Un mariage de raison

 L'équipe de France de football s'apprête à disputer la XIXème édition de la Coupe du Monde du 11 juin au 11 juillet prochains. Pour la première fois, l'événement sportif le plus médiatisé de la Terre, se déroulera en territoire Africain, après dix épreuves en Europe, sept en Amérique et une en Asie.
Le palmarès de la France est en dents de scie. Vainqueur du trophée en 1998 sous l'ère Jacquet, elle termine deuxième en 2006 derrière l'Italie et deux fois à la troisième place en 1958 et 1986. Mais elle sera aussi éliminée au premier tour de l'épreuve, à la grande désillusion de ses organisateurs.
Quelles sont les chances des français en Afrique du Sud ? Difficile à dire. Certes, le climat n'est pas au beau fixe avec un sélectionneur spécialiste du contre-pied et loin de faire l'unanimité.
La qualification obtenue aux forceps aura laissé des traces. La main providentielle de Thierry Henry à l'origine de cette qualification, ne lui aura pas porté chance. L'homme aux multiples records (sélections en équipe de France, buts marqués...) risque de se retrouver sur le banc de touche.
Mais si la côte des français est au plus bas, on sait aussi que le public est versatile et prêt à retourner sa veste à la moindre étincelle. La passion du foot reste la plus forte. Même si les Platini  ( le "fils d'Hidalgo") ou Zidane ( "l'enfant de Jacquet") ne sont plus là, la chance de l'équipe de France est, qu'à présent, tous les compteurs sont remis à zéro. Toutes les équipes sont sur un pied d'égalité. Onze joueurs sur le terrain et un sélectionneur sur le banc de touche de part et d'autre.

Un sélectionneur ? Eh bien non !  La France fait dans l'originalité. Depuis début juin, elle a deux patrons. Le titulaire en poste, Raymond Domenech et son successeur Laurent Blanc, nommé officiellement fin mai dernier.
Les Bleus semblent agacés par cette situation insolite. Serait-elle l'explication de leurs piètres résultats des matchs de préparation ? (Une victoire à l'arrachée, un nul et une défaite contre des équipes de second niveau). De leur faible niveau de jeu ? Du manque d'entrain actuel ?
Et s'ils profitaient justement de l'aubaine pour multiplier leurs chances en bénéficiant des conseils de deux sélectionneurs ?
Après tout, Laurent Blanc ne vaut-il pas de l'or après avoir marqué "le but en or" contre le Paraguay en 1998, année ou l'équipe de France devient championne du monde ? C'est un signe.
Si Thierry Henry n'est pas tout blanc dans cette qualification, Laurent Blanc, qui en rit (jaune ou de joie ?) attend son heure.
Héritera-t-il d'une équipe championne du monde, celle de Raymond la science, ou bien d'un Onze tricolore pitoyable, semblable à celui de l'Euro 2008 de Raymond la déchéance, dont le principal souci était d'annoncer à l'époque son mariage avec Estelle ?
En tout cas, le mariage en blanc du nouveau sélectionneur avec l'équipe de France, semble vouloir être celui de raison.

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