Départ

Sur les visions de son enfance, elle est en train de refermer les portes, prenant la file pour enregistrer ses valises

Ils sont tous là à l'attendre, la petite qui va au Continent, le père, la mère, les sœurs et l'ami, et tous ont le cœur lourd, battant.

Car elle va partir longtemps.

Elle manque de courage et finalement pense que ' faire la saison ' est moindre mal, si c'est le prix, pour rester à la maison

Mais les parents la pressent, de s'éloigner, tendant les bras pour la tenir, ils se l'arrachent pour la pousser.

Ils font les braves, ceux qui vont maintenant vieillir, car la petite va partir, sa vie elle est devant. Et eux vont juste survivre, en l'attendant.

Il semble si loin à cette heure ce maudit Continent !

' J'aurais du choisir de ne pas faire d'études, quelle importance, c'est trop rude, de quitter ma maison, mon île et ses bonheurs. Qu'il est loin, le Continent ! '

L'ami, le compagnon, le doux amour, fait le brave. Mais il a les épaules rentrées et de temps en temps dans son sourire de façade, coule une larme égarée, qu'il essuie, furtif et désolé.

Ils ne se soucient plus les deux enfants de s'embrasser en douce, ils sont là devant les parents...Et la petite pleure, il est si loin, le Continent, et elle part pour longtemps.

Mais l'amoureux la presse, de s'éloigner, tendant les bras pour la tenir ils se l'arrache pour la pousser.

Dans ses bras la grande sœur, tient les petites étranglées, menace, donne des consignes, c'est une petite mère qu'une sœur aînée. Elle voilà qu'elle s'éloigne, la terre va trembler. Il va se passer quelque chose pour m'empêcher de m'en aller.

C'est dur de retenir ses larmes et il ne faut pas lui donner des armes pour la faire rester. Pour elle on veut le meilleur, et le meilleur, ici, c'est ailleurs, selon le choix du futur métier.

Alors sur les visions de son enfance, elle est en train de refermer les portes, prenant la file pour enregistrer ses valises

Et voilà qu'elle a son billet, les bagages sont expédiés et on appelle au micro...Les passagers...

La rupture, la rupture c'est dans quelques secondes, c'est dur ! Oh que c'est dur !

Elle se jette à leur cou, les embrassant tous ensembles, les serre et ils la serrent mais les parents la pressent, de s'éloigner, tendant les bras pour la tenir ils se l'arrachent pour la pousser.

Derrière la vitre, les visages s'écrasent pour regarder, l'enfant la petite fille, qui maintenant va embarquer 

Reste là ma douce reste là on recommencera tout.

Je referai ton enfance et sachant, je serais un rêve.

On ne connaît bien que ce que l'on perd.

Reste la ma douce, reste là, tu seras petite encore et je te consolerai, je te comblerai de baisers.

Je ne veux pas sur ton enfance, refermer les portes. Je ne veux pas faire de mon cœur, un mausolée.

Reste là ma Douce, mon enfant, mon aimée.

Fais attention à la ville, tu n'es pas habituée. Attention aussi aux gens, là-bas personne ne se connaît ? Il n'y a que des indifférents ! Attention au danger.

Mon chéri, ma petite, mon trésor, reste là près de moi, j'ai si peur .Te voir partir c'est l'horreur, que dans mes cauchemars, je craignais.

Ne t'en va pas mon amour, reste je t'en supplie, ne t'en va pas, viens vite, viens ici .J'ai si mal, j'ai tant de peine. Mon Dieu, pourquoi cela ?

Le petite voyant sa famille , le visage bouleversé, contre la vitre écrasé, retourne en arrière et la mère l'étouffe de baisers, puis la retourne vers l'avenir.

Ici, amour, c'est le passé !

L'avion a décollé. Elle a vu de la vitre, sa maison, toute petite elle a pleuré.


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