouves trop serré, il est à proposde relâcher ta ceinture, ce qui serait peu

convenable une fois assis.

En essuyant tesmains, chasse aussi de ton esprit toute idée chagrine ; dans un repas, il ne faut

ni paraître triste ni attrister personne.

Si l'on te demande de dire le Benedicite, prends une contenance pleine de recueillement,

autant desmains que du visage ; tourne-toi vers le personnage le plus respectable de l assistance, ou

vers l image du Christ, si par hasard il y en a une ; arrivé au nom de Jésus et de la Vierge, sa mère,

fléchis les deux genous. Si cette fonction a été dévolue à un autre, écoute et réponds avec lamême

dévotion.

Cède de bonne grâce l honneur de t asseoir le premier ; invité à prendre une place plus

honorable, excuse-toi avec douceur ; si l on insiste sérieusement, à plusieursreprises, et que celui qui

te prie jouisse de quelque autorité, cèdemodestement ; résister davantage serait de l obstination et

non de la politesse.

Une fois assis, pose tes deuxmains sur la table et non pas jointes sur ton assiette. Cest un égal

manque de savoir-vivre d en placer une ou de lesplacer touteslesdeux sur sa poitrine.

Poser un coude ou tous les deux sur la table n est excusable que pour un vieillard ou un

malade ; les courtisans délicats, qui croient que tout ce qu ils font est admirable, se le permettent.

Ny fais pas attention et ne les imite pas. Prends garde aussi de gêner avec ton coude celui qui est

assis près de toi ou avec tes pieds celui qui te fais face.

Se dandiner sur sa chaise et s asseoir tantôt sur une fesse, tantôt sur l autre, c est se donner

l attitude de quelqu un qui lâche un vent, ou qui s y efforce. Tiens-toi le corps droit, dans un équilibre

stable.

Si l on te donne une serviette, place-la sur ton épaule ou sur ton bras gauche.

Au moment de t asseoir à table avec des gens d un rang élevé, tes cheveux préalablement bien

peignés, ôte ton chapeau ; à moins toutefois que ce ne soit l usage du pays ou qu un convive, dont

l autorité fait loi, en ordonne autrement ; il serait incivil de ne pas céder.

La coutume de certains pays est que les enfants s assoient à la table des hommes faits,

prennent leur repas au bas bout de la table, la tête couverte. Un enfant ne doit s y présenter que si

on le lui commande ; il ne doit pas rester jusqu à la fin ; lorsqu il amangé suffisamment, qu il enlève

son assiette, et se retire, en saluant les convives, spécialement le plus honorable.

Le verre à boire se place à droite, ainsi que le couteau à couper la viande, bien essuyé ; le pain,

à gauche.

Froisser son pain avec la paume de la main, puis le rompre du bout des doigts est une

délicatesse qu il faut abandonner à certains courtisans; coupe-le proprement avec ton couteau sans

enlever la croûte tout autour ni l entamer par les deux bouts, ce qui est encore un raffinement. Les

anciens, dans leurs repas, en usaient religieusement avec le pain, comme étant chose sainte ; c est de

là que nous est restée la coutume de le baiser, si par hasard il tombe par terre.

Commencer un repas par boire est le fait d ivrognes qui boivent, non parce qu ils ont soif, mais

par habitude. Cest non seulement inconvenant, maismauvais pour la santé. Il ne faut pas non plus

boire aussitôt après le potage, surtout un potage au lait. Pour un enfant, boire plus de deux ou trois

fois au cours d un repas n est ni convenable ni sain. Qu il boive une première fois après avoir

commencé àmanger du second plat, surtout si c est du rôti ; une deuxième fois vers la fin du repas,

et toujours modérément, sans engloutir d un trait ni avec le bruit que font les chevaux en

s abreuvant. Le vin et la bière, qui est tout aussi enivrante que le vin, nuisent également à la santé

des enfants et dépravent leursm urs. Il convient mieux à la chaude jeunesse de boire de l eau : si la

nature du climat ou quelque raison s y oppose, il lui faut user de bière faible ou de vin léger,

détrempé d eau. Autrement, voici les récompenses de ceux qui ont la passion du vin : des dents

noires, des joues pendantes, des yeux chassieux, l'engourdissement de l'intelligence, une vieillesse

prématurée. Avant de boire, achève de vider ta bouche et n'approche pas le verre de tes lèvresavant

de les avoir essuyées avec ta serviette ou avec ton mouchoir, surtout si l'un des convives te présente

son propre verre ou si tout le monde boit dans lamême coupe. Écarquiller ses yeux en buvant pour

regarder n'importe où est malséant, tout comme se renverser le cou en arrière jusque dans le dos, à

la manière des cigognes, pour ne pas laisser une goutte au fond du verre. Si quelqu'un boit à ta

santé, salue-le gracieusement, et, approchant le verre de tes lèvres, contente-toi de les mouiller,

pour faire semblant de boire ; cela satisfera suffisamment un homme de bonne compagnie. S'il

insiste en mauvais plaisant, promets-lui de lui faire raison quand tu seras homme.

 

Séance 2 : Support La civilité puérile , Erasme

Objectifs : L'éducation humaniste suite . La progression d'une argumentation ,le texte argumentatifs et ses outils . Impératif /infinitif: valeurs des temps.

