courriers de lecteurs

 

 

 

    La lecture de Boire le nuages dans  une tasse de porcelaine m'a inspiré cette lettre:

   Superbe roman!

   Roman d'amour,d'amour passion,enchassé dans un écrin nacré,tel un bijou précieux.

   Plume talentueuse à l'écriture ciselée en un feu d'artifice de mots qui jaillissent de toutes parts, donnant à chaque phrase son tempo.

   Atmsphère intimiste : plaisir, souffrance,douleur, extase, désespoir, larmes.... Les sentiments s'entrecroisent,passions,violents,tendres,

   impatients,au gré du temps inexorable, qui suit son chemin.

   Après l'amour fou de Forence, se profilent à l'horizon, le vide foid et la solitude.

   Lui, Elle, perdus pour toujours? A jamais séparés?

   Mais l'auteure pudiquement veille sur eux et avec bonheur, en deux phrases suggestives,tourne avec nous les dernières pages :

                       ............ "Elle ne sera plus jamais seule

                                      Il l'avait rattrapée."

   Alors "les nuages" bleuissent.... et sans faire de bruit,les mots se retirent dans leur écrin nacré, non loin de "la tasse de porcelaine".

   Oui! Superbe Roman! que j'ai dégusté avec délectation.

   Un Bonheur de lecture .

 

 Les supermarchés et les livres

 A tous ceux et celles qui s'offusquent de trouver vos livres au supermarché je leur répondrai ceci:

Il m'arrive d'acheter du champagne en grande surface, et de le trouver aussi bon que celui que j'achète chez un caviste réputé.

(Bien sûr l'idéal et de l'acheter directement à la propriété)   

Il m'arrive  aussi de "tomber" sur des bouteilles bouchonnées quelque soit le lieu d'achat.

Le lieu d'achat n'influence donc pas la qualité du produit .Seule votre propre perception est en cause.C'est vous seul(e) qui valorisez l'objet ,ou pas!

Bonne dégustation.

 

   Revue FORA

Suis au Canada. Ai lu dans l’avion votre nouvelle Retour d’Acide dans la revue Fora. Je me suis beaucoup amusée et ai apprécié, ayant vécu de nombreuses années aux Etats Unis, votre approche sociétale sur les fast food, le Coca et Mariani.

En ce qui concerne votre » polar » des manuscrits..avant même de lire votre article dans Fora, j’ avais trouvé des clins d’œil avec les « Chase », que je lisais beaucoup voici trente ans.Amitiés

  Des fautes !!!

   Bonjour

  Je suis un fan de vos livres mais qui vous fait la relecture pour y laisser autant de fautes d'ortographe de français et de corse ?

   Pour rester sur une note positive j'aime beaucoup votre vision de la vie et votre humour. Continuez à placer quelques phrases en langue corse.

  Merci pour le plaisir de lecture que vous nous procurez.

  Gherardu

 

Comme j’ai été souvent amenée à répondre à cette question, je le fais ici. 

Le «tueur» et «l’absence», qui sont les plus fautifs, ont été corrigés, comme les autres d’ailleurs, par des personnes qui mènent en parallèle leurs propres travaux de publication en Corse, pour ne rien vous cacher, «la Cellule», lui comme le «destin», est passé par un correcteur professionnel. Oups, allez vous me dire. Et bien oui. Il est difficile pour un auteur de relire ce qu’il écrit, car en ce qui me concerne, je connais mes phrases par coeur, et en viens à compléter les mots qui manquent sans voir les trous dans le texte. J’ai donc besoin du regard de l’autre. Mais dès que d’aucuns se placent devant le texte, il ne trouve rien de plus utile à faire que de laisser les fautes et de se mettre à réécrire. Je vous assure, ce n’est pas simple. Le Tueur, fini, revient dans quatre jours tout propre, et on n’en parlera plus. Une petite anecdote. Au moment de la validation du fichier du «tueur», je devais passer l'agrégation de lettres à Ajaccio. Or le stress et je ne sais quoi m’a fait enfler et bleuir. Mes mains étaient de jolies petits boudins de Schtroumpfs, que je contemplais sans y croire. En fin de compte, j’ai terminé l’écrit malade et j’ai laissé passer le livre dans l’état où il est. En faire moins et le faire mieux aurait été sûrement plus avisé.

 

bonjour Marie Hélène,

 

de passage à Sartène, dans sa meilleure librairie!!!,j'ai découvert votre nouveau BB,agé d'au moins un mois je crois;votre timidité me l'avait caché,mais votre cousin m'en a fait l'éloge.je l'ai donc couvé ,du regard toute l'après midi tout en continuant à déguster "le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de pomme de terre",que j'ai fini en début de soirée.

Peut être l'avez vous lu? j'aime beaucoup sa forme,une suite de lettres come on en écrit presque plus,d'avant le téléphone .De celles que l'on relit avec émotion et regrets de ne pas les avoir mieux appréciées lors de leur réception.Je me souviens ainsi des lettres de ma grand mère à mes parents dans lesquelles elle faisait défiler toute la parentéle;des réflexions ironiques de mes parents,des lettres qu'elle m'envoyait en colonie de vacances, cartes fleuries et parfumées,accompagnées de bonbons et de gâteaux .Je vous entends de là me dire que ma joie était davantage pour les bonbons que pour la carte. Vous vous trompez je revois encore les cartes,je ressens leur odeur mais j'ai oublié à quoi ressemblaient les confiseries.

