Leon l'Africain, Maalouf

 

Formidable livre, à lire, à relire, écriture magnifique, ambiance et lieux qui transportent, j'ai adoré, vite, lisez-le

Léon l'Africain, 1986 (Prix de l'amitié Franco-Arabe). Cette autobiographie imaginaire part d'une histoire vraie. En 1518, un ambassadeur maghrébin, recevant d'un pèlerinage à la Mecque, est capturé par des pirates siciliens, qui l'offrent en cadeau à Léon X, le grand pape de la Renaissance. Ce voyageur s'appelait Hassan al-Wazzan. Il devient le géographe Jean-Léon de Médicis, dit Léon l'Africain. Sa vie, faite de passions, de dangers et d'honneurs, et que ponctuent les grands événements de son temps, est fascinante : il se trouvait à Grenade pendant la Reconquista, d'où, avec sa famille, il a dû fuir l'Inquistion, en Égypte lors de sa prise par les Ottomans, en Afrique noire à l'apogée de l'empire de l'Askia Mohamed Touré, enfin à Rome aux plus belles heures de la Renaissance, ainsi qu'au moment du sac de la ville par les soldats de Charles Quint. Homme d'Orient et d'Occident, homme d'Afrique et d'Europe, on pouvait difficilement trouver dans l'histoire personnage dont la vie corresponde davantage à l'époque étonnante que fut le XVIe siècle.

extraits

Astaghfirulla était le fils d’un chrétien converti et c’est sans doute ce qui expliquait son zèe  alors qu’Abou Khamir était fils et petit fils de cadi et par conséquent ne se sentait pas obligé de fournir la preuve de son attachement au dogme et à la tradition

Quand on est riche de savoir on doit ménager l’indigence des autres.

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