Explic Don Juan, et reperages

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  1. objectif le mythe de Don Juan,
  2. le portrait (suite),
  3. explicit, implicit (suite)

support: le portait de don Juan dans les diaboliques

 

Portrait de Dom Juan, les Diaboliques

- Un nom providentiel, Madame... Le comte de Ravila de Ravilès, qui, par parenthèse, avait toujours obéi à la consigne de ce nom impérieux, était bien l'incarnation de tous les séducteurs dont il est parlé dans les romans et dans l'histoire, et la marquise Guy de Ruy - une vieille mécontente, aux yeux bleus, froids et affilés, mais moins froids que son cœur et moins affilés que son esprit, - convenait elle-même que, dans ce temps, où la question des femmes perd chaque jour de son importance, s'il y avait quelqu'un qui pût rappeler Don Juan, à coup sûr ce devait être lui! Malheureusement, c'était Don Juan au cinquième acte. Le prince de Ligne ne pouvait faire entrer dans sa spirituelle tête qu'Alcibiade eût jamais eu cinquante ans. Or, par ce côté-là encore, le comte de Ravila allait continuer toujours Alcibiade. Comme d'Orsay, ce dandy taillé dans le bronze de Michel-Ange, qui fut beau jusqu'à sa dernière heure, Ravila avait eu cette beauté particulière à la race Juan, - à cette mystérieuse race qui ne procède pas de père en fils, comme les autres, mais qui apparaît çà et là, à de certaines distances, dans les familles de l'humanité.
C'était la vraie beauté, - la beauté insolente, joyeuse, impériale, juanesque enfin; le mot dit tout et dispense de la description; et - avait-il fait un pacte avec le diable? - il l'avait toujours... Seulement, Dieu retrouvait son compte; les griffes de tigre de la vie commençaient à lui rayer ce front divin, couronné des roses de tant de lèvres, et sur ses larges tempes impies apparaissaient les premiers cheveux blancs qui annoncent l'invasion prochaine des Barbares et la fin de l'Empire... Il les portait, du reste, avec l'impassibilité de l'orgueil surexcité par la puissance; mais les femmes qui l'avaient aimé les regardaient parfois avec mélancolie. Qui sait? elles regardaient peut-être l'heure qu'il était pour elles à ce front? Hélas, pour elles comme pour lui, c'était l'heure du terrible souper avec le froid Commandeur de marbre blanc, après lequel il n'y a plus que l'enfer, - l'enfer de la vieillesse, en attendant l'autre! Et voilà pourquoi peut-être, avant de partager are.vec lui ce souper amer et suprême, elles pensèrent à lui offrir le leur et qu'elles en firent un chef-d'œuvre
Oui, un chef-d'œuvre de goût, de délicatesse, de luxe patricien, de recherche, de jolies idées; le plus charmant, le plus délicieux, le plus friand, le plus capiteux, et surtout le plus original des soupers. Original! pensez donc! C'est ordinairement la joie, la soif de s'amuser qui donne à souper; mais ici, c'était le souvenir, c'était le regret, c'était presque le désespoir, mais le désespoir en toilette, caché sous des sourires ou sous des rires, et qui voulait encore cette fête ou cette folie dernière, encore cette escapade vers la jeunesse revenue pour une heure, encore cette griserie pour qu'il en fût fait à jamais!...
1 texte contexte

 

1/Le mythe de DJ:

  1. Beauté
  2. séduction
  3. fin tragique lors d'un diner avec une statue

2: La vérité

  1. vieillesse
  2. plus de seduction, nostaglie
  3. un dîner de femmes

3/ le dîner

  1. un diner de femmes
  2. souvenirs et regrets, une prolepse de la mort
  3. quelle type de fin attend DJ

a. siècle courant litt, oeuvre, auteur...

b. le mythe de don Juan

définition du mythe : une légende n'est pas un mythe

le mythe pose une question onthologique sans réponses.

C'est une histoire qui pose des question à dimensions humaine sur laquelle s'interroge successivement toutes les société (Orphée, Don Juan, L'étrangés de Camus).