Je lisais donc face à la Sardaigne,dans un lieu magique entre Tizzano et Tradicettu,un paradis qui se mérite après une 1/2heure de marche ,dans un sentier défoncé et  pentu .Au loin les montagnes de cette île se découpaient sur l'horizon,premiers mamelons et montagnes plus hautes au deuxième plan.Ses côtes venaient se rattacher sur Bonifacio. J'avais l'impression étrange de contempler une baie immense,un peu comme celle de Nice et de ses environs,et surtout que la corse n'était plus une île. Bizarre.Il en va ainsi des îles comme des gens: plus on s'en rapproche moins on les connaît! Est ce l'effet de loupe qui en grossissant les traits nous fait oublier l'ensemble?Ou est ce l'effet de "l'essuie glace" quand l'un se rapproche l'autre s'éloigne?(...)

à toute à l'heure ,peut être,des poutous(= bisous dans les corbières).

 

LE TUEUR DE DOULEUR  de Marie Hélène Ferrari
 
 
Armand Pierucci est commissaire de police à Bonifacio :
la cinquantaine,  le verbe haut, aimant la bonne chère et les femmes ; ce personnage truculent , jovial et  rodé à la mentalité insulaire,  va devoir élucider une série de crimes atroces, mis en scène avec ostentation, qui vont le faire basculer dans une autre dimension, celle de l’horreur et du fantastique ;
Tout commence par des fièvres, des rêves violents et glauques qu’il doit apprendre à décrypter : en fait, il devient « mazzeru »… Rien de moins !
Et pire … au fur et à mesure de ses « chasses » nocturnes et des indices volontairement semés par le meurtrier, il découvre qu’il  est lui-même la clé de l’ énigme. 
 
Ce cartésien dans l’âme va devoir oublier ses convictions d’être bien pensant et connaître ainsi  la peur, le doute et la culpabilité. Ses certitudes  s’effacent à mesure qu’il devient le jouet de forces occultes car
ses rêves vont  lui révéler le lien  entre le présent , la réalité , la folie d’un homme et l’histoire des « ghjuvannali », ( Société secrète née au 15ème siècle à Carbini composée d’hommes et de femmes, des croyants au cœur pur qui avaient fait vœu de pauvreté et qui oeuvraient seulement à répandre la  foi ;apparentée au catharisme,  persécutée et réprimée de manière impitoyable par l’église romaine officielle qui n’y voyait qu’ hérésie,  son histoire s’est transmise oralement, laissant libre cours à un imaginaire collectif qui  l’a plus ou moins diabolisée ).
 
J’ai aimé ce roman pour plusieurs raisons :  
Le registre fantastique mêlant la réalité au surnaturel et servi par la surprenante simplicité de l’écriture ; 
La progression du  récit : au départ kaléidoscopique, il revêt au fil de la narration, une cohérence  implacable. 
L’évocation d’une  corse médiévale et mystérieuse souvent méconnue;
Les  personnages soumis à la fatalité rattrapés par leur passé.
Le tout, saupoudré d’un zeste d’ humour et de  psychanalyse.
 
En bref, on lit un roman policier sombre et fantastique qui contient tous les ingrédients d’un vrai polar : Tout participe d’une atmosphère inquiétante où le lecteur, en même temps que Pierucci plonge par degrés dans un malaise oppressant. 
 
 AM
 
Madame,

 

Merci de ces moments de bonheur que vous savez distiller au fil des pages . Bonheur et douleur riment rarement, pourtant le tueur du même nom en procure à ses lecteurs. Pour avoir des racines maternelles plongeant dans la pieve rendue vivante avec tant de brio, je n'ai pu que suivre les pas de votre héros cheminant sur les voies de la connaissance, mais "plus on acquiert d'expérience et de connaissance", ne connaît-on pas plus "de déceptions et de souffrances", (L'Ecclésiaste)?

Cordialement,

S.Martin

 

Bonjour, je vous écris humblement pour vous dire bravo comme ont du le faire des milliers d'admirateurs avant moi...
je viens de terminer le premier tome des enquêtes du commissaire Pierucci (le destin ne s'en mêle pas) et je n'ose avouer les quelques heures de sommeil qu'il me manque car je n'ai pas voulu arrêter sans savoir ce qui se passait la page suivante. 
Outre que ce soit 'est un excellent roman policier, ce livre retranscrit tellement bien les lieux , les gens, leur mentalité...que je me retrouvais instantanément sur mon ile avec mes amis. 
Habitant sur le continent car il faut travailler (hé) , j'ai emprunté l'exemplaire a ma mère lors d'un séjour a Ajaccio, et j'espère pouvoir me procurer les autres tomes.
Ma foi, Noël, c'est dans peu de temps ....

Encore une fois bravo...et merci.

Amicalement

J-Philippe
 
 
Réponse :
 
 

 

 

 

 

 

 

Commentaires (2)

1. Cors2a 16/03/2012

Je trouve votre créativité inspirée et je sens paradoxalement une retenue, comme une contrainte, pour autant, il y a un style donc une Lumière qu'on demande a suivre, votre sensibilité est intriguante donc interessante, au plaisir ...

2. Cors2a 16/03/2012

Je trouve votre créativité inspirée et je sens paradoxalement une retenue, comme une contrainte, pour autant, il y a un style donc une Lumière qu'on demande a suivre, votre sensibilité est intriguante donc interessante, au plaisir ...

Vous devez être connecté pour poster un commentaire