A. Texte et Contexte .

Érasme , née en 1469 à Roterdam et décédé en 1536 , contemporain de Montaigne . Humaniste ,il va profondément pour deux raisons principales . 1. Considérant que la traduction en usage contient beaucoup d'erreurs , il va se livrer à une traduction principale qui n'est pas sans ouvrir la porte . De la paix en Europe qui dit que le monde entier , c'est pour rendre hommage à son oncle , qui on crée les filières d'Erasmus . C'est donc un homme en avance sur son temps . Enfin c'est un homme dont l'influence philosophique énorme est encore étudier de nos jours . Erasme est l'éloge de la folie . Il a notamment combattu pour qu'il ne soit pas confondu avec des notions de vertus et de souffrance .

Nous allons nous interroger Nous affirmerons notre notion de l'honnête homme , notre définition .

B. Lecture analytique .

Notre texte est une traduction du latin car Erasme n'écrivait qu'en latin . Chaque paragraphe fait l'objet d'un thème , la progression d'un thème à l'autre suit une progression logique d'une personne au cours du repas . Nous notons que le premier thème est la gaieté (ligne 1 , c'est une obligation de politesse de l'homme bien élevè , antéposition . Le thème-rhème de mise , manuel de savoir-vivre , une adjonction , un impératif : " Ne t'assoies pas " " laver , nettoyer " champs lexical de la propreté , pas une règle d'hygiène mais de savoir vivre . Concernant le ventre , c'est liée au menu Règle liée au confort sur lesquelles on insiste par et soin et état-propos . On est pas dans l'ordre , on est dans le conseil paragraphe 2/3 ,On note la grande importance du grand de la table , car il est public . Ces 2 paragraphes contiennent en germe toute la tirade de l'hypocrisie de Dom Juan acte 5 , scène 3 . On demande à un paraître qui tient lieu d'être . On note l'insistance liée à la bonne humeur . La modestie est un règle de savoir vivre dans le paragraphe 4 , cad que la personne la plus noble , notoire , qui à le plus de prestige s'installe en premier . Règles de préséance qui sont toujours enseigner à l'aide de l'impératif . Précèpte de la bible sont appliqués et c'est un véritable code de politesse qui est donner , dans une phrase très longue couper de " ; " ou la penser se développe . On note les subjonctifs " Si " , le narrateur se fait force d'analyser toutes les hypothèses , la règle française est ici donner " pas de coudes " .Le grand mot est donner : savoir vivre . Dans le développement de ce paragraphe Érasme fait un état de On trouve une interdiction , ceux des coudes sur la table et des diverses situations où on peut les rencontrer : " malade , vieillard , courtisans " . Le double ordre " n' y fais pas attention " qui interdit ce genre de comportement , Erasme rappel que ce sont des règles de vie en commun, ne pas gêner l'autre que ce sois des pieds ou des mains . Érasme émet toutes les hypothèse qu'il est possible de rencontrer et montre en quoi l'apparence que l'on donne est importante . Les maîtres mot de l'honnête homme sont : " Modération, vigueur et modestie . La règle suivante à été modifier , " serviette " et puis maintenant " chapeau " . La tradition est que , les hommes doivent se décoiffé ( enlever leur chapeau ) . L'invité doit toujours céder à l'autre et donc suivre les coutumes de celui-ci . La réflexion qui concerne l'enfant : la règle montre que l'enfance à un statut à part , a priori l'enfant ne mange pas avec les parents qui n'est pas tolérer . Les vaisselles et peu importante . Le pain fait l'objet d'un grand respect ,sa consommation obéit à des règles . Dans l'Église catholique et le cérémonial sont directement lier , c'est donc un objet de grand respect , nous retrouvons ce respect dans les indications sur la façon de le couper , l'interdiction de la tripoter . Il faut savoir ici que la consommation du vin à l'époque était couper d'eau et d'herbes . On ne le boit pas en apéritif mais surtout pas pure . Par politesse , ils attire encore l'attention ici sur la santé du corps . Un enfant a son mode de boisson réglementé . Signes qu'un enfant doit , peu et comment doit boire . L'auteur fait passer pour des préceptes de politesse ce qui en réalité sont des règles d'hygiène , le principe de l'exposer est tjrs le même . On ouvre par un infinitif de ce qu'il ne faut pas faire , une explication péjorative et enfin l'auteur s'attarde sur la boisson et l'enfant. L'auteur nous dresse un portrait des alcooliques , portrait dressé avec des parataxes dans laquelle la succession des adjectifs très péjoratifs nous met en garde conte les dangers de l'alcoolisme . Les dernières lignes sont liées aux coutumes de l'époque qui est parfois de boire dans la même coupe , comportement publique gérer et propre et enfin boire à la santé de quelqu'un . Les 4 dernières lignes du repas nous donne deux informations , l'homme bien êlevé est un homme modéré dans sa consommation . On voit que l'homme bien élevé car il sait se faire respecter .



I. L'homme humaniste est une homme modeste .

A.La modestie de la place B.modestie du comportement C.modestie de la consommation .

II . Homme poli .

A.Rôle des mains . B.Rôle des accèssoires . C.Les rapports des convives entre eux .

III. C'est un homme d'une hygiène rigoureuse

A. Il est propre . B. Il mange proprement .

Conclusion :

Les règles du savoir vivre sont rigoureuses , elles englobent aussi bien la santé que la respect de la politesse . Elle vise a constitué un homme complet comme le texte de Montaigne nous la montré. 


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