 

Ce mythe existe depuis le 16ème siècle, il a pris divers formes, on le trouve attesté aussi sous Le festin de pierre. Le « Don Juan » français le plus connu est celui de Molière (que nous étudierons), l'horizon d'attente est donc séduction, abandon, hypocrisie et société. Lorsque notre auteur traite ce mythe il fais appel à un savoir près requis : la connaissance antérieur du personnage par le lecteur. Le titre va éclairer la connaissance de l'oeuvre et nous donner des pistes d'interprétation tant sur le portrait que sur la fin.

 

Ce texte est un discoursdans lequel est présenté un homme, le comte Ravila de Raviles et dans lequel il est annoncé qu'on va lui offrir un diner.

Ce texte se partage en 3 parties le mythe (lignes 1 à 11), sa réalité(lignes 11 à 40) et le diner (lignes 40 à 55).

problématique : quel rapport se texte entretient il avec le mythe de don juan?

Nous allons analyser cette problématique à l'aide de trois axes :

  1. -Le mythe
  2. -la réalité
  3. -le souper

nous sommes dans cette entrée de texte constamment renvoyés à un savoir pré constitué qui est celui du mythe de Don Juan. Ce mythe va s'incarner au travers de l'anaphore poétique de la ligne 1 et 3, qui insiste à la fois sur la noblesse du comte et sur sa filiation avec Don Juan. L'auteur insiste sur la fiction et la réalité ligne 5 roman et histoire qui définissent le lieu ou on trouve le mythe, incarnation ligne 3 passage du mythe à la réalité. Cette réalité prend un caractère de véracité supplémentaire par la présence du narrateur dans le texte qui s'affirme donc comme témoin.

Second argument affirment la réalité de cette incarnation est la présence de cette femme (argument d'autorité) qui atteste effectivement que Don Juan c'est lui.

Un autre élément du mythe va nous être donné un peu plus bas dans la phrase" distance /famille de l'humanité" La filiation n'est pas charnelle mais spirituelle et pérenne. Les éléments du mythe de Don Juan intègre la séduction et la beauté, le  rapport chaotique avec dieu et le diable ligne 25, condition sur humain lignes 28 et 33.

le 3ème élément est le  souper fatale lignes 38 et 39 « terrible soupé », « commandeur » et « enfer ».

 

culture générale

Alcibiade

l était le fils aîné de Clinias, un Eupatride, et de Dinomaché, descendante de l'Alcméonide Mégaclès. Il appartenait donc aux plus éminentes familles aristocratiques d'Athènes. Après que son père eut été tué à Coronée en 446, il fut éduqué par son tuteur Périclès, et il devint le disciple et l'ami de Socrate, qui dans le Premier Alcibiade se proclame son premier éraste (§ 103a). Il mena la vie de la jeunesse dorée d'Athènes, multipliant les scandales. Il était renommé pour sa grande beauté. Plutarque écrivit ainsi au début de la Vie qui lui est consacrée :

« Quant à sa beauté physique, il n'y a sans doute rien à en dire, sinon qu'elle s'épanouit et conserva son éclat à tous les âges de sa vie : enfant, adolescent, homme fait, il fut toujours d'un aspect aimable et charmant. Il n'est pas vrai, quoi qu'en dise Euripide que chez tous les hommes beaux, l'arrière-saison même soit belle. Mais tel fut le privilège d'Alcibiade et de quelques autres. Il le dut à l'heureuse nature et à l'excellence de sa constitution physique. Quant à sa manière de parler, on dit que même son défaut de prononciation lui seyait et prêtait à son langage une grâce qui contribuait à la persuasion. »
    — Plutarque, Vie d'Alcibiade

Alfred d'Orsay né le 4 septembre 1801 et mort le 4 août 1852, était un dandy et mécène français, fils d'Albert Gaspard Grimod (1772-1843)[1], comte d'Orsay et général d'Empire[2] et d'Éléonore de Württemberg, baronne de Franquemont.

Méthode:

le mythe de DJ

la beauté

la vérité du comte

vieillissant

le  souper

un dîner voulu par les véritables Diaboliques

la séduction a séduit, au passé

l'annonce d'une suprise

souvenirs et regrets

la mort lors du souper avec le commandeur dîne avec des femmes

l'annonce d'un fin

la fin de DJ n'est-elle pas tout simplement qu'il n'est plus DJ mais un homme vieillissant qui ne séduit plus?

Une progression logique d'un axe à l'autre qui passe par la dénonciation d'un mensonge et la lumière de la vérité

 

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